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Rebecca ▬ Open your mind, we love us.

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MessageSujet: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Mar 10 Juin - 17:06

Rebecca & Logan
Les hommes que l'on admire le plus sont ceux qui bâtissent des ponts, des gratte-ciel et des empires. Mais en réalité, les plus fiers et les plus admirables sont ceux qui arrivent à bâtir l'amour. Car il n'est pas de plus grande et de plus difficile entreprise.



La sonnerie hystérique du micro-onde sortit soudainement Logan de ses pensées. Il jeta un dernier coup d'oeil en direction des chiffres en néon qui s'affichait sur l'écran noir de la boite en métal. Neuf heures pile. Il lui restait une bonne demi-heure, pour prendre le temps d'embrasser ses deux enfants, de chausser sa paire de boots' et de finir son café fumant qui dormait à l'intérieur du micro-onde. Logan jeta un coup d'oeil furtif en direction du large canapé qui ornait son salon spacieux. Son meilleur ami semblait dormir à point fermé, le bandage sur son épaule n'était plus nécessaire aujourd'hui, cela rassurait le père de famille qui ne savait plus ce qu'il devait lui dire ou faire pour le pousser à aller mieux. Il savait que lui seul avait ce pouvoir, lui et cette fille blonde qu'il avait seulement aperçu à travers la vitre des soins intensifs. Logan haussa ses épaules, petit tic nerveux qu'il avait depuis la mort de sa femme, depuis cette nuit d'été, il haussait ses épaules chaque fois que le bourdonnement de sa voix lui chatouillait les oreilles. Peut-être pour la chasser. L'ex flic, porta sa tasse brûlante jusqu'à ses lèvres, ingurgitant le liquide brûlant qui le tenait éveillé. La nuit avait été courte, Logan n'avait que trop peu dormit, préparant minutieusement ce grand jour. Il pouvait dire adieu à ces longues heures de footing, à entraîner des femmes au foyer pour la plupart frustré. Il allait reprendre du service, il allait enfin sentir une dose d'adrénaline qu'il n'irait pas chercher lui-même dans les tréfonds de l'humanité, peut-être qu'après ça il arrêterait les combats de rues. Peut-être.

Logan s'empressa de déposer sa tasse vide, tasse qui appartenait à Priam, une tête de mort en guise de décoration, la constatation de tant mauvais goût fit sourire Logan. Son fils suivait les traces de son oncle de coeur, ce qui n'était pas pour déplaire au père de famille qui idéalisait certainement un peu trop celui qu'il aimait nommer ''frère de coeur''. Il monta doucement les marches de sa vaste maison, prenant soin de faire le moins de bruit possible, passant son visage dans l'entrebâillement de la porte de la chambre de son aînée. La rousse était déjà réveillée et elle était déjà plongée le nez dans ses livres d'histoires. Ses longs cheveux roux dansaient sur ses épaules et dans cet angle de vu, la ressemblance avec sa défunte épouse n'était que trop frappante. Un coup de poignard en plein coeur. Un poignard rempli d'amour et de mélancolie. Il frappa du bout des doigts, attirant l'attention de sa jeune fille. Cette dernière leva son visage qui était entre l'enfance et l'âge adulte. Bientôt, elle serait une femme. Elle l'était déjà sur beaucoup de points. Trop même. L'homme entra dans l'antre personnel de sa fille, la chambre n'était que peu décorée, loin du rose des petites filles, tout était sobre. Moderne. «-Je dois y aller, c'est le grand jour.» Lui dit-il, en chuchotant afin de ne pas éveiller le reste de la maison. Euphie, se leva d'un bon, enlaçant son père comme-ci il allait au front. Comme lorsqu'elle était enfant, du haut de ses cinq ans et qu'elle lui faisait promettre de rester en vie, plongeant ses prunelles eau dans celle du militaire. Logan déposa un doux baiser sur le haut du crâne de la seule femme qui lui importait à présent, caressant la toison vive de sa fille. Il sentit son coeur se serrer, envahis par les idées sombres de la retrouver morte un jour. «-Allez, je ne vais pas loin. On dînera ensemble ce soir, chinois ça te dit ? » C'était toujours un déchirement que de devoir quitter son nid de sécurité, de les laisser seuls. Heureusement Rickon était là, apportant une dose d'amour bourrin au sein de cette famille cassée de part en part. «-Ne t'épuise pas trop à la tâche papa.» Logan hocha doucement son visage de haut en bas, offrant un sourire qui se voulait rassurant. Il remarqua ses phalanges encore ouvertes, stigmates d'un combat qui datait de quelques jours. Le père de famille se détacha lentement de sa fille, déposant un baiser sur son front et d'un signe de main, il quitta la chambre de sa douce enfant pour aller voir celle de son rebelle.

Sur la porte de son fils, on pouvait y voir plusieurs autocollants avec des smiley, dont un avec une tête de diablotin. Logan ouvrit la porte, scrutant la chambre du jeune adolescent du regard, il vit son fils, un petit brun aux yeux azurs et aux petites taches de rousseurs qui s'étaient mises à sortir sur le bout de son nez mutin. Ce dernier dormait, une jambe qui se balançait sur le sol, à demi couvert, son casque encore sur ses oreilles. L'ex flic, entra, évitant difficilement les débris de canettes de soda qui recouvrait la moquette usé de la chambre. Il tira la couverture sur le corps de son fils, déposant un baiser sur les cheveux mi-longs de ce dernier. «-Reposes-toi Priam, je t'aime. » De nouveau, ce déchirement. Cette douleur qui appuyait contre sa cage thoracique, le poussant à suffoquer. Il était préférable de partir vite, d'arracher le pansement rapidement pour ne pas souffrir plus et faire marche arrière. Alors, l'ex flic, alla jusqu'à sa chambre, il attrapa un gilet en laine, couleur nacre. Le printemps était peut-être là, mais le vent pouvait être froid. Il attrapa les clefs de sa voiture, puis une fois ses boot's enfilés et son jean coincé à l'intérieur de ces dernières, il sortit de sa maison. Prenant, cependant, soin de vérifier trois fois de suite qu'il avait bien verrouiller la porte d'entrée et que l'alarme était bien activée. On n'était jamais trop prudent par les temps qui court.

Une fois le contact mis, il fut surpris d'être attaqué violemment par un jargon américain. Du rap. Sans doute Priam. Il baissa le son et pour se rassurer, pour ne pas culpabiliser, il écouta le CD de rap pendant tout le long du trajet. Le ciel était quelque peu dégagé, toutefois des nuages dansaient au-dessus de l'habitacle à roues. Logan ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'en réalité, les nuages n'étaient rien d'autre que le reflet de l'âme des millions de personnes qui foulaient cette planète. ''Mon gars, tu deviens trop philosophique ces derniers temps''. Il souriait puis, il s'engagea dans une ruelle étroite, cherchant une place et une fois qu'il fut garée correctement. Il coupa le contact, attrapant son portable qu'il fourrait dans sa poche arrière de son jean diesel délavé. Ses plaques militaires ainsi que son alliance cognaient contre son torse musclé, par-dessus le t-shirt noir qu'il avait enfilé. Ses boucles brunes lui cachaient la vue, il passa une main dans ses cheveux, plaquant ces derniers en arrière. Oubliant qu'il avait prit la mauvaise habitude de garder cette barbe de trois jours. L'enseigne du bureau Carver & Dixon était sobre, choisit par la jeune femme. À dire vrai, Logan n'avait fait que s'occuper de l'administratif, la déclaration de l'entreprise, la mise d'argent, l'ouverture d'un compte en banque, les licences et toutes ces choses qu'il savait faire parfaitement, mais aussi quelques petits plus comme l'autorisation d'avoir une arme de service grâce à ses connaissances dans le milieu. Rebecca, petite brune dynamique au charme fou à faire tourner des têtes sur son passage s'était chargé de la décoration, ce genre de choses pour lesquels Logan n'était pas doué.

Il poussa la porte d'entrée, se rappelant qu'il avait oubliée de prendre des cafés au Starbuck du coin. Il se cogna la paume de sa main contre son propre front. Puis il balaya l'endroit qui allait être son second chez lui du regard. Un large sourire enfantin sur son visage creusé par la douleur de la perte. «-Rebecca, t'es là, c'était ouvert....» Bien que chez lui. Logan ne se sentait pas parfaitement à l'aise pour le moment. Il avait toujours été comme-ça, les nouveaux environnements ne le réussissaient pas vraiment, il avait une capacité d'adaptation assez lente. Sans compter que la relation qu'il entretenait avec la jeune journaliste n'était pas vraiment des plus platonique. Non, pas vraiment du sens attirance, mais plutôt ce qui les unissait c'était l'amour que chacun portait aux deux êtres qui s'aimaient, mais étaient trop idiot pour se l'avouer. Logan tira une chaise qui se trouvait non loin de lui. Attendant que la jeune femme ne daigne bien vouloir montrer le bout de son nez.
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Rebecca L. Carver
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MessageSujet: Re: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Mar 10 Juin - 19:45



Open your mind, we love us
ft. Logan & Becca۰



La lumière du soleil s’infiltrait à travers les frêles lanières de bambou qui constituaient l’habillage de fenêtre, dessinant des stries harmonieuses sur la peinture d’un bleu clair. Pendant un moment, je restai là, à flotter entre l’éveil et le sommeil. C’était mon moment favori de la journée. Ce moment de paix et de tranquillité avant que le poids du monde venait s’écraser de nouveau sur nos épaules. C’était le moment de la journée où je pouvais prétendre que j’étais complètement normale que j’avais eu une vie heureuse que l’on m’avait permis de vivre une enfance heureuse. Puis, mon cerveau se remettait à fonctionner, complètement. Avec ses horreurs et ses souvenirs qui noircissaient mon cœur un peu plus. Je repoussai mes boucles brunes loin de mon visage, observant mon environnement, écoutant le silence sourd qui régnait encore dans l’appartement. Mon regard se posa sur l’affiche laminée d’Audrey Hepburn affichée en haut du petit bureau sur ma gauche. Pendant de longues minutes, j’observais ses traits si parfaits, cette grâce des grandes dames tangible même sur cette image en noir et blanc. C’était sans doute pour cela que ma mère l’avait tant aimé, pourquoi elle m’avait dit des centaines de fois que cette femme était un modèle de vie. Ça et le fait que cette femme qui n’avait pas eu la vie aussi facile que l’on pourrait le croire avait eu le cœur sur la main. Mais qu’est-ce que cela lui avait rapporté? Un mariage abusif? Un cœur brisé? Rien de bon, c’était un fait.

Aujourd’hui était une journée particulier, c’était le début de quelque chose de nouveau, quelque chose qui me permettrait d’occuper mes jours. Je n’avais jamais été vraiment douée pour rester assise longtemps, pour rester inactive. J’avais besoin de bouger, de faire travailler ma matière grise. En arrivant ici, je m’étais retrouvée sans boulot, sans occupation, sinon celle de chercher des informations sur l’homme qui avait tué les parents de ma meilleure amie. Lui et le meilleur ami de mon nouvel associé, bien que je me doutais que ce dernier n’apprécierait sans doute pas. Tant pis. Je ne pouvais m’empêcher de protégé Genesis, bien que cette dernière croire que l’homme dont elle était tombée amoureuse n’était pas un danger potentiel pour elle. Je ne voulais prendre aucune chance cependant. Je ne faisais pas confiance en Liam, comment pourrais-je avoir confiance à son bras droit? Je ne voulais pas que cet homme fasse du mal à ma meilleure amie, ou qu’il s’approche de ceux que je considérais aujourd’hui comme ma famille. Alors aujourd’hui et pour toutes ces journées que je passerais dans ce bureau à bosser avec Logan, il me suffirait de ne pas parler de Rickon. C’était aussi simple que cela. Ce n’était pas comme si je n’avais pas l’habitude de taire des sujets importants à mes proches. Non par mauvaises intentions, mais pour les protégés, encore une fois. Et si Logan n’était pas encore « un proche» à proprement parler, il n’était pas moins un collègue.

Il était à peine sept heures trente lorsque je sortis de la douche, vêtue d’un jeans bleu et d’un chemisier d’un bleu aqua, mes cheveux encore mouillés tressés dans mon dos. L’appartement était encore calme et désert lorsque je sortis de la salle d’eau et je ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil à la chambre de mon amie afin de vérifier qu’elle y était toujours. C’était le cas, miraculeusement  et pour une fois, la blondinette semblait sereine dans son sommeil. Je savais pourtant que ça ne durerait pas bien longtemps. Si quelqu’un avait besoin de sommeil, c’était bien Genesis, surtout après les évènements des dernières semaines. Je me souvenais comment elle s’était endormie dans mes bras après notre dispute à son bureau, comme elle s’était agrippée à moi avant de sombrer. Je souris doucement avant de refermer la porte sans bruit derrière moi, me dirigeant vers la cuisine pour lui griffonner un petit mot, lui indiquant qu’elle avait de quoi se nourrir dans le frigo. Autre chose que des pâtes instantanées ou du beurre d’arachide. Je m’étais toujours demandé comment elle avait pu survivre en mangeant uniquement des choses aussi chimiques. J’imagine qu’il n’y avait rien à comprendre. C’était Genesis, sa propre santé passait après son boulot.

Avec près d’une heure d’avance, je quittai l’appartement, prenant bien soin de verrouiller la porte derrière moi. J’observai un moment ma voiture, garée dans le fond du stationnement. Ce truc n’avait pas bougé de là depuis son achat à mon arrivée en Irlande. Je m’étais dit qu’elle pourrait être utile, bien qu’elle n’avait rien fait d’autre que de traînée là. D’où je me trouvais, je pouvais voir le siège d’appoint que j’avais placé sur la banquette arrière pour cette sortie au zoo avec Lukas. J’avais beau ne pas être sa tante comme l’était ma colocataire, j’adorais passer du temps avec l’enfant. C’était un petit garçon adorable et brillant. Je l’adorais. Bien qu’il était toujours aussi douloureux de le côtoyer, puisqu’il ne cessait de me rappeler le mariage de son père. Un mariage qui n’avait eu aucune autre raison d’être que de donner une raison à Adriel de se battre pour quelque chose, qui n’avait fait que me briser le cœur un peu plus. Passant ma main sur ma nuque, je soupirai, chassant ses sombres pensez au loin. Je me morfondrai sur le passé plus tard. Plissant le nez, je déverrouillai la voiture et me faufilai derrière le volant. Je détestais conduire, c’était un fait, mais la voiture était sans doute un meilleur moyen de se rendre au boulot que de marcher, surtout avec les lourds nuages qui roulaient dans le ciel.

Je déverrouillai la porte de notre tout nouveau bourreau, café et viennoiseries en main, mon ordinateur portable callé sous mon bras. En pénétrant sur les lieux de ce qui était mon nouveau milieu de travail, je déposai les cafés Starbucks et les pâtisseries sur l’un des deux bureaux, y lançant mes clés et déposai mon sac sur la patère avant de me dirigé vers le fond pour allumé les lumières. L’endroit était relativement sobre autant dans les couleurs de la pièce que dans l’ameublement.  J’avais laissé Logan s’occuper de tout ce qui était plus officiel. Je n’avais aucun talent pour la paperasse, aucune patience pour ce genre de chose. Je m’étais contentée d’aménager l’espace et de créer les logiciels nécessaires au fonctionnement de notre travail. C’était là ma tasse de thé. Et j’étais plutôt contente de moi, à vrai dire. Le tout avait une certaine classe entre les bureaux de bois sombres, les classeurs d’inox, les quelques plantes vertes et toiles qui donnait un peu de vie à cet endroit. Aucune couleur criarde, aucun motif excentrique. J’avais voulu le tout élégant. Qui plus est, je voyais mal Logan dans un environnement coloré. Ça allait un peu contre l’image du personnage en lui-même.

M’installant derrière mon bureau, j’allumai le serveur. Du moins, tâchait de le faire. Mon écran, comme celui de Logan, restait complètement noir. Morne et sans vie. Merveilleux. Je me faufilai sous le bureau pour vérifier si les fils étaient bien branchés dans la machine, si le tout était fonctionnel. Ce fut la voix grave et rauque de Logan qui me fit sursauter, ma tête entrant violemment en contacte avec le bureau sous lequel j’étais toujours. Je laissai échapper une plainte de douleur. Je finis par ramper hors de ma cachette, me redressant devant l’homme qui me dominait de toute sa hauteur. Je portai ma main à l’endroit où mon crâne était entré en contact avec le meuble, essayant de faire disparaître la douleur de mon acte stupide.   «Hey Logan. » Je lui offris une mimique qui était entre le sourire et la grimace de douleur, vraiment, la prochaine fois que j’étais sous un bureau, je devrais verrouiller la porte. Retournant derrière mon bureau, je tâchai, pour la deuxième fois de démarrer le système informatique, qui obéit cette fois-ci, dans un ronronnement familier. «Il y a du café et des pâtisseries, mets-toi à l’aise, ce bidule risque d’être long à démarrer. » je tendis un café à mon collègue avec la boite de pâtisserie. Ignorant ce qu’il aimait, j’avais un peu fait fort. «Qui plus est, je doute que l’on est des clients dans la prochaine demi-heure. »


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MessageSujet: Re: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Mar 17 Juin - 15:37

Rebecca & Logan
Les hommes que l'on admire le plus sont ceux qui bâtissent des ponts, des gratte-ciel et des empires. Mais en réalité, les plus fiers et les plus admirables sont ceux qui arrivent à bâtir l'amour. Car il n'est pas de plus grande et de plus difficile entreprise.



Logan aimait les endroits spacieux et plutôt modernes, ce genre d'endroit lui rappelait sa défunte femme, une véritable amoureuse du design, oh...combien de fois ne cessait-elle pas de lui dire à qu'elle point elle aurait dû être décoratrice d'intérieur et non pas journaliste. Lyanna avait été blessé par cette profession, elle avait finit par comprendre que le journalisme c'était avant tout de la politique et que la politique c'était l'argent. Peut-être que c'était ça qui touchait Logan en Rebecca, peut-être que c'était pour cela qu'il avait décidé de travailler avec elle, en plus de ce côté petite fouineuse qui lui rappelait aussi son épouse. Oui. Logan avait trouvé Rebecca touchante d'une certaine façon et il ne pouvait pas s'empêcher de penser à la situation complexe dans laquelle tous deux se trouvaient tandis qu'il balayait la grande salle du regard, à la recherche de la petite brune qui se trouvait à quatre pattes sous l'un des vastes bureau laqué noir. Il l'a vit se cogner et dans un élan de protection, Logan tendait une main devant lui, essayant d'attraper le vide. De vieux réflexes. Euphémia se blessait souvent de cette façon lorsqu'elle était enfant, elle aimait particulièrement se cacher sous le bureau de son père, pendant que Priam gambadé en couche culotte à la recherche de la rouquine. Logan esquissa un faible sourire tout en fermant son poing devant lui et la silhouette de sa collègue se dessina au travers la faible lueur de soleil du matin. Elle était magnifique. Logan ne pouvait pas s'empêcher de plonger ses yeux azurs dans ceux de la jeune femme, même lorsqu'elle se frottait le haut de son crâne de cette façon. «Hey Logan. » Logan leva sa main droite en l'air, avec ce sourire béant qui se dessinait sur son visage. Vraiment, il y avait quelque chose d'attendrissant chez cette fille. «-Salut, désolé je voulais pas te surprendre, j'espère que t'as pas trop mal...» Sa main se logea sur sa propre nuque et il la frotta de façon nerveuse. Toute cette histoire d'entreprise le rendait nerveux, lui qui était bien plus habitué à l'action, allait devoir prendre sur lui. Becca quant à elle, ne perdait pas une minute, elle était déjà repartie se battre contre les appareils électroniques. Logan ne pût s'empêcher de sourire une secondes fois, il aurait pu l'aider, mais...elle avait l'air de prendre toute cette histoire d'ordinateur comme une bataille personnelle.

«Il y a du café et des pâtisseries, mets-toi à l'aise, ce bidule risque d'être long à démarrer. » Cette fois-ci un rire rauque résonnait dans la salle, Logan ne pouvait plus s'empêcher de rire à cette situation et bizarrement ça lui faisait un bien très étrange. Rire sans avoir la gorge nouée, pouvoir rire des petites choses du quotidien, certainement parce que Becca avait ce quelque chose en plus. Cette blessure qu'elle cachait de la même façon que lui et ce besoin de s'occuper l'esprit avec des petites choses comme la cuisine, le ménage, l'écriture, le sport, tout était prétexte pour oublier. Toutefois, elle comme lui, savaient garder les pieds sur terre pour leur proche. Oui. Elle lui ressemblait un peu. L'ex flic attrapa le café de la jeune femme et attrapa un mini croissant à la texture assez attirante. «-Merci désolé, j'ai oublié d'en prendre sur le chemin, je pense qu'en effet on a le temps.» Logan croqua à pleine dent à l'intérieur de son croissant. Il avait faim. En réalité, le père de famille ne prenait plus le temps de se nourrir ces derniers temps, avec tout ce qui s'était passé dans sa vie, Rickon, son fils, sa tentative de suicide d'il y a quelques mois et l'anniversaire de la mort de sa femme qui s'approchait doucement. Chaque morceau qu'il avalait, avait un goût amer, cassant, presque comme avaler des petits bouts de verres qui vous transperce l’œsophage. Pourtant, étrangement, ce matin ça allait mieux, il y avait des jours comme ça où la douleur était moins vivace. Hélas, ça ne durait que peu de temps, car elle revenait plus forte et plus violente. «Qui plus est, je doute que l'on est des clients dans la prochaine demi-heure. » Logan avala son petit bout de croissant puis il porta la tasse de café en carton jusqu'à ses lèvres ingurgitant une gorgée de café brûlant. Il aimait ça.

En réalité, il avait imaginé son premier jour remplis d'action, de recherche, comme un gamin à qui on venait d'offrir un nouveau jouet il avait hâte de prouver ce qu'il valait sur le terrain. Et se rendre compte qu'il ne ferait rien d'autre qu'attendre l'angoissait un peu. «-Je suis un peu déçu, je t'avouerais que je suis nul en pub, mais..j'ai réussi à avoir une autorisation pour que je puisse avoir une arme au cas où et toi aussi par ailleurs. » Logan alla jusqu'à son bureau et il déposa sa tasse à café sur ce dernier, prenant soin d'allumer son écran, il posa ses fesses sur ce dernier tout en croisant ses bras contre sa poitrine. «-En fait je me demandais si t'avais fait une formation pour utiliser une arme ou même du corps à corps, parce que si tu veux te sentir rassuré, je peux t'apprendre. » Logan se tut pendant quelques secondes avant d'ajouter maladroitement. «-En tout bien tout honneur bien sûr...» Il se maudissait pour être si maladroit. Alors, l'air de rien, il porta son café jusqu'à ses lèvres de nouveau, il se laissa glisser sur ses pieds et tira sa chaise de bureau pour se poster devant son ordinateur. L'envie d'une clope lui brûlait la gorge. Puis, comme toute cette histoire lui trottait dans le crâne, comme il se souvenait du corps de la jeune femme inerte, il se lança dans un élan de curiosité. Levant ses yeux azurs de l'écran, il essayait de trouver le regard bleu de la petite brune «-Comment elle va ? » Pas qu'elle était importante pour lui, mais Logan voulait pouvoir rassurer cet idiot de Rickon lorsqu'il rentrerait, parce qu'il savait que Rickon n'oserait plus la joindre.
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MessageSujet: Re: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Mar 17 Juin - 17:35



Open your mind, we love us
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J’observais le visage de Logan, mes doigts tâchant toujours de chasser la sensation de douleur qui irradiait de mon cuir chevelu. Je n’étais pas vraiment surprise de ma maladresse matinale, à vrai dire, je m’étais étonnée moi-même jusqu’à présent. J’aurais très bien pu tomber dans la douche ou renversé un café sur ma petite personne dès mon réveil. Après, je m’étonnais d’être couverte d’ecchymoses et d’éraflures. Ou encore du regard presque anxieux de mes proches lorsque je décidais de me mettre aux fourneaux. Honnêtement, je ne savais pas si c’était par peur que je mette le feu à la maison en faisant frire des frites ou que je perde un doigt en coupant des légumes. Il n’en restait pas moins que ça me donnait à la fois envie de lever les yeux au ciel et de rire. Néanmoins, j’avais espéré cacher ce trait de caractère ravageur à Logan pendant un moment, c’était sans compter sur cet ordinateur de malheur qui refusait de m’obéir comme une gentille petite machine. Lorsque je posai les yeux sur le jeune homme, je ne peux m’empêcher de rire légèrement. Il avait une de ses mimiques amusantes, le sourire fendu jusqu’aux oreilles, la main levée à la façon de scout. «-Salut, désolé je voulais pas te surprendre, j'espère que t'as pas trop mal...» Ma main retombait sur mon flanc, plantant mes yeux dans ceux de Logan. « Ça va. Je suis plus solide que j’en ai l’air.» Sur ce, je me détournai, retournant me battre avec cet ordinateur récalcitrant. Je commençais réellement à prendre cette bataille contre l’appareil comme un truc personnel. Et j’eus une exclamation victorieuse quand l’ordinateur se mit en marche, finalement.

Je bondis sur mon bureau, m’y retrouvant assise, les jambes dans le vide, attrapant mon café entre mes doigts avant de le porter à mes lèvres, alors que le rire rauque et plaisant de Logan remplissait le bureau, couvrant les bruits ambiants. Pour une raison obscure, j’étais certaine qu’il n’était pas le genre d’homme qui riait souvent. Il y avait ce fantôme de tristesse qui brillait si souvent dans ses yeux, ce même spectre que je pouvais voir chez ma meilleure amie et ses frères. Cette même ombre que je voyais dans mes propres prunelles lorsque je m’observais dans le miroir, et que je tâchais de faire disparaître derrière des mimiques joyeuses et une attitude sautillante. Je savais que ça ne fonctionnait pas, que c’était une forme de mensonge, mais à un certain point, je me mentais à moi-même. Je refusais de voir à quel point j’étais moi-même endommagée. Pourtant, je m’entêtais à m’entourer de gens qui me rappelaient ma propre douleur. J’ignorais ce qu’avais vécu Logan, mais il y avait quelque chose en lui, une blessure, une cassure, qui m’était beaucoup trop familière. «-Merci désolé, j'ai oublié d'en prendre sur le chemin, je pense qu'en effet on a le temps.» Je relevai la tête vers lui, déposant mon café pour attraper un croissant à mon tour. Croissant avec lequel je jouais un moment avant de déposer sur une serviette de table, intacte. Je n’avais pas faim, j’avais simplement besoin de m’occuper les mains. «Encore heureuse que tu as oublié alors. Il semblerait que je suis invivable avec de la caféine dans le sang» Je lui fis un clin d’œil avant de reporter mon café à mes lèvres pour y trempé mes lèvres.

Mon regard se porta sur les fenêtres comme si j’attendais que quelqu’un passe la porte avec une mission extravagante à nous offrir, bien que je sache que je ne devais pas m’attendre à de telles choses maintenant, nous n’étions ouverts que depuis quelques minutes après tout. D’où j’étais, je pouvais voir des gens lever la tête vers notre affiche avec un air curieux sur le visage, mais personne n’osait pousser la porte. «-Je suis un peu déçu, je t'avouerais que je suis nul en pub, mais..j'ai réussi à avoir une autorisation pour que je puisse avoir une arme au cas où et toi aussi par ailleurs. » Mon visage se tourna vers lui, une lueur incertaine dansant dans mes prunelles bleues. Une arme à feu? Je n’avais jamais touché à ce genre de chose, j’avais une aversion pour tout ce qui pourrait faire mal à quelqu’un, à tout ce qui pouvait blesser. J’étais toujours rassurée de savoir que Genesis gardait son arme de service dans un coffre de sureté, hors de portée, bien que je n’aimais pas savoir qu’il y avait ce genre de chose chez moi. Et voilà que l’homme installé en face de moi venait de me dire qu’il avait réussi à m’obtenir un permis de port d’arme. «-En fait je me demandais si t'avais fait une formation pour utiliser une arme ou même du corps à corps, parce que si tu veux te sentir rassuré, je peux t'apprendre. » Je devais avoir l’esprit mal tourné, c’était obligatoirement ça… Il n’en restait pas moins que mes joues prirent une teinte rouge vif alors que j’écarquillai les yeux, m’étouffant à demi avec ma propre salive. Il sembla se rendre compte de sa bêtise d’ailleurs, vu sa tête. «-En tout bien tout honneur bien sûr...» Ouais… bien sûr. À mon tour, je portai mon café à mes lèvres afin de me donner le temps de reprendre contenance. «Je…. Non. Non, je ne sais pas utiliser une arme à feu. » Quant aux corps à corps… je ne savais pas trop quoi repose… Non en fait, je n’avais pas envie de répondre. Que pouvais-je répondre à ça sans me prendre les pieds dans les plats?

J’avais principalement été élevée par ma grand-mère après le décès de ma mère, mon père s’enfonçant lentement dans la dépression et l’alcool. La vieille femme avait fait ce qu’elle pouvait avec une enfant traumatisée sur les bras, je lui étais redevable, je l’avais adorée. Mais jamais elle n’avait jugé utile de m’inscrire dans des cours d’autodéfense ou de karaté, préférant me voir poursuivre mes cours de piano afin que je ne perde rien de ce que ma mère m’avait appris de la musique. Puis par la suite, j’étais devenue journaliste et il n’y a rien dans ce boulot qui vous donne une raison de vous battre à mains nues. Cependant, c’était grâce à cela que j’étais une vraie teigne aujourd’hui. Je pouvais me battre griffes et ongles, mais avec des mots, pas avec mes poings. «-Comment elle va ? » Je relevai les yeux vers lui, essayant de chasser l’embarras que je ressentais toujours. Elle? Il me fallut un moment pour comprendre qu’il parlait de Genesis. Qui d’autre? Il devait avoir appris de Rickon la fusillade dans laquelle mon amie s’était pris une balle. Cherchant les mots justes, je passai une main dans mes boucles brunes, les ébouriffants davantage. «Elle s’en sort. Je veux dire… C’est Genesis, elle n’en parle pas, fait comme si ce n’était pas grave, comme si ça ne la touchait pas… » Comme pour n’importe quoi d’autre. Elle faisait la même chose pour la douleur qu’elle ressentait lorsque l’on parlait de ses parents, pour la peur qui la tiraillait quand on parlait du Poète. Et jusqu’à récemment, pour ce qu’elle ressentait envers Rickon. Je me souvenais encore aisément de la crise qui avait eu lieu dans son bureau. « Mais je le vois dans ses yeux, dans la façon dont elle s’agite la nuit, dans ses silences… et honnêtement Logan, je commence réellement à manquer de ressources.» Je baissai la tête légèrement, jouant avec mes doigts, un peu honteuse de lui dire tout cela. J’avais l’impression de trahir mon amie.



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MessageSujet: Re: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Jeu 19 Juin - 22:30



Rebecca & Logan
Les hommes que l'on admire le plus sont ceux qui bâtissent des ponts, des gratte-ciel et des empires. Mais en réalité, les plus fiers et les plus admirables sont ceux qui arrivent à bâtir l'amour. Car il n'est pas de plus grande et de plus difficile entreprise.



Logan ne s'était jamais intéressé à la famille Slyfiter et encore moins à l'entourage de cette dernière, il avait entendu parler de cette histoire horrible qui poursuivait ces pauvres gens et bien qu'il trouvait ça horrible il n'avait jamais eu l'occasion de les connaître et si aujourd'hui il était si proche de cette famille au passé malsain c'était parce que Rickon, son meilleur ami, était proche non seulement du plus psychotique des Slyfiter, mais il aimait la plus taciturne des filles de tout le pays, si on ajoutait à cela que l'aîné de la fratrie haïssait au plus au point Rickon. Logan ne pouvait que chercher à connaître ce qui attirait tant les êtres chez eux, pourtant il le savait tout au fond de son coeur. Lorsqu'il avait posé son regard sur la jeune Genesis inerte dans son lit d'hôpital, il avait comprit qu'elle faisait partie de ces gens qu'on n'oublie pas, ces gens qui ne laissent pas indifférent que cela soit en bien ou en mal. Et il avait comprit pourquoi Rickon s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage, c'était parce qu'elle était de marbre au milieu d'une tempête, elle aurait été capable de tenir debout. En cela il reconnaissait Becca, elle avait beau avoir cet air enfantin, ce regard de petit chaton qu'on aimerait adopter, il y avait une certaine force qui emmenait d'elle. Une force que Logan aimait contempler. Toutefois, il connaissait le métier, il savait qu'être détective privé relèverait parfois de petites altercations et il était préférable pour Rebecca d'apprendre maintenant plutôt que dans le feu de l'action. Néanmoins, le père de famille ne relevait pas réellement la conversation sur ce sujet, sachant pertinemment qu'il avait instauré une ambiance plutôt étrange entre eux. Il avait toujours été maladroit avec les femmes et pourtant Logan Dixon n'en restait pas moins un homme chaleureux et soucieux de son prochain.

Logan était alors installé face à son ordinateur portable, une large page blanche et des écritures multicolores ''google'' lui brûlaient la rétine lorsqu'il aborda le sujet épineux qu'était l'état de Genesis. Meilleure amie de Rebecca et grand amour de son propre meilleur ami. Mais, Logan ne pouvait pas rester dans le brouillard, qui plus est, il se sentait étrangement responsable de Genesis, ne serait que par égoïsme purement et simplement parce qu'il ne voulait pas perdre Rickon. Il se dégoûtait à cet instant, mais ne pouvait pas lutter contre cet instinct de protection qui était ancré en lui depuis qu'il était devenu père. Alors, il attendit, patiemment, ses doigts frôlant le clavier neuf, face à lui, il n'écrivait pas, il se contentait de laisser voguer son esprit en attendant que sa collègue ne se sente prête à parler du sujet épineux. Parce qu'il ne voulait pas la presser et si elle le prenait mal, il s'en excuserait, parce qu'en effet ça ne le regardait pas. «Elle s'en sort. Je veux dire... C'est Genesis, elle n'en parle pas, fait comme si ce n'était pas grave, comme si ça ne la touchait pas... » Logan releva son regard en direction de Becca, la brune glissait ses doigts entre ses petites boucles brunes. Elle semblait perdu dans ses souvenirs, des souvenirs douloureux à en juger et puis les neurones de Dixon se concentrèrent sur les paroles de Becca. Cette fille, cette Genesis ne faisait rien d'autre que s'enfermer dans le même mutisme que son propre fils Priam. Il pouvait comprendre ce que Becca voyait chaque matin au réveille, chaque soir au couché. C'est comme être avec une personne sans qu'elle ne soit réellement là. Toutefois Logan hésitait à parler, lui répondre pour lui dire quoi ? Qu'il était désolé, qu'il comprenait ? Il savait que ça ne changerait rien, que la famille qu'elle aimait tant serait toujours aussi tordue tant que ce type serait en vie. Alors, le père de famille ne fit que la fixer sans rien dire, laissant glisser un stylo entre ses phalanges abîmés. « Mais je le vois dans ses yeux, dans la façon dont elle s'agite la nuit, dans ses silences... et honnêtement Logan, je commence réellement à manquer de ressources.» Et, ça, il ne pouvait que le comprendre, Logan sortit son Iphone 4S de sa poche, son fond d'écran était une photo de Priam et D'Euphémia le premier jour des vacances scolaires de l'an passé. Logan les avait emmené à la montagne, Priam avait ses cheveux noirs ébouriffés qui lui cachait une partie du visage, il essayait de sourire, mais on pouvait lire dans ses yeux azurs transperçant cette froideur, stigmate de la nuit où il avait vu sa propre mère se faire tuer. À ses côtés, la petite rousse pétillante qu'était Euphémia et qui pourtant avait versé un litre de l'arme lorsqu'elle avait trouvé son père inerte dans la salle de bain. Tentative de suicide après un épisode psychotique, pour Logan c'était juste qu'il voulait revoir Lyanna et rien d'autre.

Le père de famille resta un long moment assis, le regard figé sur son portable, puis il fit rouler sa petite chaise de bureau jusqu'à Becca et lui tendit l'appareil. «-Ce sont mes deux enfants. Lui c'est Priam et elle Euphémia. Tu dois t'en fiche, mais en fait ton amie me fait penser à mon fils, Priam. Un garçon adorable, toutefois depuis qu'il a vu sa mère se faire assassiner, il fait comme ci tout va bien. » Logan portait son regard sur l'anneau qui se trouvait autour de son cou, il posa un pied sur le sol et fit de nouveau rouler sa chaise jusqu'à son ordinateur. Il ne savait pas pourquoi il lui disait ça, à elle, mais d'une certaine façon il avait été touché par cette impuissance face à la douleur. Il ajoutait, du bout des lèvres. «-En fait je ne connais pas ta meilleure amie, mais je l'ai déjà vu à l'hôpital. Elle était dans le coma. Elle paraissait...forte. Je n'ai pas vraiment de solution miracle pour elle, comme je n'ai pas de solution miracle pour mon propre fils...l'impuissance d'un père c'est quelque chose d'horrible. » La voix de l'ex flic se mettait à être irrégulière, tremblante et plus aussi sûr d'elle qu'il pouvait l'être habituellement. Parler de ça, de son fils, à une personne extérieure lui faisait mal, autant que ça le soulager. Alors, il posa ses deux coudes sur son large bureau, les paumes de ses mains entourant son menton couvert de poils. Le regard azur qui fixait un point imaginaire face à lui. «-Je suis juste certain d'une chose Becca. Certaines blessures ne guérissent pas seules...il faut quelqu'un pour recoller les morceaux et encore faut-il que le blesser se laisse toucher...car la décision lui appartient. » Lui-même n'était pas prêt de laisser qui que ce soit toucher son coeur. Personne n'avait encore le pouvoir de traverser sa poitrine et de recoller ce qui restait de son être. Ses enfants l'aidaient, chaque jour que dieu faisait, c'était entendre les rires de ses enfants qui l'aidaient à se lever le matin sans avoir l'envie de se tirer une balle dans la tête. Logan se leva, il ouvrit la petite fenêtre qui se trouvait de son côté et qui donnait une vue sur la ruelle vivante dans laquelle il devrait chaque jour venir travailler. Il aimait cette idée. Puis il sortit son paquet de cigarette avant de s'arrêter dans son geste, son regard croisant celui de la jeune femme. Silencieux. «-ça te dérange si je fume ? » Histoire de calmer ses tremblements et d'éloigner l'horreur qui le suivait chaque nuit. Il tira un tube blanc et le porta entre ses lèvres. Passant délicatement une main dans ses cheveux bouclés, ébouriffés par la petite brise qui traversait la fenêtre.
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Rebecca L. Carver
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MessageSujet: Re: Rebecca ▬ Open your mind, we love us. Ven 20 Juin - 5:00



Open your mind, we love us
ft. Logan & Becca۰



Je savais que lorsqu’on ne la connaissait pas, Genesis ne semblait pas être la personne la plus aimable et adorable qui soit. En réalité, avec son air froid et ses manies distantes, elle semblait être tout le contraire, comme si son cœur était gelé sous une épaisse couche de glace. Je la connaissais depuis suffisamment longtemps cependant pour savoir que ce n’était qu’une façade, une façon de se protéger de tout ce qui pourrait la blesser ou qui la blessait. Les murs qu’elle avait érigés autour d’elle étaient si épais, si hauts, que je me demandais par moment si quelqu’un pourrait un jour les faire tomber. Par moment, j’avais l’impression que même moi je ne pouvais pas les faire trembler, que même ses frères n’arrivaient pas à la toucher réellement, comme si son âme était inatteignable. Je savais qu’elle nous aimait. Je l’avais vu, quelques jours plutôt pendant cette dispute. Je le voyais dans sa façon d’agir avec Adriel, dans la ténacité qu’elle avait mise à retrouver l’assassin de ma mère pour m’aider à avancer. Comme je savais qu’elle ne vivait que pour mettre une balle dans la tête de l’homme qui avait fait de sa vie un enfer. C’était ce qui me faisait le plus peur en réalité. Je savais qu’elle n’hésiterait pas à mourir pour tuer ce type. J’ignorais si elle vivait réellement la plupart du temps, en fait, elle ne faisait que survivre, principalement. Avançant dans la vie, jour le jour, ce contentant de respirer, de passer à travers les heures sans faiblir. C’était ce qui me faisait le plus mal. Le fait que j’étais complètement impuissante face à celui. Comme je l’avais toujours été.

Je me mordillais les lèvres nerveusement, les yeux rivés sur un point invisible à gauche sur bureau de Logan. J’avais réellement l’impression de raconter la vie privée de Genesis, alors que celle-ci me faisait une confiance aveugle. À ce moment précis, je me détestais profondément. Je sentais la culpabilité rouler sur ma peau, serrer mon cœur dans son étau, comme pour me prouver que je n’étais pas digne de l’amitié que la blondinette me portait. Pas à ce moment précis alors que je papotais du mal qui la rongeait avec ce qui était pour elle un pur étranger. Certes, Rickon aurait dû lui en parler, quelque part, entre deux verres. Ce n’était pas comme si cet idiot avait un quelconque code d’honneur. Je relevai les yeux vers l’homme lorsqu’il fit rouler son fauteuil jusqu’à moi, me présentant son mobile que je pris entre mes doigts, observant la photo qu’il me présentait. «-Ce sont mes deux enfants. Lui c'est Priam et elle Euphémia. Tu dois t'en fiches, mais en fait ton amie me fait penser à mon fils, Priam. Un garçon adorable, toutefois depuis qu'il a vu sa mère se faire assassiner, il fait comme ci tout va bien. » Mon regard s’attarda sur le visage du petit garçon. Un visage adorable, bien qu’à demi caché par ses mèches sombres et rebelles, un sourire qui se voulait éclatant, bien qu’il n’atteigne pas ses yeux assombris par des images que je connaissais trop bien. Le garçon était un contraste tranchant avec la petite rouquine qui se trouvait à son côté, la joue collée contre celle de son frère.

Pendant de longues minutes, j’observais le garçon, avec une douleur poignante dans la poitrine. J’avais été cette enfant. J’avais été ce petit bout d’humain qui avait vu son monde s’écrouler avec fracas sans pouvoir bouger le petit doigt. Je me souvenais du poids sur mes épaules, cette pression sur ma poitrine qui essayait de m’étouffer. La douleur sous laquelle je me noyais chaque fois que j’ouvrais les yeux, chaque matin, alors que les gens autour de moi essayaient de m’arracher un sourire. Puis, pour leur faire plaisir, pour qu’ils cessent de se torturer, de s’inquiéter, je m’étais mise à rire, à sourire, redevenant le fantôme d’une enfant que j’avais jadis été. Bien que j’aie su que plus jamais mon monde n’aurait le même éclat, la même saveur. C’était là que j’avais fait ce choix qui me s’épurait de ce qu’était Genesis aujourd’hui. Le moment où j’avais choisi de camoufler la plaie toujours à vif derrière une attitude joyeuse, comme si rien ne s’était jamais passé, alors que mon amie avait simplement barricadé son cœur derrière des murs. Mon regard se posa sur la rouquine quelques secondes, me disant que derrière la douceur qu’elle semblait respirer, derrière ce visage d’ange et ce sourire adorable, elle aussi avait mal. Plus qu’elle devait le laisser voir. J’inspirai, réalisant pour la première fois que des larmes s’étaient formées derrière mes paupières alors que mes pensées vagabondaient.

Je rendis l’appareil électronique à son propriétaire, prenant le temps de stabiliser ma voix avant de prendre la parole, essayant de chasser cette boule qui s’était formée dans ma gorge. Je ne savais pas trop quoi dire, quoi faire. Je comprenais trop bien ce que ressentait ce garçon, cet enfant qui avait assisté, impuissant, à un drame qu’il n’aurait pas pu arrêter, car au final, il n’était que ça; un enfant. Mon regard toujours rivé dans le vide, j’enroulais mes bras autour de moi, comme pour me protéger d’une quelconque douleur, comme pour prévenir une probable brûlure dans mes poumons. Une brûlure qui ne vint heureusement pas. Une douleur qui elle, était toujours là. Lancinante et assassine, attendant toujours un moment de faiblesse, une craquelure dans ma carapace pour s’y faufiler et m’envahir. «J’ai été cet enfant. Celui qui assiste à l’assassinat de sa mère. Je connais le sentiment d’impuissance, la haine qu’on se porte, la culpabilité qui nous ronge. L’image du corps sans vie et couvert de sang de la personne qui nous a mis au monde qui revint à chaque nuit, à chaque moment de la journée. » Ma voix était légèrement tremblante, bien qu’égale. C’était des mots que je ne prononçais jamais, des sentiments sur lesquels je préférais ne mettre aucun mot. Je continuais de fixer le vide. C’était toujours plus facile de que le regarder dans les yeux. . «J’aimerais te dire que ça passe, qu’on oublie. Ce serait mentir. » Je me mordis la lèvre, croisant son regard pour la première fois, essayant de lui sourire, rassurante. «On apprend à vivre avec ce fardeau, avec le temps. »

Je savais que mes paroles n’avaient rien de rassurant, mais je n’avais pas envie de lui faire de fausses promesses. Aujourd’hui encore, j’avais dû mal à vivre avec la perte de cette femme. Chaque jour, il se passe quelque chose que j’aimerais lui raconter. Mais je savais que ce n’était pas possible, ça ne le serait plus jamais. Ce petit garçon finirait par aller mieux, avec le temps, s’il choisissait d’aller mieux, s’il ne laissait pas la douleur prendre le dessus. Il fallait juste laisser le temps faire son œuvre, laisser les années atténuées la douleur, le laisser apprendre à vivre avec ce nouveau fardeau. «-En fait je ne connais pas ta meilleure amie, mais je l'ai déjà vu à l'hôpital. Elle était dans le coma. Elle paraissait...forte. Je n'ai pas vraiment de solution miracle pour elle, comme je n'ai pas de solution miracle pour mon propre fils...l'impuissance d'un père c'est quelque chose d'horrible. » Ma main voleta jusqu’à son bras, se posant de façon chaleureuse sur sa peau, comme pour lui communiquer ma compassion. Malgré l’impuissance qu’il pouvait ressentir, Logan était un bon père. Il avait été là pour ses enfants, il était toujours là pour eux, les soutenants, leur prouvant qu’ils n’étaient pas seuls dans ce monde cruel. Même s’il ne se sentait pas à la hauteur, même s’il se sentait dépassé par les évènements, il était là. C’était tout ce qui importait. Mais que pouvais-je dire? Que je comprenais? Que je savais ce qu’il ressentait? Ce serait que des mensonges. J’ignorais ce qu’il ressentait, ce que ça faisait d’être impuissant devant la détresse de ses propres enfants, ceux que l’on devait protéger coûte que coûte.

J’avais su des jours après que Genesis s’était réveillé de son coma qu’elle était à l’hôpital. Mon amie avait toujours eu un don pour nous oublier pendant des jours, comme si nous n’étions que des figurants dans son monde. Je savais que ce n’était pas pour mal faire, mais ça me blessait plus que je ne le laissais croire. Je n’avais pas de mal à comprendre ce que disait Logan cependant. Je savais que Genesis avait toujours l’air forte, même dans son sommeil quand elle se battait avec ses démons, même lorsqu’elle avait éclaté en sanglot dans mes bras, elle m’avait semblé forte. Même si, parfois, je me demandais si c’était vraiment du courage, de la force, de se laisser submerger, guider, par la douleur à ce point. «- Je suis juste certain d'une chose Becca. Certaines blessures ne guérissent pas seules...il faut quelqu'un pour recoller les morceaux et encore faut-il que le blesser se laisse toucher...car la décision lui appartient.» Mon regard accrocha le sien, malgré la distance qui nous séparait. Ses traits n’étaient plus aussi posés et placides qu’à son arrivé dans le bureau. Ce n’était pas vraiment étonnant, vu le sujet épineux que l’on creusait. Ça ouvrait de vieilles blessures, les faisait saigner de nouveau. Il avait raison sur ce sujet, c’était à elle de laisser ses murs tomber, de laisser quelqu’un panser ses plaies. Je me laissai tomber sur mes pieds, contournant mon bureau pour m’asseoir derrière mon ordinateur, sans pour autant y touché. «M’ouais… il semblerait que ton idiot de copain réussit particulièrement bien à le toucher, son cœur. » Lançais-je d’un ton glacial que j’utilisais presque jamais.

Je regrettai mes mots presque instantanément, coinçant de façon nerveuse ma lèvre inférieure entre mes dents. Je n’allais pas m’excuser cependant, je ne m’excuserais pas pour quelque chose que je pensais. Non que je connaisse Rickon personnellement, mais ce que j’avais lu et entendu sur lui me suffisait à me faire une idée sur l’homme. Mon instinct me criait de ne pas lui faire confiance, qu’il y avait quelque chose de sombre chez cet homme, quelque chose que je n’arrivais pas a expliqué, mais ça ne changeait rien à mes yeux. Mon instinct ne me trompait presque jamais, jusqu’à aujourd’hui, il m’avait toujours guidée vers la bonne voie. J’agitai la main en guise de réponse à sa question, signifiant que cela m’était égal s’il allumait sa cigarette. Je n’avais pas vraiment réfléchie à la question. Ce n’est que lorsque la première vague de fumer envahit le bureau et me piqua les narines que je compris mon erreur. Bravo Becca! Vraiment! Y’avait de quoi être fière. N’étais-je pas bien placée pour savoir que la cigarette était l’une des causes principale des crises d’asthme? Bien entendu, mon vis-à-vis ignorait tout de cela, comme la majorité des gens en dehors de mes proches. Attrapant mon café, je me déplaçai jusqu’à la fenêtre derrière mon propre bureau, l’ouvrant en grand pour laisser l’air frais entrer dans la pièce, et je m’installai près de celle-ci, le dos contre le mur, les bras croisés sur ma poitrine.



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