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Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement."

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Nikolaï B. Vikachev
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MessageSujet: Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement." Mar 3 Juin - 14:02

 » Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement.


« La réalité ne peut être passée sous silence, sauf moyennant un prix à payer; et plus on persiste à la passer sous silence, plus le prix à payer devient élevé et terrible.»




                          Il était 18h quand Nikolaï quitta Trader Corporation. Première fois depuis bien longtemps qu’il rentrait tôt. Dire si cela l’enchantait ou pas, il n’en savait rien. Il avait simplement envie de se retrouver avec sa famille. Ou du moins ce qui lui restait de famille... Pour faire simple, Elena ne lui parlait quasiment plus, ou plutôt était-ce lui qui manquait d’attention envers elle. Quant à ses filles, l’âge avait eu raison d’elles. En effet, elles préféraient flâner en ville plutôt que d’accorder ne serait ce que cinq minutes de discussion avec leur père. Il ne les blâmait pas, il savait qu’aujourd’hui la vie d’adolescente était bien plus remplie qu’elle n’y paraissait. Non, ce qui le chagrinait plus c’était le comportement d’Elena. Il n’a jamais vraiment su à partir de quand, leur histoire à vraiment dérapée. Il ne savait même pas comment cela était possible... Dans le fond il tenait à elle comme à la prunelle de ses yeux, mais ensemble ils n’arrivaient plus à avancer. Et ça, ça le retournait de l’intérieur d’une force inimaginable. Cette femme qu’il avait tant admiré étant jeune, qu’il avait chérit année après année, il ne la reconnaissait plus. Ou bien était-ce son propre portrait qu’il n’identifiait même plus dans un miroir ? Beaucoup trop de questions lui venaient à l’esprit.

Alors ce soir il voulu leur donner une dernière chance. Il voulait savoir s’il avait définitivement perdu celle pour qui chaque centimètre de son corps avait autrefois frémit à son contact, ou bien si tout était bel et bien terminé. Il n’avait pas envie de ça, vraiment pas, mais aurait-il pu lui en vouloir ? Sans doute pas. Déstabilisé, il entreprit néanmoins avec l’aide d’un cuisinier de préparer un repas typique, le tout agrémenté d’une sauce particulière que les couples aimaient appeler : le romantisme. Nikolaï ne connaissait rien à tout ça, il n’en avait jamais vraiment eu besoin pour séduire Elena. Ca avait toujours été très simple entre eux deux. Un coup de foudre parait-il. A ça, Nikolaï voulait bien y croire. Sinon il ne lui aurait sans doute jamais enfanter deux belles princesses. 

Une fois deux ou trois bougies mises en place, le plat contenant un met délicieux au four, une bouteille de vin débouchée et installée sur la table, il ne lui restait plus qu’à prendre une douche et à attendre Elena. Une fois encore il prit soin de paraître des plus parfait dans un de ces costumes hors de prix de son dressing. Il avait toujours aimé plaire, être au centre de toute attention, séduire la foule avec de simples mots, mais ce qu’il détestait au plus haut point c’était peut être passer inaperçu. Etre celui qu’on ne remarque pas parmi l’immensité de la foule... A cette pensée, un frisson lui parcouru l’échine. Néanmoins, sa récente nomination au poste de maire de la ville lui fit retrouver ce sourire disparu. Il avait désormais en main toutes les clefs pour réussir professionnellement. Il ne lui restait plus qu’un plan d’attaque et quelques personnes sur qui il allait pouvoir compter durant son mandat afin de faire de cette ville, une ville à son image. Bien entendu quelques points noirs restaient encore présent, comme le fait que sa femme se soit également proposée pour le poste de maire. Depuis quand elle s’intéressait à la politique ? Et puis surtout pourquoi ne lui en avait-elle jamais parlée ? Plus que de l’inquiéter, cela le mettait hors de lui. Voir que son couple lui échappait à ce point, lui qui aimait tant tout contrôler, s’en était de trop... 

Il allait bientôt pouvoir éclaircir tout ça. En effet, un claquement de porte se fit entendre. Nikolaï se dirigea vers l’entrée et y aperçu Elena. Sublime comme d’habitude. Inspirant à fond il se dirigea vers elle avec son plus beau sourire et l’aida à enlever son manteau.

« Tu as passé une bonne journée ? »

Décidément, il en faisait beaucoup de trop... Ce n’était en rien naturel, et il le savait. Tout autant qu’Elena devait se demander pourquoi il jouait au clown... 

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Maëlys H. Vikachev
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MessageSujet: Re: Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement." Mer 4 Juin - 10:57







Elena&Nikolaï & Maëlys

« Quelle tristesse de voir un père avec de l'argent et pas de joie.
L'homme a étudié l'économie, mais jamais le bonheur. » 


C'était une belle journée songeai-je en y repensant... Les cours à la fac avaient été très intéressants et ma rencontre avec Genesis m'avait fait très forte impression. C'était une femme passionnante et intéressante avec un charisme qui en imposait. Personne n'avait d'ailleurs émis le moindre bruit durant l'exposé qu'elle avait fait devant la classe. Cela avait pourtant bien duré toute la matinée mais les habituels dissidents n'avaient rien osé tenter. Le regard glacial qu'avait lancé Gen au jeune homme du deuxième rang lorsqu'il avait fait tomber son crayon avait fini de tuer le dernier petit espoir de désordre. J'avais dû me donner un coup de pied aux fesses et m'armer de courage pour oser l'aborder à la fin de conférence, contrairement à mon habitude d'être si spontanée. Mais cela avait payé, j'avais eu l'attention de la jeune femme. Nous avions passé l'après-midi dans un Starbuck afin que je puisse lui exposer en quoi consistait mon dossier. Le temps était passé très vite et je n'avais pas vraiment fait attention au fait que j'avais d'autres projets pour le soir.. Je m'étais dépêche de rentrer chez moi afin de me préparer pour retrouver quelques amis au Black Mambo. La maison était déserte à mon arrivée et j'eus donc tout le loisir d'utiliser la salle de bain comme bon me semblait. Je venais à peine de terminer ma douche que j'entendis la porte d'entrée claquer. Je reconnus mon père aux bruits de ses pas et afin d'éviter toutes questions embarrassantes, je fermai silencieusement ma porte de chambre puis m'affairai à mon dressing. J'avais tellement de choix entre les robes, les jeans et les tuniques qui trônaient un peu partout qu'il me fallut bien une bonne heure afin de décider quelle tenue j'allais porter pour la soirée. Le temps étant plutôt clément, j'optai pour une robe m'arrivant à mi-cuisse de couleur turquoise que j'assortis de quelques accessoires clinquants et d'une paire de sandale compensée. Je me maquillai rapidement et ébouriffai mes cheveux la tête en bas pour ensuite les tresser rapidement. J'attrapai mon sac à main et filai droit vers l'escalier en colimaçon. N'entendant pas un bruit, je me dépêchai de le descendre et au final, je tombai nez à nez avec ma mère qui venait d'ouvrir la porte et mon père qui arrivait de la salle à manger... Pour une sortie toute en douceur c'était complètement loupé. Je me ressaisis et leur adressai mon plus beau sourire en les saluant :

"Coucou! Comment ça va ?"


BY .TITANIUMWAY



Dernière édition par Maëlys H. Vikachev le Mar 24 Juin - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement." Mer 4 Juin - 14:37

Nikolaï, Maëlys & Elena
« Celui qui a dit « Je préfère la chance au talent » avait un regard pénétrant sur la vie. Les gens n’osent pas admettre combien leurs vies dépendent de la chance, ça fait peur de penser que tant de chose échappe à notre contrôle... »


La journée avait été un véritable calvaire. Le téléphone n’arrêtait pas de sonner, la secrétaire se perdait entre tous les documents qu’elle devait apporter, j’avais une migraine affreuse qui menaçait de me faire littéralement exploser la tête, tandis que mes partenaires s’agitaient devant toutes les affaires en cours – dont certaines assez sensibles en ce moment. J’avais d’ailleurs chargé Amber de l’un d’entre eux. Un homme vraisemblablement coupable, certes, mais je n’avais pas le choix. Tout ce remue-ménage ne m’aidait pas à me concentrer et mon mal de tête ne passait pas, malgré les cachets ingurgités avec un peu d’eau. Je me sentais stressée, particulièrement énervée. Bref, ce n’était pas le jour où il fallait me chercher. C’est alors que mon téléphone portable vibra. Un message s’afficha, de la part de Sohel. Aussitôt, un sourire naquit sur mes lèvres pulpeuses, tandis que je lisais les mots qu’il m’avait écrits. Je le rangeai soigneusement, en ayant pris soin de l’effacer au passage – sait-on jamais – puis je pros une profonde inspiration, me massant les tempes. Il m’apportait la satisfaction d’être enfin une vraie femme. Depuis les années, je n’étais plus rien d’autre que l’avocate et la mère trop occupée, submergée par son succès. Mais l’épouse était partie bien loin de la maison, depuis longtemps. La femme en moi criait qu’elle avait besoin d’exister, d’être présente dans ma vie. Ce que je faisais était mal. Je ne l’ignorais pas. Cependant, pouvais-je lutter contre mes sentiments les plus profonds ? Pouvais-je taire ce que tout mon corps m’hurlait, en brûlant de désirs pour un autre homme ? Certes, il était le demi-frère caché de mon mari. Cela aurait pu me freiner, car cela compliquait bien les événements. Pourtant, je n’y étais pas parvenue. Je m’étais laissée aller dans ses bras, telle une adolescente en proie à son premier amour. Il m’avait séduite en un regard. En une seconde. Comme Nikolaï avait su le faire autrefois. Une époque révolue, désormais. J’avais même la sensation que la fille d’autrefois et la femme d’aujourd’hui n’étaient pas la même personne. Ce n’était pas moi. Ou plutôt : ce n’était plus moi. J’avais changé. A quel moment ? Pourquoi ? Comment ? Je ne le savais pas. Le destin, sans doute, avait mêlé son gros grain de sel pour me piéger dans un filet dont je ne savais me défaire malgré ma volonté. J’avais résisté – faiblement – contre la nouveauté de mes sentiments. Sans succès, inévitablement. Un mari totalement absent, des enfants élevés et presque adultes. Je me sentais inutile, dans ma vie de femme et de mère. Alors je me bornais dans mon travail, m’acharnant à n’être plus que la brillante avocate au Q.I. incroyablement élevé.

Une de mes collègues me proposa alors un beignet ; je n’avais rien ingurgité de la journée. Ou du moins pas grand chose. L’odeur de la banane, dont il était fourré, me donna une violente nausée. Je compris alors que ma migraine prenait des proportions très intenses. Je lui souris alors, la remerciant, avant d’aller me chercher une barre chocolaté au distributeur automatique. Je l’ingurgitai en moins de deux, avant de prendre un autre café. Je carburais à cet élixir énergisant pour ne pas tomber de fatigue. Cela me permettait de tenir. Redressant la tête, je remarquai alors que la nuit était tombée depuis un moment déjà. Les lumières de Dungannon éclairaient les ruelles, tandis que le bureau se désertait lentement. Je souris, un peu amèrement. C’était ma maison, ici. Je n’avais guère envie de rentrer. Mais un bon bain et un repas ne seraient pas de refus. Je décidai alors d’attraper mon sac, laissant la secrétaire terminer son travail et fermer la porte derrière moi, avant de rejoindre ma voiture. Dedans, je me toisai dans le rétroviseur. Je détachai mes cheveux, laissant ma chevelure bouclée onduler le long de mon cou. Je rajustai mon maquillage. Pour qui ? Allez savoir. Je ne voulais pas qu’on me reproche quoique ce soit. D’autant que Nikolaï était le maire, désormais. Un échec de plus dans ma vie, qui me laissait un goût d’amertume. Ca et les mensonges proliférés par ce corbeau de malheur. Du moins, c’est ce que je laissais croire. Parce qu’en vérité, il n’avait pas tort sur notre couple. Nous battions méchamment de l’ails, pour ne pas dire que nous étions en pleine crise. Je ne pensais pas que nous puissions nous relever un jour, d’ailleurs. Poussant un soupir, je démarrai le véhicule et je conduisis jusqu’à la maison, pensivement. J’avais envie d’appeler Sohel. De lui dire de me retrouver ailleurs, dans une autre ville. De prendre une chambre d’hôtel et de m’enfuir. Mais je ne le pouvais pas. Ce n’était qu’un rêve. Et pourtant... Je me plaisais à rêvasser comme une gamine.

Ca y est. J’étais devant la porte blanche de ma maison de luxe. Tout paraissait aller bien dans ma vie. Le tableau parfait. Néanmoins, rien ne l’était. Tout partait en vrille. Et ça me faisait un mal de chien. Le souffle court, le visage blême, j’ouvris la porte et j’entrai dans ma demeure. Ou plutôt ma prison faite en diamants. Levant à peine les yeux, je fus soufflée de remarquer la présence de Maëlys dans les escaliers du premier étage. Elle portait une robe courte, de couleur turquoise, alors que je portais un gros manteau que je supportais d’ailleurs très bien. Elle eut l’air gênée ; il y avait de quoi. « Coucou ! Comment ça va ? » Je fronçai les sourcils, pas dupe quant au charme qu’elle tentait de m’insuffler afin d’obtenir une excuse valable pour sortir de la sorte. Certes, elle n’était plus une enfant. Mais elle n’était pas obligée de s’habiller de la sorte et de provoquer Dieu sait quel enflure capable du pire. Je la toisai, les yeux enfoncés dans les siens, visiblement pas prête à démordre. « Salut. Tu... » Mais à ce moment précis, tandis que je déboutonnais mon manteau sans la quitter des yeux, je sentis deux mains se poser sur moi et m’aider à l’ôter. Un geste qui me fit sursauter. Tournant la tête, je remarquai la présence de Nikolaï. Que faisait-il ici ? Et si près de moi ? « Tu as passé une bonne journée ? » Tout cela me semblait être une terrible farce organisée par ma famille. Tandis que mes yeux faisaient le rapprochement entre Maëlys et son père, je fus forcée de constater qu’il n’en était rien. Ils avaient l’air tout aussi surpris de leur présene que moi. « Euh oui...» Me contentai-je de répondre, étonnée, à mon époux. Puis je plaçai le manteau sur le porte-vêtement de l’entrée, avant de me retourner vers ma fille aînée. Visiblement, elle n’allait pas réviser avec une copine. Loin de là. Et je ne savais pas qu’elle n’avait plus besoin de notre autorisation pour aller se trémousser en boîte ou dans un lieu sordide. Surtout sans prévenir. Décidément, cette famille n’était qu’un beau ramassis de conneries. Je croisai les bras sous ma poitrine, ce qui me donnait un air sévère avec mon « uniforme » d’avocate, gris et blanc, malgré mes cheveux détachés. « Tu n’es pas un peu habillée léger, jeune fille ? » Dis-je, glaciale, à l’intention de ma fille. Il faut dire qu’elle y allait un peu fort pour la saison. Nous n’étions pas en été. Et puis, à quel moment avait-elle autant changé ? J’avais tant raté dans ma vie. Même l’éducation de mes propres enfants. Un mariage foutu. Des enfants plus cachottiers que je ne le croyais. Un amant. Un époux qui s’était présenté contre moi aux élections, alors qu’il n’était jamais à la maison. Non mais, la famille parfaite, en somme. Et je n’étais pas au bout de mes peines.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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Nikolaï B. Vikachev
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MessageSujet: Re: Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement." Lun 16 Juin - 11:21

 » Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement.


« La réalité ne peut être passée sous silence, sauf moyennant un prix à payer; et plus on persiste à la passer sous silence, plus le prix à payer devient élevé et terrible.»




                          L’impression grandissante que tout commençait à s’effondrer autour de lui se faisait de plus en plus présente. Ses points de repères disparaissaient les uns après les autres, ne laissant qu’au centre de tout ça un immense vide glacial, noir, étrange. Mais ce n’était pas le pire, non, ce qu’il y avait de plus menaçant encore c’était cette certitude grotesque qu’il se trouvait à l’embranchement pile d’un non retour. Qu’il était destiné à d’autres chemins, plus sinistres... Mais pour le moment il devait s’obstruer de cette possibilité naissante. Ce n’était pas forcément le moment pour cogiter, surtout qu’il devait s’assurer de préserver sa famille. Quoi que cela lui en coute...

Elena venait de franchir la porte d’entrée. Elégante comme à son habitude, Nikolaï ne lui laissa cependant guerre le temps de cogiter. « Salut. Tu... » Malgré d’immanquables efforts, il la sentait nerveuse, presque gênée. Bien entendu il n’était pas naïf au point de croire que cela ne voulait rien dire. Non il fit simplement semblant... Semblant de croire que tout ce qu’il voulait ou aurait voulu était bel et bien réel. « Euh oui...» Le regard hasardeux, il l’observa et vit qu’elle détaillait Maëlys, qui venait sans doute de descendre de l’étage, de la tête au pied. A son tour, Nikolaï entreprit de faire de même et ne pu que constater la véracité des propos tenus il y a quelques jours par ce stupide corbeau... Sa prétendue fille qui se retrouverait probablement dans un bordel. Il n’aimait pas les ragots, encore moins quand ceux si ne s’attardaient trop longuement sur sa famille. Et fallait croire que cette fois ça n’avait pas loupé... « Tu n’es pas un peu habillée léger, jeune fille ? ». Elena n’avait pas tort... Et Maë n’allait sans doute pas s’en tirer si facilement. Son rôle de père, et son égo qui prenait des proportions plus que de normal, lui fit hausser le ton plus que d’accoutumée.
« Ta mère à raison Maëlys. Je te prie de bien vouloir aller t’habiller. »
Car oui, à ses yeux, elle ne portait rien d’autre de plus qu’une chemisette afin d’attirer tous les regards des males dominants situés dans les alentours. Mais plus que ça, il voulait savoir où ce foutu message voulait en venir. Plongeant son regard azur dans le sien, il tenta de garder son air menaçant. Un air qui, il fut un temps, ne lui ressemblait pas. Il avait été, jadis, tout sauf cette personne autoritaire, inspirant le respect et la crainte. Pourtant, dans le fond, il aimait ça...  
« Et tu peux sans doute nous expliquer, par la même occasion, dans quel bordel tu vas finir ? »
Ses nouvelles fonctions de maire lui prenait plus de temps encore que son simple boulot de Trader, mais s’il y a bien une chose qu’il n’omettrait pas, c’est que cette famille parte à la dérive. Bien qu’elle y était fortement propice... Ca il le savait assez pour voir qu’Elena semblait tout sauf ici. Effacée, elle n’osait même pas le regarder. Et ça, ça le foutait en rogne. De ne pas savoir, d’être contraint à accepter la situation, que tout ce en quoi il croyait s’efface petit à petit... Presque las de cette scène, il déposa le plus délicatement possible sa main gauche sur l’épaule de sa femme. Dans un dernier effort de gentillesse, il lui murmura presque ces dernières paroles :
« Hé, le repas est bientôt prêt, tu peux aller t’installer si tu veux, je vais régler le problème »
Le problème c’était bien entendu Maëlys... Problèmes qui depuis ces nouvelles fonctions en devaient en aucun cas être. Il avait une réputation à tenir, et cette réputation passait fortement par ses proches. Il se devait donc de gérer seul ce face à quoi il se tenait. Se postant devant sa fille, Nikolaï croisa les bras sur son torse.
« Alors, j’attends ? »

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MessageSujet: Re: Elena - "Il n'y a pas que la mort qui nous cause de la peine, il y a la vie, la perte de quelque chose, le changement."

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