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Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut)

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A beautiful life
MessageSujet: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Mar 28 Jan - 21:29






Devon &. Adriel


L'Irlande... cela faisait des années. La première fois que j'avais vu ce pays, il y avait plus de quinze ans de cela, c'était dans un sentiment de deuil et de choc que le vent trop fort n'avait fait qu'empirer. Tout autant que ces landes brassées par ce même souffle m'avaient donné l'impression d'être lavé de l'intérieur. L'Irlande n'avait pas su me retenir pourtant, j'avais finies mes études pour partir, n'importe où faisait l'affaire pourvu que je n'y reste pas longtemps. C'était donc étonnant que j'ai décidé, en plus de revenir, d'acheter cette vieille - trop vieille- maison, qui allait nécessiter des années de restauration. Ça ne me ressemblait pas. Mais j'avais fait ce choix surtout pour m'obliger à changer un peu. Car fuir n'avait, de toute évidence, pas été l'allié de mon bonheur.

La maison était un bon compromis pour faire un break d'avec ma vie passée, et tout à la fois, continuer à bosser, je ne me voyais pas désœuvré. Il me faudrait sûrement un mois pour la rendre à peu près habitable, le reste attendrait. Située sur une colline, sans arrêt secouée par le vent, la demeure très ancienne avait l'air d'être sortie d'un autre siècle. Cela me plaisait car elle faisait penser à une maison familiale dont j'aurais pu hériter. Je n'avais pas vraiment - plus vraiment - d'origines, de sources. Autant mes les inventer.

Malheureusement pour moi, certaines pièces manquaient totalement d'isolation, le plafond fuyait et mes compétences en bâtiment avaient leurs limites. Je n'avais trouvé qu'une seule pièce convenable, capable de garder la chaleur. La cuisine, qui était suffisamment spacieuse pour que j'y dépose un matelas gonflable et mon ordinateur dans un coin, c'était mon studio pour le moment. Le reste ressemblait à un abri de fortune pendant la guerre. Je ne me voyais pas avancer et le temps passant, la solitude commençait parfois à me peser.

J'avais un clou dans la bouche, un marteau dans la main droite et la main gauche appuyée sur le mur pour me tenir, puisqu'en équilibre sur un escabeau, afin de colmater une fuite au plafond, lorsque j'entendis que quelqu'un frappait à la porte.
C'était étonnant, je n'avais pas reçu beaucoup de visite depuis mon arrivée. D'accord... même aucune. Et peu de gens savaient que j'étais de retour. Hormis les gars du commissariat, chez qui j'étais passé tout de suite, histoire de proposer ma candidature, qui par chance avait été acceptée, un capitaine ne tarderait pas à prendre sa retraite et j'étais le successeur tout désigné à leurs yeux, fils du pays... C'étaient peut-être eux qui avaient parlé, les choses se savent vite dans une petite ville. Et puis il y avait ma sœur et mon frangin, bien entendu au courant de mon arrivée.

Je quittais mon escabeau, posais mes affaires et me dirigeais vers la porte d'entrée. Le Hall était grand, un long et large couloir qui avait de la gueule, pour qui ne regardait pas trop dans les coins, et surtout, pour qui n'avait pas encore vu le reste de la maison.

Je m'essuyais les mains sur mon jeans de travail, et ouvrais la porte. Devant moi se trouvait une jeune femme d'à peu près vingt ans, extrêmement craquante. Avec ce genre de visage qu'on a rarement l'occasion de contempler. Des yeux vert clairs, des cheveux châtains, des lèvres qu'on a envie de faire prisonnières. Ça faisait sûrement trop longtemps que je n'avais pas vu une jolie fille car elle me faisait un effet bœuf, si bien que j'eu un temps d'arrêt devant son sourire qui semblait signifier " Contente de te revoir ". Mais voilà je n'avais aucune idée de qui elle était.

-Heu... salut.

Note Hors Jeu:
 
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A beautiful life
MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Mer 29 Jan - 14:51



L’innocence s’envole, faisant place au désir.
Lorsque le soleil s’était levé ce matin, laissant ses doux rayons dorés et chaud traverser la fenêtre de ma chambre, je n’imaginais pas que ce serait différent de tout ce que j’avais pu connaître jusqu’à présent. Oh, bien sûr, on m’avait annoncé la veille que le vieux lieutenant, un homme barbu et qui me semblait centenaire à la vue de ses cernes, avait décidé de laisser son poste à un nouvel arrivant. Un certain Adriel Slyfiter. Lorsque j’entendis l’identité de ce dernier, je manquai de me décrocher la mâchoire : mon cousin était de retour à Dungannon ! Un sourire amusé se lisait sur mon visage, à cette nouvelle. Voilà bien longtemps que je ne l’avais revu. A l’époque, je devais avoir huit ans, mais je me souvenais encore de son regard azuré et de ses cheveux noirs corbeaux. En même temps, je côtoyais sa « copie » bien souvent, son jumeau : Liam Slyfiter. J’espère juste qu’il ne lui ressemblerait pas autant « psychologiquement » parlant. Aussi pris-je la décision de lui rendre visite dès le lendemain après-midi, soit aujourd’hui.

C’était une belle journée, comme je les aimais, malgré le frais hivernal qui laissait son emprunte encore partout. Il avait fallu gratter légèrement la voiture avant de la prendre ainsi que de la démarrer. J’avais eu souci que le moteur ne me lâche, et cela ne m’aurait guère étonnée. Néanmoins, ma petite voiture bleu tint le coup solidement et j’en fus soulagée. J’avais récupéré l’adresse de mon cousin auprès de mes supérieurs et je devais admettre que j’étais très contente de le savoir dans les parages. Après tout, il avait vécu trois années chez mes parents. M’enfin, j’étais un peu jeune pour m’en souvenir encore.

Arrivée vers une petite colline, je remarquai alors une bâtisse abandonnée – ou du moins qui semblait l’être. Pourtant, mon GPS indiquait bel et bien cet endroit comme résidence de mon cher Adriel. Je ris, amusée, tout en tapotant le volant de mon véhicule. C’était peut-être une mauvaise blague de mes collègues ? Pourtant, personne ne semblait être dans les parages. Je finis quand même par descendre et m’aventurer auprès de la maison délabrée. La porte tenait à peine debout, ce qui ne choquait pas vraiment étant donné ce que j’avais remarqué en montant la pente. Mais je n’étais pas là pour jouer la difficile. Et si c’était un énième bizutage, cela ferait au moins rire quelques personnes. Je frappai alors à la porte et j’attendis quelques instants.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je remarquai un très bel homme, trentenaire, avec un regard perçant, un corps parfait, l’air bricoleur, et sa chevelure aussi noir que la nuit. Mon coeur rata un léger bond – sans doute la surprise – et je constatai qu’il était encore plus séduisant que Liam – que je trouvais loufoque. Je me fis la réflexion, d’ailleurs, que je n’avais jamais remarqué leur beauté. Etait-ce parce qu’ils étaient différents dans le fond ? Je l’ignorais et je n’eusse pas le temps de me poser d’avantage de questions qu’il me coupa dans mes pensées. « Heu... salut.» Je rougis, un peu honteuse de l’avoir fixé comme cela sans prendre la parole. Aussi finissai-je par me décider à lui répondre.

« Hey, salut Adriel ! Je suis contente de te revoir. Tu as vachement changé... Comment ça va ? » Je remarquai alors son air étonné. Je ne pus m’empêcher de penser que j’étais restée la petite fille de huit ans à ses yeux. Aussitôt, j’enchaînai. « Apparemment, moi aussi... » Dis-je tout en riant doucement. Je le regardai alors droit dans les yeux avec mon plus beau sourire et je me présentai à lui. « C’est Devon. Tu te souviens ? Ta cousine. » J’avais alors un rictus amusé et les yeux remplis de malice. Pourtant, je trouvais qu’il faisait chaud... C’était moi ou autre chose ?
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Sam 1 Fév - 13:46


La jeune femme me parla comme si elle me connaissait de longue date ce qui me troubla davantage. J'avais beau faire un tri mental des jeunes filles que j'avais connu à Dungannon, aucune n'avait ces yeux là - si clairs, ce sourire là - si sublime et ce visage là - en tout point parfait. Aucune d'entre elles ne pouvaient avoir son âge non plus, car celles que j'avais connu étaient de ma génération, elle était vraiment plus jeune que moi.
Elle sembla comprendre que je ne la reconnaissais pas et ne s'en troubla ni ne s'en désola, au contraire, elle avait les cartes en mains, elle m'adressa un sourire encore plus exquis avant de briser enfin le suspens.

-Devon ! m’exclamai-je hébété. C'est pas possible !

Je revoyais la petite fille de huit ans qui m'emmenait dans sa chambre pour prendre le thé avec ses poupées. J'étais sous le choc ... Tant d'années nous avaient séparés et voilà que la petite princesse c'était transformée en femme.

-Si j'avais su que tu deviendrais si jolie, je ne serais pas parti ! plaisantais-je.

C'était plus fort que moi, Devon était vraiment stupéfiante. À la réflexion, ce n'était pas étonnant, nous étions tous beaux dans la famille. Nous étions beaux et riches... Comme quoi, il en faut plus pour être heureux.

-Entre, je t'en prie, déclarai-je enfin en sentant le froid saisissant pénétrer le couloir.

Certes ma maison, hormis dans la cuisine, n'était pas chauffée, mais au moins coupait-elle (en partie) ce vent glacial qui brassait la colline. Je lui laissais la place pour entrer.

-Désolé de t’accueillir si mal, je suis en plein travaux...

J'étais honteux, si ma maison s'était contentée de ressembler à rien, ça aurait déjà été supportable, mais là, elle ressemblait à tout ce qu'on veut sauf quelque à chose d'habitable. Je me demandais si Devon n'allait pas flipper, après tout dans la famille, on avait nos tares et mon habitat rappelait plus une ruine choisie par des squatteurs qu'un endroit où refaire sa vie.

-Mon frère est assez bizarre dans sa tête, moi, c'est juste ma maison, rassure-toi, plaisantais-je à nouveau en fermant la porte derrière elle.

Je regrettais d'avoir dit ça. Dans la famille on parlait rarement de tous ces problèmes là et puis ... Devon était-elle au courant de notre passif ? Parlait-elle encore à Liam ? Moi même n'était pas encore décidé à lui rendre visite depuis mon retour, même si c'était dans mes projets. Mais j'avais tellement l'habitude de faire de l'humour pour faire passer les choses...

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Lun 3 Fév - 13:58



L’innocence s’envole, faisant place au désir.
J’avais remarqué la mine hébété de mon cousin quant à ma présence. Et pour cause, la dernière fois que nous nous étions vus, j’étais âgée de seulement huit années. Puis il était parti de la maison familiale où il vivait avec nous. Quatorze années nous séparaient de ces vieux souvenirs. Nous avions certainement tous les deux changés. Moi, j’avais de la chance d’avoir côtoyé son frère jumeau, Liam, et ainsi j’avais une meilleure idée de sa sublime morphologie. Mais lui, cela devait lui faire un sacré choc de me voir en chair et en os. Quand je lui dévoilai enfin qui j’étais, je ne pus m’empêcher de rire en l’observant. Je crois qu’il était sacrément surpris.

Quand il parla de ce que j’étais devenue, je ne pus m’empêcher de rire à nouveau et d’accompagner le tout d’une petite moquerie sympathique. « Eh oui ! Les absents ont toujours tort. » J’haussai les yeux au ciel ; J’étais modeste et la vantardise était tout sauf mon truc. Je le regardai alors, sourire aux lèvres. « Mais je dois avouer que tu n’es pas mal non plus dans ton genre. » A peine avais-je débarqué que je le taquinais déjà.

Il m’invita alors à entrer dans sa... demeure. Je m’exécutai sans broncher, espérant que l’intérieur ne soit pas si délabrée que l’extérieur. Hélas, c’était le même tableau ici aussi. Le vent froid cessa cependant de me tirailler dans le dos, lorsque la porte se referma. Mais je n’aurais pas enlevé mon gros pull pour autant. Il s’excusa alors et me dit qu’il était en pleins travaux. Je me frottai la nuque en regardant l’état des lieux. C’était assez glauque. « Les travaux que tu as à faire ressemblent fortement aux douze travaux d’Hercule. » C’était une constatation vraie mais peut-être un peu trop franche. Je me retournai vers lui, honteuse d’avoir dit ça. Mais c’était dans mon caractère. Ou était-ce lié à mon angoisse étonnante qui me rongeait et dont je ne comprenais pas l’existence ? Possible. Il parla alors de l’état mental de Liam et je souris, à demi amusée. Je toisai l’intérieur de la maison, en haussant les épaules. Je fus un peu pensive à ce sujet. Les pauvres... Ils avaient vécu un enfer. Tous. « C’est vrai que Liam n’a plus toute sa tête. Par moment, il me fait peur. Mais il est gentil, dans le fond. Juste un peu perturbé... » Avouai-je à Adriel.

J’avais continué d’entretenir des visites auprès de Liam régulièrement. Même enfant, je lui envoyais des lettres dans son lieu d’internement, en cachette. Je ne voulais pas qu’il ait l’impression que personne ne l’aimait ou qu’il se sente rejeté par sa famille. Il en avait assez bavé comme ça. Je regardai alors Adriel, lui adressant un léger sourire. J’étais curieuse. « Ca fait longtemps que tu es arrivé à Dungannon ? » La vraie question qui me brûlait les lèvres, c’était surtout de savoir s’il avait rendu visite à son jumeau ou pas encore. Néanmoins, je ne me permis pas ; Peut-être m’en parlerait-il de lui-même. Je lui souris alors, contente qu’il soit près de moi. Ca me faisait du bien de le retrouver ; Il m’avait manqué, étrangement.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Mer 5 Fév - 21:29

Lorsque Devon entra chez moi, je fus frappée par son sourire et son allant. Elle n'était pas mal à l'aise en ma présence, elle me parlait et me regardait presque comme si on s'était quitté hier, ce qui était très agréable. Pour ma part, je n'étais peut-être pas aussi détendu que j'en avais l'air, en tout cas, je m'efforçais de cacher mon léger trouble. J'avais trouvé ma cousine stupéfiante de beauté en la voyant entrer, certes, ce n'était pas un mal en soi, mais le sentiment d'admiration ne disparaissait pas, même avec notre conversation ou simplement le souvenir de la petite fille qui remontait. Certes, c'était bien Devon, mais pour moi, elle et l'enfant était deux personnes distinctes désormais.

Elle plaisanta même en parlant de mon physique, et même de ma maison. Je n'avais pas grand chose à répondre à ça, j'appréciais honnêtement sa franchise. Si on s'était empêtré dans de la gêne par les années qui nous séparait ça m'aurait aussitôt parut long, mais là, c'était tout le contraire. Un peu trop d'ailleurs.
Elle évoqua mon frère avec beaucoup de compassion. Devon devait être ce genre de personne qui ne jugeait quiconque sans véritablement connaitre les gens, mais qui restait néanmoins tout à fait honnête, sans faux semblant. Je pouvais donc me permettre de plaisanter avec elle. Je n'aurais pas su évoquer davantage mon frère, en réalité, même si je faisais semblant que le sujet était léger, il ne l'était pas ... mais alors pas du tout, penser à mon frère me rendait nerveux.

-J'avoue, je risque d'avoir vraiment du mal à en venir à bout. Mais quand j'ai vu cette grande maison abandonnée sur la colline, je n'ai rien pu faire ... je n'ai pas pu lutter, j'en suis tombé amoureux.

J'avais dit cela en regardant autour de moi comme si les murs exprimaient une beauté que moi seul pouvait voir. J'espérais qu'elle ne me prenne pas pour un fou. Mais il était rare dans la vie, que je ressente des choses agréables, contre lesquelles je ne pouvais pas lutter. J'adorais me laisser emporter par les émotions quand elles étaient ainsi, c'était si rare !

-Mais viens, ne restons pas là, je vais te servir quelque chose. Je me suis installé dans la cuisine et il y a même du chauffage là-bas ! Et oui, on arrête pas le progrès.

Je la conduisais dans le long couloir qui menait vers l'immense cuisine, jusqu'alors toutes portes fermées, puisque j'y entretenais la chaleur.

-Non, mon arrivée est très récente. Disons que je suis presque revenu sur un coup de tête. Motivé par le retour de ma sœur bien entendu. Ensuite, je suis passé immédiatement au poste pour proposer ma candidature et puis, sur la route pour aller dormir à l'hôtel j'ai vu cette maison... Tout s'est enchainé. Je t'assure que je serais venu vous voir plus vite si je n'avais pas été accaparé par les travaux, herculéens comme tu l'as si bien dis, de cette maison...

J'ouvrais alors la porte de la cuisine.
C'était une grande pièce meublée à l'ancienne, j'avais fait du ménage, et un rayon de soleil provenant du jardin très vert pénétrait, rendant le spectacle plus agréable, même si le tout restait quand même en état assez mitigé. Il y avait le matériel de cuisine, une table des chaises et à l'autre bout de la pièce, un matelas gonflable, une pile de livres, un ordinateur portable, des vêtements jetés un peu n'importe où, des valises dont une ouverte et le fameux chauffage d'à point qui grésillait, en émettant sa douce chaleur, tellement il était vieux. C'était une installation de fortune mais j'aimais bien cette vie là, en tout cas pour le moment, ça me donnait l'impression d'être en vacance. D'être sur le point de partir. Je n'aimais pas tellement m'installer en fin de compte.

J'eus un petit sourire en laissant passer Devon pour qu'elle puisse se mettre un peu plus au chaud.

-Voilà mon studio !
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Jeu 6 Fév - 15:53



L’innocence s’envole, faisant place au désir.
Plus je regardais l’état de délabrement de la bâtisse, plus je me demandais ce qu’il allait bien pouvoir créer avec tout ce tas de gravas et de bois désolé. Toutefois, j’étais persuadée qu’il avait suffisamment de dextérité pour transformer cet endroit en une demeure charmante et habitable. Pour l’instant, c’était encore flou je devais bien l’admettre. Je le suivis alors jusqu’à la pièce principale – apparemment la seule habitable et chauffée – de la maison abandonnée. J’essayais d’avoir un esprit suffisamment ouvert pour apercevoir une once de plan d’habitation. Néanmoins, je crois que mon mental m’empêchait d’avoir la même vision positive et sereine de mon cousin. Alors, mine de rien et tout sourire, je continuai notre avancée jusqu’à la dite pièce. Il m’expliqua alors que le temps lui avait manqué pour venir me voir ou rendre visite à qui que ce soit. Je trouvai cela amusant qu’il se justifie car je savais très bien qu’il ne m’aurait pas revue en premier s’il avait eu le temps. D’abord, il serait allé voir les plus âgés sans doute. Ce que je pouvais comprendre. Et puis, je ne lui en voulais pas. J’avais fait la démarche et je ne regrettai rien. J’entrepris alors de parler de Liam, comme ils n’avaient pas eu de contact. « Je comprends ton manque de temps. Mais tu devrais aller voir ton frère. Il a un club, le Black Mambo. C’est assez particulier comme endroit. Un peu à son image, je présume. » C’était une suggestion comme une autre. Après tout, il était libre de tous ses mouvements. Je me demandais s’il avait réalisé que j’allais être sa collègue de travail ? J’en doutais sérieusement, vu le peu de temps qu’il avait eu devant lui.

Lorsqu’il ouvrit les porte de la cuisine, je fus étonnée de la beauté du spectacle en voyant les rayons du soleil pénétrer par la fenêtre. Je remarquai alors qu’il dormait là et sans doute qu’il vivait là, simplement et humblement. D’ailleurs, il me présenta l’endroit comme étant son studio. Il avait l’air content de son choix de vie ; Sa beauté irradiait la pièce. J’en fus étonnée de constater ainsi sa sensualité et son regard qui pouvait faire chavirer le monde. Je lui souris de toutes mes dents blanches, gênée de la proximité de son corps vis-à-vis du mien. Je pris l’initiative alors de marcher un peu plus dans la pièce, mettant de la distance entre nous. Cela me permettait aussi d’observer le lieu en question et de laisser la chaleur de mon corps redevenir à température normale. « C’est vraiment charmant comme endroit. » Admis-je avec sincérité en me retournant vers Adriel. Mon Dieu, que je le trouvais séduisant. Une fois encore, je fus surprise de penser cela de mon cousin. C’était mal, n’est-ce pas ? Je déglutis, un peu honteuse, et je regardai alors autours de moi en essayant de m’imaginer le tout aménager convenablement et avec quelques travaux en plus. Je me retournai alors vers lui, une fois encore. « Avec quelques travaux en plus et un peu d’idées, je suis sûre que cet endroit sera un nid douillet. » Pourtant, j’avais un mauvais pressentiment quant à ce lieu. Je devais me faire des idées, bien sûr. Parfois, j’avais un instinct étrange. Je lui souris avant de lui avouer quelque chose. « Tu savais qu’on va devoir bosser ensemble ? Enfin, pas directement sur le terrain, je pense, étant donné que tu es plus haut dans la hiérarchie que moi. » Je le taquinais un peu en le traitant indirectement de gratte-papier, mais il n’en était rien et je le savais. Je me mis alors à rire doucement, en me moquant quelque peu de sa position par rapport à moi. Ca allait me faire étrange d’avoir mon cousin comme lieutenant.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Ven 7 Fév - 20:04


Lorsque Devon fût entrée dans la pièce je pris clairement conscience qu'elle était la première personne à pénétrer dans ma maison. Doublée de la première femme. Ce qui aurait mérité un brin de ménage, mais encore aurait-il fallut me douter que quelqu'un allait oser s'attarder jusqu'ici.
Je n'osais pas relever lorsqu'elle me parla de mon frère. Pour plusieurs raisons, je n'aimais pas du tout ce sujet. Surtout, je n'aimais pas qu'elle semble le connaitre plus que moi. Il était mon jumeau. Ma parfaite réplique, quand on oubliait son caractère et ses activités ... Dont je connaissais vaguement la nature, par ouïe dire, et qui ne m'avaient pas surprit. Mais bref, j'avais honte de moi sur ce sujet. Sûrement bien plus que je ne voudrais jamais l'avouer.

Devon fit quelques pas dans mon " studio". Cela me fit bizarre, il y avait là bas mon lit et mon désordre et tout à coup je prenais conscience que nous étions des étrangers l'un pour l'autre. En prime, d'être un pervers pour ma part. Car je ne pouvais pas m'arracher de la tête l'idée que ma cousine était tout bonnement la fille la plus canon qui soit. Ou peut-être était-ce parce que je n'avais pas vu de jolies filles depuis très longtemps. Il fallait avouer que même ces derniers mois passés aux États-Unis, ne m'avaient pas vus en compagnie féminine, ou en belle compagnie féminine. J'avais eu l'esprit trop occupé à songer aux affaires que je réglais. Tout ça pour prendre finalement conscience que tout ce travail ne m'apportait jamais le soulagement espéré. À une horrible affaire résolue se succédait toujours une nouvelle horrible affaire.
Tout ce temps passé si loin de la seule famille qui me restait, au point que je ne connaissais pas la jeune fille à côté de moi. Nous avions beau entretenir un dialogue amical et naturel, en tout cas plus ou moins, la réalité c'est que je ne savais plus rien d'elle désormais.
Je souris quand elle essaya de trouver des qualités à mon logement. Et me dirigeais vers mes placards.

-Merci, tu es gentille. Mais tu n'es pas obligée de faire semblant que tu trouve ça beau. Je pense être le seul à pouvoir voir l'endroit de cette façon. Peut-être parce que je vois déjà à quoi il ressemblera à la fin, c'est à dire, sûrement dans dix ans..., plaisantais-je.

J'allais lui proposer quelque chose à boire tout en regardant ce que je pouvais bien avoir à offrir quand je suspendis mon geste, interpellé par ce qu'elle venait de dire.
Je me tournais vers Devon, ses yeux verts clairs dans cette belle lumière d'après-midi semblaient malicieux, en plus d'être sublimes.

-Quoi ? Tu veux dire que tu travaille au poste maintenant ?

Je n'imaginais pas cette jeune femme trop jolie et trop fine avec un flingue à devoir s'occuper des malfaiteurs. C'est sûr, elle devait se faire charrier à longueur de journée. Et même, ça me fit peur. J'avais vu tellement d'horreurs. Pas seulement au travail d'ailleurs. Je n'aimais pas du tout cette idée...
Mais c'était logique, la police... c'était une affaire de famille apparemment. J'essayais de cacher mon malaise avant de parler :

-Je pense que tu vas avoir beaucoup de chose à me raconter sur la dizaine d'années que j'ai manqué... Bien, si je te dis que je n'ai que de l'eau à te proposer et peut-être bien... (je farfouillais dans le seul placard qui contenait encore quelques courses et en tirais le dernier sachet de thé disponible) ... une infusion au Ginseng rouge, il parait que c'est bon pour la libidos !

Et merde pourquoi j'avais dis ça ... ? Je me tournais vers elle avec le parfait sourire dont j'étais capable, qui cachait tout à fait quand j'étais mal à l'aise.

-Désolé, mais quand tu avais huit ans je pouvais faire ce genre de blague sans que tu ne comprenne. C'est dingue comme le temps passe vite... Il va falloir que je me surveille désormais.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Sam 8 Fév - 10:05



L’innocence s’envole, faisant place au désir.
Plus le temps avançait et plus je me rendais compte qu’Adriel et moi, nous étions différents et pourtant nous étions de la même famille. Pourtant, on avait également des points communs. Ce qui me frappait le plus, surtout, c’était qu’il ne ressemblait que physiquement à Liam. En effet, son jumeau était plus sombre, plus difficile à percer. Bien sûr, ils étaient tous les deux mystérieux. Dans la famille, nous n’étions pas vraiment du genre à dévoiler nos sentiments. Ca avait ça petite part de charme, par moment. Mais d’autres fois, je trouvais cela injuste à vivre. Pourtant, j’avais toujours fait avec. Lorsqu’il me dit que je n’étais pas obligée de faire des compliments sur sa bâtisse, j’eusse un léger sourire de coin. « Oserais-tu penser que je suis capable de mentir ? Désolée de te décevoir, mais j’étais sincère. » Fis-je en haussant les épaules et en admirant la vieille bâtisse. Pour l’instant, c’était encore très rustique et pas vraiment au goût du jour.

Afin de pimenter un peu notre discussion, je lui avouai alors que nous allions tous les deux devoir travailler ensemble. Alors qu’il réalisa, je remarquai son expression étonné. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire à sa tête et de me tortiller sur place, comme une enfant prise en faute. Pourtant, j’étais très amusée. C’est vrai que je n’avais pas l’allure d’une flic, mais c’était pourtant mon métier depuis quelques temps. En y repensant, on faisait presque tous des métiers dans le domaine du sauvetage. Adriel, Genesis et moi étions branchés dans les forces de l’ordre tandis que Haden et Nathen étaient dans le secours du feu. Pourtant, dans chaque famille, il y avait les bêtes bizarres. Il s’agissait, pour nous, de Liam et Faith. Je regardai alors mon cousin et j’hochai la tête affirmativement, comme pour souligner que le temps avait passé. Il m’assura alors avoir manqué pas mal d’étapes dans ma vie, depuis son départ. Cela faisait quand même quatorze ans : pas étonnant, naturellement. « En effet, tu as loupé pas mal de trucs. » Avouai-je tandis qu’il farfouillait dans ses placards à la recherche, probablement, de thé pour aller avec l’eau chaude qu’il me proposait. Je le regardai faire jusqu’à ce qu’il prenne un paquet de Ginseng rouge. Il rajouta que c’était bon pour la libido, ce qui me fit rougir. S’il savait, le pauvre... Je remarquai alors son mal être. Un sourire mitigé apparut sur mes lèvres. Il me fit remarqué alors qu’il disait parfois ce genre de choses mais que j’étais trop jeune pour le remarquer ou m’en souvenir. J’étais nerveuse alors, sans savoir pourquoi. « Oui maintenant je comprends. Mais ça ne change pas grand chose. » Je commençai alors à être stressée, le coeur battant vite. Il devait me prendre pour une attardée qui parlait pour ne pas être clair, ou quelque chose du genre. Pourtant, j’avais toujours été franche. J’essayais de lui faire comprendre quelque chose. C’était important sans l’être mais moi ça me gênait assez. « Enfin tu vois... J’veux dire... J’ai pas trouvé la bonne personne pour... le faire. » Qui l’eut crû ? Vingt-deux ans et toujours vierge. La risée de mes amies, généralement plus expérimentées que moi. Je me frottai alors la nuque avant de tortiller mes cheveux entre mes doigts et fixer le sol. Puis je redressai ma tête après avoir respiré profondément et je lui souris d’avantage, l’air de rien. « Donc tu vois, niveau libido, on repassera hein ! » J’essayai alors de faire de l’humour quant à ma vie sexuelle qui ressemblait fortement au néant, puisque jamais un homme ne m’avait vue nue.

Je m’avançai alors vers lui pour l’aider à préparer le thé pour nous deux. Ou peut-être simplement pour me rapprocher de lui. Je ne savais pas pour quelle raison, mais je me sentais bien quand je me retrouvais à sa proximité. Gênée, mais bien. C’était une sensation nouvelle, étrange et pourtant agréable. Sa présence me réconfortait, elle m’apaisait. Pourtant, je trouvais cela pervers dans un coin de ma tête. N’étais-je pas entrain de trouver attirant mon propre cousin ? Je réalisais, petit à petit, que c’était le cas.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Sam 8 Fév - 16:47

Quand Devon confirma qu'elle aimait vraiment ma demeure, je souris. Peut-être percevait-elle, elle aussi, que cette maison avait une âme. Mais je n'osais pas m'attarder sur mes sentiments à ce sujet, j'avais trop peur qu'elle finisse par en conclure que j'étais finalement pas si différent de mon frère.

Après mon idiote feinte sur le thé, je m'attendais à ce que Devon rit ou sourit poliment, sa réaction fut toute différente, elle sembla même ... triste ? Je n'étais pas certain de bien analyser son expression. Elle disait que ça ne changeait pas grand chose. Je pouvais la rejoindre sur cette idée, je n'avais personne actuellement, et même depuis longtemps. J'étais en train de m'emparer de la bouilloire lorsqu'elle faillis m'échapper des mains, elle bascula contre la gazinière dans un bruit de ferraille et je la rattrapais avant qu'elle ne tombe sur le sol pour enfin la placer sur le gaz. Ma maladresse était due à la réponse de Devon.
Je rêvais où elle venait de me confier qu'elle était vierge ?

Je ne savais pas du tout quoi répondre à cela, tant j'étais prit au dépourvu. C'était beaucoup pour une seule journée. Pas vraiment le fait qu'elle ne l'ai pas fait, je trouvais que les gens le faisaient trop tôt en règle général, mais j'avais du mal à comprendre que cette fille si canon - sur laquelle malgré ma parenté - je n'avais pu m'empêcher d'avoir certaines pensées, n'avait jamais fait les frais d'un jeune séducteur. N'y avait-il pas de mec intelligent à Dungannon ? Ou étaient-ils tous aveugles ?
C'était peut-être finalement elle, qui n'aimait pas facilement. À la réflexion, encore une fois, nous n'étions pas si différent sur ce plan. Certes j'avais eu des expériences, mais je ne m'étais pas pressé pour ça. Je n'étais pas certain de son âge, mais je pense même que je l'avais fait plus âgé. Et si c'était à refaire, j'aurais peut-être tout évité, ou presque.

-Je suis étonné par ce que tu me dis, dans la police, n'importe quel gars devrait-être prêt à t'arranger ça ! plaisantais-je.

Je saisis une bouteille d'eau pour remplir ma bouilloire et la mettre enfin à chauffer ce qui me laissait le temps de réfléchir à ma réponse. Un coup d'œil vers Devon sur sa mine gênée, me signifia encore à quel point c’était ahurissant qu'elle n'ait pas de petit ami, n'importe qui aurait du vouloir croquer cette pomme appétissante et même se marier avec elle, si c'était ce qu'elle voulait. À moins que j'étais le seul à tant craquer... et effectivement, si seulement les mecs de la famille la trouvait belle, logique qu'elle soit toujours vierge. Mais c'était impossible, j'étais le seul dégénéré pour ça, même Liam n'aurait pas été aussi douteux sur cette affaire, j'en aurais mis ma main au feu.

Je sortis des tasses et les déposais sur la table en mettant les sachets de thé à l'intérieur. Cela me laissait encore du temps pour réfléchir à la façon dont j'allais lui répondre. Je voulais me comporter comme un vrai cousin pour le coup. Je devais me comporter comme un vraicousin. Elle avait raison d'attendre le bon, elle était trop belle pour ne pas être aimée et touchée avec respect et amour, mais mieux valait ne pas trop réfléchir à ça non plus... C'était pas mon boulot malheureusement.

-Non mais sérieusement, tu devrais en être heureuse. Tu as encore la page blanche pour commencer une belle histoire alors que la plupart des gens se pressent pour finir écœurés. Mieux vaut s'endormir seul qu'avec des regrets crois moi. Prend tout ton temps pour ça, même si ça doit te prendre dix ans de plus. J'ai juste du mal à comprendre que tu ne sois pas en couple. Les mecs à Dungannon ne sont pourtant pas tous aveugles ? Ou bien ils sont tous laids, c'est ça ? ajoutai-je avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Sam 8 Fév - 20:39



L’innocence s’envole,
faisant place au désir.
Qu’est-ce qui m’avait pris de parler de ça à Adriel, sincèrement ? Je n’abordais, d’ordinaire, jamais ce sujet auprès de qui que ce soit. Même pas ma soeur, mon frère ou mon jumeau. Ce n’est pas que c’était tabou, juste que c’était très personnel et privé. Je souris alors, gênée, lorsque je réalisai que la bouilloire manqua de lui échapper des mains et de se fracasser sur le sol. A croire que ma réaction et mes paroles le chamboulèrent ; Mais je devais me faire des films, très évidemment. Je souris alors, persuadée qu’il était juste maladroit. Il fallait que le sujet semble naturel. Surtout que, sinon, cela faisait très prude. Bien sûr, du coup je n’étais pas une bombe sexuelle ni une amante douée au lit ; Ca devait d’ailleurs en freiner plus d’un. Quant aux autres, ils devaient penser que l’attente serait trop longue pour obtenir mon corps. Alors je les quittais, inlassablement. Je n’étais pas pressée mais parfois je trouvais ça difficile à gérer. Je voyais mes amies s’envoyer en l’air de temps en temps et me vanter les mérites d’une activité sexuelle débridée ou débordante. Hélas, moi, je ne pouvais que m’imaginer. J’entendis alors sa remarque et je fus surprise. Alors je me contentai d’un petit haussement d’épaule et d’une phrase toute simple. « Je ne sais pas. Je ne suis pas le genre de fille qui se fait draguer. » Admis-je avec un petit regret au fond de moi. Quoique, cela pouvait être une bonne chose au final.

Je me contentai alors de me balader dans la pièce à vivre, observant par-dehors de la fenêtre et me perdre dans la contemplation du paysage magnifique, bien que froid, qui s’offrait à moi. C’est vrai que je n’avais jamais trouvé la bonne personne pour me lancer. Ou peut-être étais-je trop difficile ? Je ne savais pas trop. Plus j’y pensais et plus je tentais de m’imaginer avec qui j’aurais eu envie de le faire. Lorsque je réfléchissais à Adriel, je me surpris à fantasmer un peu. Rougissante, je finis par détourner la tête et continuer de marcher par-ci par-là jusqu’à ce qu’il dépose les tasses sur la petite table et que je m’y assieds lentement ; Je l’observais, du coin de l’oeil, fascinée et effrayée par mes ressentis. Il me dit alors que j’avais raison d’attendre, qu’il valait mieux vivre seule qu’avec des regrets. Je me surpris alors à sourire puis à rire lorsqu’il me demanda si les hommes à Dungannon étaient aveugles ou laids. Je répliquai alors, pour le taquiner. « C’est sûr que les hommes ici n’ont pas tous ton charme. » Mais qu’est-ce qui me prenait, honnêtement ? Je n’en savais rien. C’était plus fort que moi, comme si mon attirance était autorisée et incontrôlable. Reprenant mon calme, je tentai de faire passer cela sur une simple plaisanterie. « Il faut croire que je ne suis pas à leur goût. Ou que la virginité effraie certains garçons. On vit dans un monde où on veut tout, et tout de suite. Moi j’attends juste cette personne qui me donnera l’envie de le faire. Cela pourra prendre des mois de relation ou une journée. Je suis peut-être naïve mais j’espère que lorsque cet homme se présentera, je le saurai et je le ferai sans trop réfléchir. Ce sera naturel. » Je marquai un temps de pause. On aurait dit une petite fille qui rêvait du beau prince charmant sur son cheval blanc. Je ris alors, gênée, en remettant mes cheveux en place. « Je suis sans doute une douce rêveuse. Tu dois me trouver idiote, non ? » Vingt-deux ans, vierge, pas de petit-ami et policière ; J’avais de quoi faire fuir. En plus, je me trouvais physiquement si banale que je comprenais pourquoi je ne plaisais pas. Selon moi, je n’attirais personne. Ou très peu de monde.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Dim 9 Fév - 11:12

Que Devon avoue ne pas se faire draguer me laissait sur le cul. C'était impossible. Ou bien, elle était ce genre de personne qui n'envoyait aucune information à l'autre sur sa disponibilité. Qui ne relevait pas les feintes vulgaires et qui ne montrait pas son désir si elle en éprouvait. J'avais eu des périodes comme ça. Quand je n'avais pas du tout à la tête à une relation, je me montrais très fermé sur la question. Et puis, quand l'envie me reprenait de revenir sur le marché, je me rendais compte qu'il fallait réapprendre à me comporter de façon séductrice. Peut-être que Devon s'était naturellement fait un rempart. C'était la seule explication à son manque d'attrait pour les autres, ou au fait qu'elle ne voyait pas qu'on puisse la remarquer. Cela n'expliquait pas toutefois le fait que j'avais totalement flashé en la voyant. Rempart ou pas rempart mon cerveau n'avait rien décelé. Mais je ne l'avais peut-être pas vue qu'avec le cerveau...

Elle s'assit autour de la table et reprit la parole pendant que j'attendais juste à côté, collé à un meuble de cuisine, que l'eau boue enfin.
Elle rit en entendant ma blague et ce qu'elle me répondit, au sujet de mon charme à moi, bien que m'efforçais de sourire, me mit mal à l'aise autant que cela décupla mon attirance. Éprouvait-elle finalement quelque chose aussi ? Ou bien, qu'elle puisse faire de l'humour là dessus et qu'elle soit si à l'aise à me faire part de ses pensées intimes prouvait qu'il n'y avait aucune ambigüité pour elle ?

D'un autre côté, elle ne parut pas totalement à l'aise après avoir parlé, mais c'était peut-être le fait que je n'avais pas été capable de sourire de façon assez naturel. Mon malaise était peut-être transmissible finalement. J'espérais que non. Je me sentais tellement honteux. J'aurais du agir comme un grand frère pour elle et pas la regarder de cette façon, même si je luttais contre.

Elle reprit la parole sur ce vide dans sa vie qu'elle semblait considérer comme une fatalité et je ne pouvais m'empêcher de la regarder avec fascination.

Il est vrai que les hommes qui ne cherchent pas de relations sérieuses évitent les filles vierges. Trop sensibles et prêtes à s'attacher. Ils veulent celles qui savent leur faire bénéficier de leur expérience sans rien demander. Mais ces mêmes hommes ne peuvent nier qu'une fille pure a quelque chose de très attirant. Surtout quand elle est belle et intelligente. Parce que cette fille là pourrait tout découvrir entre nos mains. Savoir qu'on est le premier à saisir son expression de plaisir, à voir et à toucher son corps, ça n'a aucun prix...

J'eus du mal à avaler ma salive en y songeant. J'étais assez perturbé par le fait que ma cousine m'attirait, je ne savais pas comment la rassurer en évitant de montrer mon trouble.

Je mis un temps avant de  répondre à sa question, un peu perdu dans ma fascination pour cette jeune fille belle et rare. J'avais vraiment ... mais alors vraiment pas de bol que ce soit ma cousine...
La bouilloire siffla et me sortit de ma rêverie me rappelant aussi que Devon me regardait en attendant une réponse. Je quittais mon appui me tournant vers l'eau chaude pour m'activer. Ça me permettrait d'être plus naturel si je ne la regardais pas.

-Alors là pas du tout, fis-je d'un ton que je voulais détaché. Tu as raison de penser comme ça, je suis du même avis. Ça devrait se passer comme ça pour tout le monde.

Je me tournais pour verser l'eau bouillante dans nos tasses. L'odeur de Ginseng s'éleva dans la pièce et je me demandais encore pourquoi j'avais acheté ce thé là ... précisément.

-Et puis, même si personne ne le dit officiellement, c'est avec les filles comme toi que les hommes veulent passer leur vie. Pas avec celles qui ont eu déjà trente six amants. On veut tous quelqu'un qui soit fidèle à soi-même, qui se respecte vraiment. Parce que c'est comme ça que la personne sera avec nous.

Je déposais des cuillères dans nos tasses et m'assis enfin en face d'elle. Ce qui nous donna une certaine proximité sur cette petite table à laquelle je ne m'étais pas préparé. Je la regardais avec ce que je voulais être de la douceur, essayant de me rappeler la petite Devon, mais tout ce que je voyais, c'était une jeune femme que je rêvais d'embrasser. Là... Tout de suite.

-Je crois surtout que tu n'as vraiment pas conscience d'à quel point tu es jolie, déclarais-je lentement un peu hypnotisé.
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Dim 9 Fév - 13:14



L’innocence s’envole,
faisant place au désir.
Je n’avais jamais connu le moindre homme capable d’attendre que je sois prête. Quand on grandi, tout commence généralement au lycée. On ressent les premiers désirs, nos amis s’explorent les uns les autres, on rougit lorsqu’on entend parlé de sexualité. Puis cela devient un sujet de plaisanterie, même de blagues. Cela finit par être banalisé au fur et à mesure des années et des rencontres. On sort avec quelqu’un et on attend pas avant de faire l’amour. Il paraît que c’était important et je pouvais le concevoir. Si je me sentais prête, je n’attendrais pas moi non plus avant de passer à l’acte. Toutefois, je n’étais pas à l’aise avec mon corps ou avec les hommes de manière générale. J’étais assez prude, dans le fond. Mais pas trop non plus ; Je n’étais pas coincée sur un tel sujet. C’est juste que je n’avais aucune idée de comment faire les choses ou même la notion de plaisir à deux. Pour moi, tout ceci était de l’art abstrait. Et je n’étais pas prête d’exceller dans le domaine, étant sans nul doute trop rêveuse. De plus, cela faisait un moment que je ne m’étais pas engagée dans une relation plus ou moins sérieuse. Pour tout avouer, hormis des amourettes d’un mois ou deux, je n’avais eu qu’une seule relation de seize à dix-huit ans. Mais j’étais jeune et il me pressait. Avec le temps, on s’est retrouvé plus comme des amis ; Il disait que c’était de ma faute, que si on avait été amants notre amour aurait duré plus longtemps. Foutaise. Je restais persuadée que si un homme aimait vraiment sa compagne avec ses tripes, il pouvait attendre des années. Mais je n’avais pas le luxe de faire attendre autant de temps mes partenaires. Au bout d’une semaine, ces messieurs s’avéraient pressés de me dépuceler. Là aussi, ils se mettaient le doigt dans l’oeil. Je ne le ferai qu’en étant sûre de mes sentiments et que ce soit réciproque et suffisamment intense pour offrir cette partie de moi ; Car je ne pourrai donné cela qu’une seule fois et à un seul homme. Bien sûr, j’espérais que cela dure toute une vie. Là aussi je doutais que cela se passe ainsi. On vivait dans une société de consommation. Comme la cigarette, on prenait la femme, on la touchait, on la faisait brûler, on la consommait puis on la jetait parmi le tas de mégots dans le cendrier. J’espérais pourtant.

J’aurais aimé, sans doute, que mon cousin ne le soit pas. Il avait tout pour plaire : un physique attrayant, une personnalité attachante, une situation stable et un âge pour se poser. Quelle fille ne rêverait pas de passer une nuitée dans sa couche ? En toute sincérité, je pensais que beaucoup donneraient pas mal d’elles-mêmes pour y parvenir. Je ne faisais pas figure d’exception et je m’en rendais compte malgré moi : Adriel m’attirait. Pas comme un garçon bien bâti croisé sur une plage une journée d’été. Non. C’était différent, plus intense et moins contrôlé. Cela me brûlait de l’intérieur, faisant naître en moi un incendie de sentiments. Bien sûr, je parvenais à lutter grâce à ma conscience. Après tout nous avions le même sang, simplement. Son père et le mien étaient des frères. Cela aurait dû donc me révulser ; Cependant, il n’en était  rien. Mais je me raccrochais à cette idée comme seul espoir de contenir des pulsions que je jugeais de mal venues et sournoises. Surtout que je faisais une fixette à sens unique.

Je devais vraiment être timbrée, un peu comme Liam, pour être attirée par mon propre sang. Je me disais que chaque famille avait des membres étranges, comme si Dieu lançait une pièce et selon le côté où elle atterrissait cela définissait notre condition morale. Je devais être tombée du même côté que Liam, voilà tout. Désormais, j’avais un démon à combattre : mon fantasme. Je fixais alors mon cousin dans les yeux, admirant son corps sculpté, lorsque la bouilloire sembla nous sortir tous deux de nos pensées. Il me répondit alors que je n’étais pas une douce idiote et que cela devrait se passe comme je le décrivais pour tout le monde. Un sourire naquit alors sur mes lèvres fines. S’il savait... Je n’étais pas une rêveuse ou une idiote, j’étais tout simplement devenue folle en croisant son regard hypnotisant. Je l’observai alors mettre l’eau dans nos tasses et je sentis la délicieuse odeur qui s’en dégageait. J’aimais beaucoup le thé chaud, même si je n’en avais guère besoin pour me réchauffer en ce moment.

Il me confia alors que les hommes avaient envie d’épouser des femmes comme moi, fidèles à elles-mêmes. Je me sentis rougir et j’empoignai alors ma tasse et la portai vers moi, sentant alors que la proximité avec mon cousin ne m’aidait pas à garder les idées claires. Je pris la petite cuillère et je la fis tourner un moment entre mes doigts, sans détacher mon regard de son visage parfait. Décidément, j’étais malsaine. Personne ne pouvait avoir envie de marier une timbrée dans mon genre ! Il m’avoua alors que je n’avais pas conscience de ma beauté. Je me sentis défaillir, si bien que j’arrêtai de tournoyer ma cuillère dans le liquide et que je le regardai droit dans les yeux, troublée. Je souris alors, essayant de me décontracter, en remettant mes cheveux derrière les oreilles. « Tu trouverais attirante une fille comme moi ? » A quoi tu penses, ma petite Devon ? Comme s’il allait me trouvait jolie et m’embrasser ou mieux encore, me faire l’amour. Et quand bien même, c’est mon cousin ! Il fallait que je songe à cela et l’intensifier jusqu’à ce que ce soit encré dans mon désir, le faisant disparaître. Pourtant, ma respiration était houleuse, mon coeur battait si vite qu’il tambourinait dans ma poitrine et je ne pouvais détacher mes yeux verts de sa bouche sensuelle ou de ses yeux envoûtants. Mais merde, c’était pas le moment de succomber au charme de mon cousin ! J’étais bonne pour l’asile, sûrement. Et je m’en rendais compte.

Au secours...

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Dim 9 Fév - 21:30


Regarder Devon n'était pas suffisant, n'était plus suffisant. Tout à coup je compris à quel point m'asseoir juste devant elle avait été une erreur. Si j'avais déjà eu des expériences agréables, je n'avais jamais réellement ressentie cette attraction oppressante. Peut-être l'était-elle à ce point parce que c'était interdit. Peut-être avais-je à ce point envie de poser mes lèvres sur ces paupières là car je n'avais pas le droit. Peut-être désirais-je que mes lèvres effleurent ce joli nez trop fin et trop parfait, car ça n'était pas un geste qui m'était permis. Peut-être avais-je le désir, presque incontrôlable, qui partait de mon ventre, d'écraser mes lèvres sur celles-ci : trop douces d'apparence, trop gourmandes, trop rouge, parce qu'encore une fois, c'était totalement inconvenant.
Je ne savais pas qui de l'interdit ou de la réelle attirance me mettait dans cet état. Un état rare. je ne me souvenais pas avoir autant voulu une fille. En tout cas, ça ne me venait pas en tête, peut-être bien parce que toutes mes neurones étaient phagocytées par le spectacle qui s'offrait à moi.

Être là, si près d'elle au point d'en oublier ma tasse trop chaude entre mes mains, n'était vraiment pas une bonne idée. Je ne savais pas ce qui me prenait après tout. Je n'étais pas le genre de personne qui se laissent submerger par ses ressentis. J'étais dans le contrôle. J'étais dans la prudence, parce qu'il y avait trop de peurs tout autour de moi et trop de regrets. Mais là, c'était comme si la présence de Devon avait ouvert la faille, celle qu'il ne fallait surtout pas ouvrir, la faille vers ce qui était incontrôlable chez moi.

Devon semblait gênée elle aussi, à bien regarder son expression, elle resta silencieuse un instant après mes mots. Elle allait peut-être trouvée enfin une excuse pour partir. C'était ce que j'espérais. Parce que je ne comptais plus trop sur mon bon sens pour reprendre le contrôle. La partie de moi qui était désespérée et que je taisais sans cesse, trouvait ici l'occasion d'imploser dans cette passion, qui l'espace d'un instant pourrait peut-être tout arrêter, douleurs et souvenirs. Si je posais mes lèvres sur les siennes et que mes mains empoignaient sa taille, tout disparaitrait, tout ne serait plus que plaisir et feu.

Devon me demanda alors si j'étais en mesure de la trouver attirante. Je présume qu'il valait mieux me taire là, sinon, ce que j'allais dire pourrait trahir la bourrasque qui me remplissait. La façon dont elle me regarda me faucha cependant. Parce que tout à coup, j'étais capable de le sentir. Cet échange muet chargé d'électricité ou je ne sais quoi, que deux êtres partages lorsqu'ils sont attirés l'un par l'autre. Je l'avais déjà vécu souvent, pas dans cette mesure, parce qu'il n'y avait pas autant d'interdit. Mais je le sentais. C'était comme des filaments qui me tiraient invariablement vers elle. Et je me rendis compte que mon corps lentement, presque imperceptiblement, se penchait vers elle...

-En fait, murmurai-je tandis que mes yeux tombaient sur sa bouche...je...

C'était certain, j'allais le faire. Ce geste déplacé qui allait me coûtait cher, là je n'avais plus de contrôle mais soudain, il y eu un bruit, comme si le monde s'écroulait.

Je me levais d'un bond en même temps que Devon, tous les deux effrayés, comme si c'était la guerre. On se recula en même temps pour regarder dans la direction du désastre, et instinctivement mes bras se refermèrent sur Devon pour la protéger. Elle était si petite et si fine contre moi que j’eus le temps de sentir les filaments s'écraser contre elle et me rappeler à quel point c'était mal de ressentir tout ce que je ressentais à son contact. Mais tout cela s'était passé très vite. Mon cerveau analysait la dangerosité de la situation, et je soufflais en constatant que nous étions à peu près hors de danger.

Une partie du plafond s'était écroulé à l'autre bout de la pièce, entrainant planches de bois, briques et poussière. Mon matelas et mes affaires étaient en dessous. Mon seul endroit de confort en fait ...
Je fermais brièvement les yeux, s'il n'y avait pas eu ce corps chaud contre moi, dont je sentais battre un cœur rapide, l'instant aurait été insupportable. Mais il l'était en fait, car à ma détresse de vivre dans un taudis, s'ajoutait un désir puissamment frustré.
Je lâchais doucement Devon, la laissant récupérer sa bulle. Et moi, le contrôle de mon cœur qui partait dans tous les sens.

-C'est pas possible... soupirais-je désespéré.
Puis je la regardais gêné et en même temps inquiet.

-Je suis vraiment désolé, tu vas bien ? Je pensais pas que ma maison était dans un état aussi grave. J'aurais même pas du te faire entrer, si j'avais su que le ciel allait nous tomber sur tête... J'espère que tu ne m'en veux pas trop.

J'espérais aussi qu'elle n'est pas eu la peur de sa vie. L'ancien propriétaire m'avait assuré que le toit n'était pas en si mauvais état qu'il y paraissait ... J'avais la preuve que non ... Mais que faire, si je parvenais à récupérer mes affaires je n'aurais plus qu'à retourner à l'hôtel. Quelle poisse ...

À moins que c'était un signe. je ne croyais en rien mais il était certain que sans ce désastre, j'aurais dis à Devon : En fait, je...te trouve trop attirante. Et c'était vraiment un incroyable hasard, que cet instant terrible fût empêché.

Note hors rp:
 
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Lun 10 Fév - 13:07



L’innocence s’envole,
faisant place au désir.
Cette proximité, cette attirance, ne me rendait pas la vie plus facile. J’avais pourtant cette sensation étrange que c’était nécessaire, limite vital. Comme si cela m’apaisait. Au fond, cela me torturait principalement. J’avais beau aimé ce qu’il se dégageait de lui, sentir son doux parfum et remarqué sa beauté étonnante, je devais me l’interdire car nous partagions une relation de cousin à cousine. Pourtant, je restais suspendue à ses lèvres sensuelles, qui s’étiraient parfois dans un sourire gêné. J’avais osé lui demander s’il me trouvait attirante. En fait, non. Je lui avais demandé s’il trouvait les filles comme moi étaient attirantes. Pourtant, indirectement, je voulais jauger si je pouvais lui procurer une once de désir. Bien sûr, cela ne me servirait à rien. Parce qu’il était sain d’esprit lui, et il ne me regarderait que comme étant sa cousine. La chair de sa chair, le sang de son sang. Bref, nous étions simplement de la même famille et je devais cesser de me laisser bercer par l’idéologie de son corps contre le mien.

Lorsque je sentis alors son corps s’approcher du mien, je sentis les battements de mon cœur s’accélérer tant bien que mal. J’aurais tant donné pour que, l’espace d’un instant, nous oublions notre lien pour apprécier la douceur de ce rapprochement. J’entendis alors qu’il commença de prononcer quelques mots, qu’il allait me dévoiler enfin le fond de sa pensée. Néanmoins, alors que je voulais savoir, un bruit sourd me fit sursauter et, dans un réflexe primaire, je me redressai aussitôt sur mes deux jambes, surprise et perturbée par le brouhaha stupéfiant et inattendu. Et presque aussi vite que le bruit avait débarqué dans nos vies, je me retrouvai dans les bras d’Adriel qui me protégeait.

Je pus constater alors, dans un état second, encore secouée par ce contact physique trop agréable malgré l’agitation locale, qu’une partie du plafond s’était littéralement écroulé sur les affaires d’Adriel. Je toussotai sous l’effet de la poussière qui virevoltait ci et là. L’étreinte de mon cousin alors s’arrêta et je me détachai de lui à regret, un sourire gêné sur les lèvres, tandis que nous admirions le désastre. Décidément, quelle poisse ! Il me demanda alors si tout allait bien et qu’il était désolé de m’avoir fait rentrer. Je ris, un peu timidement, du ridicule de ses propos. Comme s’il pouvait prévoir. Je le rassurai alors, d’un sourire gratifiant. « Ca va, ne t’en fais pas pour moi. En revanche, pour tes affaires c’est une autre histoire. » Admis-je doucement en hochant la tête. Puis en grimaçant, gentiment.

Pendant quelques secondes, je réfléchis à son problème de logement. Etant donné l’état du matelas et du reste d’ailleurs, je ne pus m’empêcher de prendre une mine plus sérieuse. Je m’avançai alors lentement juste pour constater les dégâts, mais pas trop par peur qu’un autre morceau de toit me tombe sur la tête. Je m’arrêtai alors et me retourner vers Adriel, une idée à l’esprit – en toute bonne foi. « Ecoute, Adriel, j’ai une proposition à te faire. » J’avais pris un ton calme et rassurant. Je voulais vraiment y tendre la main, même si j’y voyais là d’autres avantages. Je souris alors, doucement. « Tu pourrais t’installer chez moi quelques temps. Ne serait-ce que pendant certains travaux. Je vis avec Nathen, mon jumeau, et il nous reste une chambre d’amis libre. Ou le canapé si tu n’as pas envie de profiter du confort d’un grand lit et d’une chambre. » Je plaisantai, naturellement, sur la fin. Bien qu’il avait peut-être décidé de vivre en autarcie, après tout. Mais j’en doutais sérieusement. Et puis, il n’allait pas rester au froid dans sa maison avec le toit ouvert, si ? Je repris alors, pour être amusante. « Tu auras même une salle de bain dans ta chambre et une cuisine, avec un beau salon. Et ça te coûtera moins chère que l’hôtel. » Et en plus, tu vivras avec ta cousine qui te fera le petit-déjeuner en nuisette sexy. Non, ça c’était pour rire et totalement déplacé. Un fantasme d’une jeune fille perturbée, en somme.

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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Ven 14 Fév - 10:49


Devon me contempla légèrement gênée en m'assurant qu'elle allait bien. Je la regardais en songeant que non seulement j'étais son cousin, mais en prime, j'étais un parfait idiot. De ce fait, il n'y avait aucune raison que mon attirance anormale soit réciproque, comme j'avais presque faillit croire. C'était mieux ainsi finalement.

La jeune femme jeta un œil au désastre avant que je ne sois en mesure de le faire. J'étais encore trop paralysé par ma stupidité à croire que cette maison était réparable par mes seuls petits bras.
Je songeais que l'hôtel, où j'avais passé une grande quantité de ma vie, était finalement mon vrai chez moi. Je ne m'y sentais pas seulement en sécurité parce que je voulais fuir une vie normale, non, simplement parce que la vie normale me fuyait.

Devon se tourna finalement vers moi et me fit une proposition à laquelle je ne m'attendais pas. Aller vivre chez elle... avec son frère.
C'était quelque chose d'improbable à mes yeux pour plusieurs raisons. Déjà parce que j'étais un solitaire, qui après le boulot et les amis, adorais se retrouver seul dans une pièce et n'entendre plus un mot. Ensuite, et surtout, parce que je fuyais toute vie de famille depuis très longtemps. Bien entendu à cause des événements tragiques auxquels j'essayais de ne jamais penser mais dont l'angoisse me rattrapais constamment. Aussi parce que je n'étais pas doué pour ça.

Je la regardais pendant un instant silencieux. Je ne savais pas pourquoi, ou peut-être bien un peu que si au fond, mais je n'avais pas envie de refuser, ce que j'aurais fait immédiatement pour une autre personne.
C'était bien ça le hic ... Était-ce ces yeux vert là ? Ce joli minois ? Toute cette personne agréable et délicate qui faisait toute la différence ? Bien sûr que oui.

-C'est vraiment très gentil de ta part, m'entendis-je répondre. Ne serait-ce que pour une nuit ça me dépannerait bien, car là, je suis un peu perdu. Je serais très content de revoir ton frère en prime, en espérant que ça soit réciproque.

Je ne comprenais vraiment pas ce que j'étais en train de faire, ou peut-être que si, un peu trop bien même et je n'aimais pas ça.
Peut-être finalement que cette maison en lambeau ne m'envoyait pas le message que je n'étais pas fait pour avoir une vie normale, mais plutôt, me donnait-elle le loisir de me rapprocher davantage d'une vie normale ... Ça c'était l'excuse, la réalité, c'était que je n'avais pas envie que Devon parte. Pas envie non plus d'être loin d'elle. Parce que ça faisait trop longtemps que je n'avais pas ressenti quelque chose qui soit réel et brutal comme ça.

-Et détrompe toi, le confort ne me répugne pas malgré les apparences, plaisantais-je.
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MessageSujet: Re: Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut) Mar 18 Fév - 10:38



L’innocence s’envole,
faisant place au désir.
Le toit s’étant écroulé sur les affaires de mon cousin, je lui avais proposé – sans grande réflexion – de venir s’installer chez moi et mon frère durant quelques temps, pour au moins remettre de l’ordre dans tout cela. Lorsque je me l’entendus dire, je ne pus que me mordre la lèvre inférieure et être gênée. Parce que, je devais l’admettre, Adriel m’attirait plus que tout homme ne l’avait jamais fait jusqu’à présent. C’était difficile à gérer pour moi, au final. Des dizaines d’images érotiques me parvenaient à l’esprit et cela me fit rougir.

Pour détendre l’atmosphère, je bifurquai le tout en contournant la situation par la plaisanterie. Je souris alors en lui parlant du confort que je pouvais lui proposer. Bien sûr ce n’était pas un palace mais cela serait sans doute douillet. J’espérais, au fond de moi, du plus profond de mes tripes même, qu’il accepte. Pourtant, c’était mal ! J’en étais parfaitement consciente. Quand je l’entendis alors me dire qu’il ne refusait pas, mon coeur rata un bond et je souris d’autant plus ; Un sourire radieux, cette fois-ci. Je mordis alors encore une fois ma lèvre inférieure et je replaçai une mèche de cheveu derrière mon oreille car je me sentais quelque peu gênée. Heureuse mais gênée, oui. Je ris alors lorsqu’il m’avoua qu’il n’avait rien contre le confort. Je pris alors une profonde inspiration et je le regardai dans les yeux, avec le regard brillant. « Super ! » Dis-je d’un air enthousiaste.

Plus je le toisais et plus je le trouvais séduisant. A tomber, même. Mes fantasmes me revenaient à l’esprit et je tentai de les chasser en observant le décor dans lequel nous nous trouvions. Aussi sordide que cela pouvait paraître, cela ne me freina pas. Bien au contraire, je me fis des scénarios plus qu’improbables dans ce lieu. Sans doute était-ce parce que j’étais encore vierge et que je ne connaissais rien aux rapports entre homme et femme à cet instant. Je regardai alors à nouveau Adriel, sourire aux lèvres. A ce moment précis, j’avais envie de l’embrasser. A la place, je m’approchai de lui et je lui fis un câlin. Cela aurait pu être un acte banal entre cousins ; Mais pour moi, c’était plus que ça. Plus intense, plus fort, moins convenable. Je sentis mon coeur s’accélérer et je décidai de me retirer alors de sa présence, de son parfum, à contrecœur. Je n’avais pas envie de partir, mais il le fallait bien. « Je crois que je vais y aller, du coup. Il faut que j’aille préparer ta chambre. Tu pourras rester aussi longtemps que tu le souhaites. » Dis-je alors en essayant de paraître naturelle et décontractée. Je l’embrassai alors fébrilement sur la joue et je me reculai, de plusieurs pas, sans décrocher mon regard de ce corps sublime. J’arrivai alors jusqu’à la porte qui nous séparait du couloir, près des débris. J’en saisis la poignée et lui fis signe de l’autre main avant de m’éclipser dans la froideur du jour. « A toute ! »

J’avais le coeur qui battait la chamade, sincèrement, et des étoiles plein les yeux, tandis que je me dirigeais vers ma voiture. Je tremblais de toute part. Cette fois-ci, je devais l’admettre : J’avais envie de lui. Et surtout, j’étais une idiote. Comment allais-je pouvoir résister à mon attirance tandis qu’il viendrait vivre chez moi ? Je l’ignorais mais je n’avais pas le choix.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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Quand le temps transforme l'enfance en tentation - Pv Devon (mais chuuuut)

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