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Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters.

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Genesis H. Slyfiter
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MessageSujet: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Ven 23 Mai - 18:41

Rickon & Genesis
I saw your pain, I saw your monsters



Sa vue se brouillait petit-à-petit, c'était comme recevoir la pluie en pleine face. Elle avait cette sensation troublante de perdre pied, celle-là même qui l'avait entouré lentement lors de sa mise à mort par le poète. Toutefois, le poids que Genesis ressentait depuis des années disparaissait lentement, au même rythme que sa propre vue. Et au bout de quelques secondes, tandis que la chaleur corporelle de Rickon la berçait, elle ne pût discerner cette fois-ci que les odeurs. Elle pensait divaguer lorsqu'elle crût reconnaître cette odeur qu'elle avait tant cherché depuis son miraculeux sauvetage. Toutefois, tandis que le bois froid, humide et crasseux lui caressait la peau, que ses yeux ne trouvaient plus la force de voir, elle entendit vaguement les mots de Rickon. Les bruits de coups de feux, son corps tremblait doucement de peur tandis que les échos de son rythme cardiaque se faisait de plus en plus rare et silencieux. Elle regrettait. Il y avait tant de choses qu'elle aurait aimé lui dire, lui avouer, elle aurait souhaité sourire assez décemment pour lui. Au milieu des bruits de chaires déchiquetés, elle entendait des supplications et ne pouvait pas vraiment discerner la voix de celui qui suppliait. Elle aurait aimé murmurer quelque chose, mais ce fût la faucheuse qui l'aimait tant qui lui posa la main sur la bouche. Une voix rauque, étouffée par des tremblements lui murmurait doucement ces quelques mots. «M'abandonne pas Gen. J'ai besoin de toi.» Rickon. Elle était soulagée de le savoir en vie. Elle avait tenue sa promesse. Et son cerveau s'était endormi à cet instant. Et ce fut le noir complet.

Elle se sentait partir, n'avait plus aucune notion de la réalité, ni même du temps qui s'était écoulé depuis que la chaleur de la balle s'était logée à l'intérieur de son corps. Elle entendait simplement les échos des voix qui la harcelaient, lors des rares moment où elle arrivait à ouvrir les yeux, elle y cherchait faiblement le visage de Rickon, hélas elle ne vit qu'une dizaine de têtes blanches, presque transparentes. Elle avait refermé ses yeux, se laissant porter dans un monde où elle aurait eu une autre vie. Une vie où son père et sa mère étaient à ses côtés, elle les voyait rire ensemble. Elle voyait Liam heureux, en homme d'affaire avec à ses côtés une femme de toute beauté. Enfin Adriel était avec son fils heureux et sa femme n'était pas ce qu'elle avait été dans cette vie monstrueuse qu'était la réalité. Ils étaient tous là, ils riaient à plein poumons et au loin elle distinguait cette silhouette qu'elle aimant tant admirer. Le creux de ses omoplates qu'elle avait toujours trouvée si magnifique. Lui, n'avait pas changé, parce que même dans ce monde si parfait, elle aurait pu l'aimer de toutes ses forces qu'importe ce qu'il était ou ce qu'il avait fait. Dans ce doux rêve elle pouvait le toucher du bout des doigts sans avoir peur de le briser. Et lorsqu'il tourna enfin son visage pour la regarder ce fut un visage difforme, effrayant, horriblement déformé par la douleur. Elle hurla, encore et encore, de toutes ses forces, mais le sol sous ses pieds se fissurait et elle tomba.

Genesis serra les draps d'hôpitaux de toutes ses forces, son cerveau cherchait les formes, les couleurs, les présences. Elle se redressa brusquement, le front recouvert de perles salés, ses yeux fatigués et faibles, elle grimaça lorsqu'elle sentit la douleur de la balle se raviver. Dans un état semi-conscient, elle continuait de hurler comme une damné, les souvenirs du poète et de ses stigmates engloutissaient le reste et son corps trop faible semblait lui échapper. Et, après de longues secondes de démence, elle le vit. Lui, prêt d'elle, le visage fermé, la fatigue qui dessinait ses traits. Elle vit son épaule et le bandage qui s'y trouvait, la blessure qui commençait tout juste à se résorber sur sa joue. Genesis sortait d'un long rêve et dans le langage médical c'était d'un coma. La question était, depuis combien de temps ? Et pourquoi Rickon était-il dans cet état ? Où étaient le reste de l'équipe. Tant de questions tambourinaient à l'intérieur de son crâne, comme-ci Genesis ne s'était accordé qu'un millième de seconde de répits. Elle pensa à Ulrik, à cette gamine qu'elle avait dû tuer. Aux derniers mots qu'elle avait distinguée avant de sombrer et elle tentât d'ouvrir la bouche une première fois, en vint. Parler semblait être encore trop douloureux. Alors, elle essaya de nouveau de se lever, d'aller vers lui, de le toucher afin de voir s'il était bien réel. Encore une fois, son corps ne répondit pas et pendant que de longues mèches blondes lui cachèrent le visage, elle laissa des larmes couler pour la première fois depuis des années. Des années que personne n'avait vu les larmes de Genesis.

Elle se cachait de façon puéril. Elle cachait sa peur de le perdre, elle ne lui demandait pas de venir la consoler, non, elle voulait simplement que ça sorte une bonne fois pour toute et une fois qu'elle fût calmée. Et, elle le toisait, son visage fatigué semblait plus serein. Elle lui lança un faible sourire. «-J'ai tellement de questions. Mais...juste merci pour tout.» Oui. Elle n'avait su que dire ça. Merci. Et alors qu'elle semblait se souvenir de cette odeur, elle s'allongea, tourna son visage en direction de Rickon. Elle le savait, tout ça, tout ce qui s'était passé ce n'était qu'une mise en garde, car elle ne pourrait se résoudre à être trop loin de lui. Elle ne pourrait se résoudre à oublier ce qu'il était et ce poids qui avait disparu lorsqu'elle avait vu qu'il était en vie. «-Je...depuis combien de temps je suis ici ? Et Ulrik.. ? » Oui. Elle se souvenait de ce bruit de chaire déchiqueté mais pas d'autre chose et la simple idée que Rickon ait pu le tuer...ça lui donnait envie de vomir de s'effondrer. Car au plus profond de son être, elle ne voulait pas qu'il ait cette vie là. Et pourtant, lorsqu'elle le voyait comme ça, lorsque son regard s'ancrait dans celui du brun, elle ne pouvait pas se résoudre à partir. Peut-être qu'ici ils auraient plus de temps, peut-être qu'ici elle pourrait enfin lui parler de ce qu'elle était. Peut-être qu'elle le voulait tout autant qu'elle le craignait. C'était aussi ce souvenir, cette odeur qui avait ravivé un souvenir profondément ancré dans son inconscient. était-ce lui ?


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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Mar 27 Mai - 18:17

 » I saw your pain, I saw your monsters.
 

« Vous savez , on dit que l'on ne reconnait pas les moments importants de notre vie lorsqu'ils se produisent.  On se satisfait des idées, de choses, de personnes et on les prend pour acquises . Et habituellement, ce n' est que lorsque cette chose est sur le point de vous être enlevée que vous réalisez à quel point vous vous êtes trompé , que vous réalisez à quel point vous en avez vraiment besoin, à quel point vous l'aimez ...»



                    Neuf jours. Neuf putain de jours qu’elle était dans le coma. Le pire dans tout ça c’est que tout me semblait démesurément long. L’attente, l’espoir, l’envie. J’en étais venu à trainer le pas, parcourant chaque centimètre carré de cet hôpital dans la seule espérance de voir ces incapables arriver pour me dire qu’elle était enfin réveillée. Finalement, ils avaient finis par me laisser sortir. Logan avait certainement du faire marcher ses relations. Encore. Fallait vraiment que je trouve un moyen de le remercier pour tout ce qu’il faisait pour moi. J’sais même pas pourquoi il tenait tant toujours à être là. M’enfin je suppose que chaque personne a besoin de quelqu’un, quelqu’un qui reste ancré dans votre vie quoi qu’il en coute.

Assis sur l’unique siège de la chambre, j’avais baissé les stores pour empêcher la lumière d’inonder son lit et comme chaque jour qui passait, je fermais les yeux tentant de dormir un peu. Ces jours ci j’n’avais pas vraiment gouté au vrai repos. Quand je réussissais à m’assoupir quelques heures, ce sont ces fichues images qui me revenaient chaque fois en tête. La cabane, le froid, la puanteur, et Gen totalement inerte sur le sol. C’était trop difficile à digérer. J’pouvais pas la voir ainsi, affaiblie à cause de moi. Pourquoi avait-il fallut qu’elle me sauve ? Pourquoi moi ? J’en valais vraiment pas la peine. Merde, c’est ma carcasse qui aurait du se retrouver sur ce putain de lit, pas la sienne ! A force de me retourner l’esprit, j’en étais venu à m’arracher les cheveux. Pire j’avais les joues creusées, le teint pâle, les yeux rouges. J’me nourrissais à peine. A quoi bon, s’il elle ne se réveillait pas j’en voyais pas vraiment la nécessité. Plus d’une fois les médecins étaient venus me faire sortir d’ici de force, m’affirmant qu’il m’appelleraient en cas de nouveau. Mon cul. Ils espéraient simplement que Gen crève, leur laissant un lit de plus pour leurs soi-disant véritables « malades ». Quels cons !

Le silence qui nous enveloppait avait finalement eu raison de moi. Assommé par toutes ses heures à rattraper, mon corps avait choisit de lâcher prise. Quelques temps. Jusqu’à ce que la folie vienne à nouveau me souhaiter bonjour. Mais cette fois c’était pire, j’en venais à entendre sa voix. «-J'ai tellement de questions. Mais...juste merci pour tout.». Merci pour quoi au juste ? Pour l’avoir laissé crevé à ma place ? Déglutissant avec peine, j’sentais ma peau se hérisser de toute part. Ma colonne se mit également à recevoir un électrochoc, me forçant ainsi à ouvrir les yeux une bonne fois pour toute. Il me fallut quelque quelques minutes pour m’accoutumer à la pénombre. C’est là que j’la vie bouger la tête. J’devais certainement encore rêver... L’allait me falloir un autre café et vite. M’appuyant sur mon unique main pour me forcer à me lever, sa voix me parvint à nouveau à mes oreilles. Douce, tendre, délicate, succulente :  «-Je...depuis combien de temps je suis ici ? Et Ulrik.. ? ». Cette fois c’était bien trop réel pour n’être qu’un nouveau mirage. Fronçant les sourcils je me rapprocha en hâte du lit. Et lorsqu’elle planta son regard dans le miens, je ne pu m’empêcher de sourire comme un demeuré. J’restais néanmoins distant, me rappelant que jusque là, être proche d’elle ça n’avait été que mauvais.
« 9 jours. Et t’en fais pas, de ce que j’en sais, il pourra pas venir te foutre une raclée »
Abruti. La raclée il le lui avait déjà donné avant de mourir. Y’avait qu’à voir dans l’état ou Gen se trouvait. Quasi morte. Le souffle faible. Les yeux humides. Néanmoins malgré mon avertissement personnel j’venais tout juste de déposer mon pouce sur sa joue pour essuyer une larme. Qu’elle est pleurée ou non ce n’était de loin pas plus important. Non, elle était en vie. Elle pourrait de nouveau sourire, de nouveau frissonner, de nouveau hurler. C’était bien plus crucial que n’importe quoi d’autre. Il s’était peut être passé cinq minutes avant que l’un de nous deux décides de parler.
« Idiote, tu m’a fais peur. »
J’sais pas si c’était l’instant présent, ou bien la joie intérieur de la voir encore en vie, mais instinctivement je déposais un léger baiser sur son front. Venant même à rapprocher mes lèvres de son oreille.
« Pardonne moi de ne pas avoir été là, la première fois... »
Allai-je enfin lui révéler que je l’avais sauvé du poète ? Non. Elle n’avait pas besoin de savoir. Et puis c’était peut être égoïste de ma part, mais j’savais que notre relation commençait à devenir trop dangereuse. J’voulais pas qu’elle s’éloigne davantage. Pas tout de suite. La distance, je la prendrais de moi même une fois sur et certain qu’elle allait revivre normalement. Je partirai sans rien dire, et ce sera comme si je n’avais jamais existé. J’souffrirai peut être, mais ce sera toujours moins douloureux que d’la voir souffrir à cause de moi. Et puis de toute façon qu’est ce que ca y changerai ? C’était moi qui m’accrochait à elle comme si dans cette putain de vie elle n’était que mon centre de gravité. Pas l’inverse.  

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Genesis H. Slyfiter
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Mar 27 Mai - 21:09

Rickon & Genesis
I saw your pain, I saw your monsters



À l'intérieur de son crâne, une sorte de mise en garde résonnait, semblable à une mélodie, cette dernière cognait doucement contre les tempes de la grande blonde. À cette mélodie se mêlait la voix rauque de Rickon, cette voix qu'elle appréciait tant, celle qui la rassurait, la rendait folle, en colère, triste et heureuse. Cela avait toujours été comme ça entre eux, un mélange de répulsion, de crainte et d'attachement et pourtant malgré toute cette histoire et le sang qui en avait coulé, elle appréciait sa présence, son odeur, c'était tout l'être de Rickon qui l'attirait comme le supplice de tantale. On dit souvent que la nature humaine est d'un naturel masochiste et Genesis était l'exemple parfait de ce qui pouvait définir le masochisme à l'état pur. Pourtant, elle ne pouvait pas se résoudre à lui dire de partir, de l'abandonner, premièrement parce que si cela arrivait, elle aurait cette impression de suffoquer, de tomber sans jamais savoir se relever et deuxièmement parce qu'elle était si misérable lorsqu'il n'était pas là. Alors, elle avait plongée ses prunelles azurs dans celles du jeune homme, elle avait pu remarquer qu'il était cerné comme la mort et que ses joues étaient creuses. Après ce constat, elle serra doucement ses draps entre ses doigts sans réels forces, la culpabilité de lui imposer cette situation la dévorait de l'intérieur, la rongeant tel une gangrène cancérigène, éliminant ses cellules nerveuses petit à petit. Elle aurait tant aimé le serrer contre sa poitrine, elle aurait tant aimé avoir le droit de caresser sa peau dans toute son imperfection. Elle ne sentit pas, cette larme de reproche qui longeait lentement sa peau nacre et froide. Toujours ce froid. « 9 jours. Et t’en fais pas, de ce que j’en sais, il pourra pas venir te foutre une raclée » Rickon déposa son pouce contre la peau de la blonde, ce simple contact suffisait amplement à faire battre son cœur plus qu'elle ne se l'autorisait habituellement. Elle n'osait pas ouvrir la bouche et ne savait pas si c'était par faiblesse ou si c'était par égoïsme, elle ne voulait pas qu'il se détache, elle ne voulait surtout pas se priver la vue de ce sourire qui s'étirait sur les lèvres du mauvais garçon qu'il était.

Genesis aurait dû s'inquiéter de savoir si Liam et Adriel étaient au courant pour sa situation, mais tout ça, tout ce qui émanait du monde réel, elle ne voulait pas s'en soucier pour l'instant. Elle se sentait si frêle, si fragile, complètement endoctriné à la morphine, ses idées n'étaient plus clairs et elle perdait ce contrôle qui faisait d'elle ce glaçon imperturbable.  Le silence s'était installé entre les deux idiots. Genesis ne savait pas ce qu'elle devait dire ou faire, de peur de le blesser, de peur de se blesser, ses idées étaient embrouillées et son âme était à vif. Elle voyait ses tripes et ses pensées qui glissaient lentement sur le sol. Alors ce fût, lui, qui coupa ce silence avec de simples mots. « Idiote, tu m’a fais peur. » à peine avait-il terminé sa phrase que la belle Gen' sentait les lèvres de Rickon sur son front et cette fois-ci ce fut son corps tout entier qui frissonnait de surprise et elle dû réprimer un soupire de plaisir. «-Je suis désolé, ce n'était pas ce que je voulais.» Murmurait-elle du bout des lèvres, la voix étranglée par ses propres émotions. Elle n'arrivait plus à faire taire ce cœur qui cognait contre sa poitrine et lorsque l'écho de sa voix et la chaleur de son souffle s'insinuait lentement à l'intérieur de son oreille, elle serra les dents. Genesis n'aimait pas ça, elle avait l'impression qu'elle était totalement sous son emprise et pourtant ne pouvait pas s'empêcher d'en redemander encore et encore intérieurement. « Pardonne moi de ne pas avoir été là, la première fois... » Dans un geste vif, Genesis attrapa le poignet de Rickon, elle sentait bien que sa force n'était plus là, qu'elle était amoindrie en partie par toutes ces perfusions dans lesquelles coulaient le liquide qui diminuait ses forces. Elle le serra de toutes ses petites forces, se remémorant les mots du brun, elle ne savait pas ce qu'il voulait dire par première fois, sa tête tournait comme lorsqu'elle faisait trop de fois le même tour de manège lorsqu'elle était enfant. Elle ne voulait pas qu'il s'en aille, que cette proximité qui venait de s'installer entre eux ne diminue d'un seul centimètre. «-De quoi tu parles Rickon ? J'ai l'impression que tu crois que tout ce qui m'arrive est de ta faute, mais... » Elle le serra légèrement plus, ne réalisant pas qu'elle comprenait tout à l'envers, c'était tellement plus simple de comprendre les morts, bien plus simple que les vivants. Sa voix tremblait, d'émotion, comme cette petite fille peureuse qu'elle avait été et qui tombait chaque fois qu'elle grimpait dans un arbre, c'était son père qui la consolait à l'époque, et plus personne aujourd'hui. À cet instant, elle se sentait démuni face à Rickon. «-Rien n'est de ta faute et surtout pas ce qui s'est passé avec Ulrik. Je ne veux pas que tu te blâmes pour moi...je n'en vaut pas la peine crois-moi. »

Elle relâcha doucement le poignet de l'homme qui faisait chavirer son cœur, l'homme pour qui elle était prête à se prendre une balle, une voiture, même un avion, elle se redressa difficilement, grimaçant de douleur malgré toute la morphine qui coulait à travers ses veines. « - Pendant mon coma, j'ai rêvé de ma famille, ils étaient tous heureux, ils étaient différents, mais toi tu étais toujours le même...comme lorsque j'avais onze ans et que j'observais ton dos avec cette impression que tu étais un géant.» Elle lui souriait tendrement, ce n'était peut-être que des mots futiles, des mots dit sous l'effet de la morphine, mais pour ceux qui connaissaient Genesis, c'était surtout des mots qui ouvraient le cadenas de cette boite qu'elle nommait ''cœur''.  Ses joues devenaient légèrement roses tandis qu'elle ajoutait du bout des lèvres en jouant avec ses mains libres, sans réellement réussir à soutenir le regard sombre de Rickon. «-Tu as toujours voulu savoir qui j'étais, alors je vais te dire que je suis seule et impuissante face à la douleur de Liam et Adriel...alors je travaille, encore et encore sans jamais réellement m'arrêter, parce que c'est la seule chose pour laquelle je sois douée. Je me souviens de l'odeur putride de la chambre de mes parents, quand j'ai posé mes yeux sur leur corps carbonisés, leurs visages étaient si difformes...et puis les mains du poète se sont posés sur moi...et... » Elle releva son visage en direction de Rickon, cette fois-ci ses yeux étaient pleins de curiosités. Elle pensait être idiote, mais elle avait crû reconnaître cette odeur. «-Lorsque je me suis évanouis dans cette cabane, j'ai entendu ta voix, je ne comprenais pas...mais il y avait cette odeur rassurante... » La blonde replaça une longue mèche derrière son oreille, se racla la gorge tant elle était nouée par l'idiotie qu'elle allait dire, mais elle se lança. «-Je crois que c'était la même que cette nuit-là, tu vois j'ai une mémoire qui n'oublie rien, mais ce qui est ironique c'est que lorsqu'on m'a sauvé du poète je n'avais qu'une vague odeur...Rickon, est-ce que c'était toi ? » Elle tira sur ses perfusions, les arrachant avec le peu de force qui lui restait et son corps qui ne répondait plus à aucun de ses mouvements se dressa face à l'homme qu'elle toisait, elle essaya de poser un pied au sol et maladroitement, elle tomba et eu juste le temps de poser une main sur l'épaule de Rickon pour se rattraper. Ses yeux azurs se mirent à se noyer dans les fines prunelles du brun, il la perturbait encore aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Jeu 29 Mai - 22:48

 » I saw your pain, I saw your monsters.
 

« Vous savez , on dit que l'on ne reconnait pas les moments importants de notre vie lorsqu'ils se produisent.  On se satisfait des idées, de choses, de personnes et on les prend pour acquises . Et habituellement, ce n' est que lorsque cette chose est sur le point de vous être enlevée que vous réalisez à quel point vous vous êtes trompé , que vous réalisez à quel point vous en avez vraiment besoin, à quel point vous l'aimez ...»



                   De ce que j’en sais, mon monde ca faisait bien un moment qu’il ne tournait plus comme il fallait. Ca l’avait été dès que j’avais rencontré les Slyfiter. Plus précisément Genesis. Petite blonde en quête d’aventure, elle demeurait sans cesse dans nos pattes avec Liam. Malgré ses innombrables remarques comme quoi fallait laissé les « grands » ensembles, elle ne cessait de nous coller. Ca ne m’avait jamais trop ennuyé. A l’époque elle représentait la stabilité, elle avait eu cette famille que je lui enviais temps. Jusqu’à ce que tout ceci ne lui soit enlevé. Un à un. Savoir que plus jamais elle ne sourirait comme elle savait si bien le faire, savoir qu’en elle ses organes se déchiraient les uns après les autres, savoir qu’elle ne cesserait de se sentir seule… Ca avait été trop difficile à admettre. Alors, à ma manière, j’lavais protégé. C’était peut être pas de la façon la plus simple, ni même la plus efficace. Mais dans l’ombre j’ai toujours essayé d’être là pour elle, pour qu’un jour elle retrouve ce sourire d’autrefois disparu. J’peux pas dire que ca ait beaucoup marché jusque là, mais je lâcherai pas le morceau. Elle valait bien toutes les peines du monde. «-Je suis désolé, ce n'était pas ce que je voulais.». Bien entendu. Seulement elle n’avait même pas essayé de se protéger elle. Et ça c’était inadmissible.

N’empêche que sur l’instant j’avais été con d’oser lui dévoiler une partie de ce qui faisait aujourd’hui mon existence : elle. «-De quoi tu parles Rickon ? J'ai l'impression que tu crois que tout ce qui m'arrive est de ta faute, mais... ». Instinctivement ma main voulu se ranger le long de mon corps, comme si, à l’instant, elle venait d’entrer dans la partie la plus profonde de mon âme. Une partie qu’il n’était donné à personne de découvrir. Personne. Parce que ça faisait un mal de chien, parce que ce n’était pas permis, parce qu’elle risquait d’y laisser bien plus qu’elle n’y trouverait quelque chose. Pourtant, sa maigre paume avait trouvé assez de force pour entourer mon poignet. «-Rien n'est de ta faute et surtout pas ce qui s'est passé avec Ulrik. Je ne veux pas que tu te blâmes pour moi...je n'en vaux pas la peine crois-moi. » . J’n’avais pas encore dégoisé un seul mot. Pourtant, j’aurai voulu la gifler pour oser tenir de tels propos. Est-ce que ca aurait changé quoi que ce soit ? Non. Alors je suis resté là, à la regarder me défier du regard. J’sais pas ce qu’elle réussissait à voir en moi, mais tout ce que j’sais, c’est que j’n’avais pas le moins du monde envie de partir.
Alors que j’étais là à me poser mille et une questions, les unes plus débiles que les autres, Gen prit un chemin qu’il était difficile d’emprunter. Les rêves. Bien plus souvent des fantasmes, on peut les nier autant de fois qu’on le veut, ils ne sont rien d’autres qu’une partie cachée de notre âme. Ils nous montrent une vie rêvée, celle là même qu’on espère un jour pouvoir toucher du bout des doigts. Conneries. « - Pendant mon coma, j'ai rêvé de ma famille, ils étaient tous heureux, ils étaient différents, mais toi tu étais toujours le même...comme lorsque j'avais onze ans et que j'observais ton dos avec cette impression que tu étais un géant.». Sa phrase réussie à me faire rire. Un géant… Si seulement j’aurai pu avoir leur force, peut être que ma vie en aurait été autrement. J’étais là, devant elle, pantois, et si je n’en montrais rien, le fait que Gen se dévoile ainsi me fit l’effet d’un choc. Et encore ce n’était rien comparé à ce qui allait suivre…  «-Tu as toujours voulu savoir qui j'étais, alors je vais te dire que je suis seule et impuissante face à la douleur de Liam et Adriel...alors je travaille, encore et encore sans jamais réellement m'arrêter, parce que c'est la seule chose pour laquelle je sois douée. Je me souviens de l'odeur putride de la chambre de mes parents, quand j'ai posé mes yeux sur leur corps carbonisés, leurs visages étaient si difformes...et puis les mains du poète se sont posés sur moi...et... ». J’avais tellement envie de lui crier d’arrêter.  «-Lorsque je me suis évanouis dans cette cabane, j'ai entendu ta voix, je ne comprenais pas...mais il y avait cette odeur rassurante... »  De ne surtout pas aller plus loin. «-Je crois que c'était la même que cette nuit-là, tu vois j'ai une mémoire qui n'oublie rien, mais ce qui est ironique c'est que lorsqu'on m'a sauvé du poète je n'avais qu'une vague odeur...Rickon, est-ce que c'était toi ? ». Ok j’étais cuit. Plus de secret, plus d’ange gardien sortit du trou du cul de Dieu. Niet. Gen pour accentuer ces dires où je ne sais quoi a été jusqu’à ce lever du lit tout en arrachant ses perfusions. Bordel elle foutait quoi là ? Chancelante elle se rattrapa à mon épaule. Mon cœur avait eu tout juste le temps de s’emballer à ce contact véritablement trop proche. Elle prenait encore des risques inutiles pour moi… J’lai regardé un long moment et je l’ai aidé à s’assoir sur le bord du lit sans n’avoir encore rien dit… Puis j’ai plongé ma main valide dans ma veste, attraper ce foutu paquet de clope, qui allait surement finir par me donner le cancer, duquel j’ai retiré une cigarette et j’men suis grillée une. Sur le coup j’ai dégusté la première taffe comme si ça avait été la première depuis longtemps. J’sais bien que c’était interdit mais ils m’auraient fait quoi de toute façon? Me sortir de cette piaule avec un coup de pied au cul ? Ca avait déjà été fait. J’suis allé me rassoir, j’ai fermé les yeux et j’ai continué de pomper sur le filtre, enfumant la pièce de diverses toxines. Sur le moment j’avais plus qu’une envie, m’enfiler un bon verre de Whisky et tout oublier… Oublier que cette nana était la seule à m’atteindre de cette manière, la seule capable de mettre en danger sa propre vie pour ma misérable existence, la seule qui puisse mériter mieux qu’un pauvre dealer  enchainant les coups foireux. Pathétique. Mais fallait que j’dise quelque chose. N’importe quoi.
« Ca aurait changé quoi si ça avait été quelqu’un d’autre ? Tu te serais agrippé à lui comme s’il avait été ta bouée de sauvetage jusqu’à la fin de tes jours? Parce que dans ce cas là j’n’aurai jamais du venir ce soir là. J’n’aurai pas du te sortir de là si ça voulait dire te voir prendre une balle en pleine poitrine à ma place… »
J’avais même pas oser la regarder quand j’ai déblatéré tout ce merdier. Et le pire dans tout ça, c’est que j’en pensais pas un foutu mot. Cette fille, quoi que j’en dise j’lavais dans la peau. La voir s’éloigner de moi c’était comme un coup de poignard reçu à chaque pas effectuer. Mais j’pouvais pas non plus lui faire courir le risque de se faire tuer pour moi. Parce que si elle venait à mourir, j’devenais quoi moi ?© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Ven 30 Mai - 11:40

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I saw your pain, I saw your monsters



Son corps tout entier n'était qu'une carcasse vide qui tenait debout en partie grâce à une force dont elle ignorait la provenance. Peut-être était-ce l'amour, si toutefois elle se souvenait de ce qu'était le sens de l'amour, qu'elle portait à cet homme qui avait poussé son corps à se lever soudainement. Un autre excès de folie qu'elle n'aurait pas eu s'il n'avait pas été là. Elle pouvait reconnaître cette odeur rassurante qu'elle affectionnait tant depuis des années, le contraste de la chaleur de sa peau contre celle, si froide de la blonde fit bondir son coeur hors de sa poitrine. C'était succulent cet instant où enfin son corps se laissait aller sans avoir à faire attention au moindre de ses gestes et pourtant, il la repoussa avec une douceur presque infâme. Elle le vit chercher quelque chose dans sa poche, elle regardait chaque mouvement qu'il faisait, silencieuse, la tension et sa curiosité étaient palpables, toutefois elle ne pouvait pas s'empêcher de le trouver terriblement attirant lorsqu'il se laissa tomber tout en fumant sa cigarette. Genesis avait fumé, il y avait longtemps, ça l'aidait à tenir lors des enquêtes épineuses et malgré ce sentiment dérangeant de déjà vu, elle appréciait l'odeur de la nicotine qui s'introduisant à l'intérieur de ses narines. C'était ça. Oui, l'odeur de Rickon, un mélange de nicotine et de sueur, c'était fou, tout ce qui aurait dû être désagréable avec lui, devenait son contraire. Il était tellement différent d'elle, tellement plus attirant dans sa différence. Il avait fermé les yeux, elle avait fermé ses poings posés sur ses genoux. Elle le savait, ça ne présageait rien de bon, elle se trouvait face à un mur qui venait de se construire presque instinctivement comme elle le faisait si bien elle-même. À cet instant elle se trouvait idiote, misérable et indéfinissablement triste.

Elle attendit, les secondes, les minutes, la gorge nouée que les mots de Rickon ne viennent s'abattre sur elle, et elle n'en fût pas déçue, car chaque syllabe était un coup de poignard qu'il lui infligeait en plein coeur. Le poète lui-même ne pouvait pas être plus cruel que Rickon ne l'était lorsqu'elle l'entendit. « Ca aurait changé quoi si ça avait été quelqu'un d'autre ? Tu te serais agrippé à lui comme s'il avait été ta bouée de sauvetage jusqu'à la fin de tes jours? Parce que dans ce cas là j'n'aurai jamais du venir ce soir là. J'n'aurai pas du te sortir de là si ça voulait dire te voir prendre une balle en pleine poitrine à ma place... » Genesis sentit son sang ne faire qu'un tour et elle regrettait à cet instant de ne plus être branché à cette machine immonde qui était censé la maintenir en vie. Car, elle avait envie de mourir, de sauter par la fenêtre, la jointure de ses phalanges avaient pris cette couleur blanchâtre tant elle enfonçait ses ongles à l'intérieur de ses paumes. Les mots de Rickon étaient une multitude de balles qui transperçaient à nouveau sa blessure. Savait-il qu'à cet instant il la faisait souffrir plus que personne ne l'avait jamais fait jusqu'à présent. Parce que oui, il était son point faible. Sa vue se brouillait doucement, elle se mordit la lèvre inférieur afin de retenir une vague de larme qui ne demandait qu'à sortir de ses rétines. Elle attrapa l'oreiller qui était disposé sur sa droite et dans un excès de colère elle le jeta sur Rickon. Elle se fichait bien de l'image qu'elle donnait d'elle à cet instant. Elle lui en voulait, horriblement. «-Alors c'est ça hein ? Tu penses vraiment que j'aurais dû crever ? Je voulais simplement savoir qui était l'homme qui m'avait sauvé pour le remercier et le mettre en garde contre le poète, pour savoir s'il avait vu quelque chose et toi, toi tu penses que je suis une pauvre fille qui a besoin de m'accrocher à quelqu'un juste parce qu'il m'a sauvé ? Tu penses vraiment ça de moi ? Des balles j'en aurais d'autre, je fais le métier le plus dangereux sur terre et tu sais quoi, si c'était à refaire je me mettrais de nouveau devant Ulrik parce que oui, je veux juste mourir ! Pas parce que je me sens redevable, non juste parce que... » Elle l'aimait. Mais elle ne pouvait pas le dire, les mots étaient comme bloqués à l'intérieur de sa gorge, ça grattait, ça brûlait, ça faisait horriblement mal. Elle avait envie de le gifler jusqu'à-ce que mort s'en suive, de le traiter d'idiot.

C'était tout son corps qui semblait enclin à une crise d'hystérie. Elle pouvait sentir cette douleur qui la lacerait de part en part, cette cicatrice qui s'ouvrait doucement laissant entrevoir la perte de son sang. «-Tu te prends vraiment pour dieu ? Hein, tu crois que tu peux venir me dire que personne ne mérite d'être seule pour ensuite m'enlever la seule infusion d'espoir que tu glisses à l'intérieur de mon crâne ? Pourquoi t'arrives pas à comprendre que si j'ai fait ça, c'est parce que je le voulais et si demain je veux me jeter sous un camion tu vas aussi croire que c'est parce que tu m'as sauvé que tout est de ta faute ? » Sa voix tremblait d'émotion, elle sentait ces perles qui coulaient le long de sa joue, des perles de colère, des perles qui étaient la représentation de son âme qui hurlait de douleur. Elle le haïssait, autant qu'elle pouvait l'aimer dans ce fichu monde, il était tout ce qu'elle pouvait admirer, la liberté. Et le simple fait qu'à un instant de sa vie elle ait pût penser qu'il pouvait s'intéresser à elle pour ce qu'elle était, la rendait hors d'elle. Elle posa ses doigts sur sa blessure qui la faisait souffrir, l'adrénaline que lui procurait toute sa colère et sa douleur la poussa à sauter de son lit maladroitement, ouvrant maladroitement un tiroir où se trouvait des bandages, elle ôta son long chemisier d'hôpital, que Rickon soit encore là, qu'il la regarde, elle s'en fichait. Elle tira sur son vieux bandage et commença à mettre le nouveau, épongeant le sang qui se trouvait ça et là. «-J'ai pas besoin qu'on m'aide, ni médecin, ni infirmière, alors je te remercie pour tout ce que t'as fait, mais tu devrais juste partir. Je suis forte, je le serais jusqu'à ce que le poète ne vienne me trancher la gorge comme il me l'a murmuré ! Alors maintenant, vas-t'en Rickon...tu regrettes de m'avoir sauvé la vie, tu n'as rien à faire ici. » Elle renifla, essayant d'être discrète tandis qu'elle entourait sa poitrine dans un geste presque mécanique. Elle avait l'habitude de la douleur physique. Mais certainement pas de celle du coeur.
Codes par Wild Hunger.
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Mar 10 Juin - 13:33

 » I saw your pain, I saw your monsters.
 

« Vous savez , on dit que l'on ne reconnait pas les moments importants de notre vie lorsqu'ils se produisent.  On se satisfait des idées, de choses, de personnes et on les prend pour acquises . Et habituellement, ce n' est que lorsque cette chose est sur le point de vous être enlevée que vous réalisez à quel point vous vous êtes trompé , que vous réalisez à quel point vous en avez vraiment besoin, à quel point vous l'aimez ...»



                   J’sais pas pourquoi j’ai débité ce tas de conneries immonde, ni même pourquoi j’voulais tant qu’elle s’éloigne de moi. J’ai toujours agit en loup solitaire, j’aime ma liberté, ce qu’elle représente et tout le merdier qui va avec... Mais Gen... Elle représentait bien plus. Alors pourquoi j’aspirais autant à la mettre de côté ?  Si c’était pour préserver le con que j’étais, c’était tout bon. Mais ça n’aurait pas du se passer comme ça... Pas là. Elle avait besoin de quelqu’un sur qui compter. Quelqu’un qui la rassure, quelqu’un qui l’aime pour ce qu’elle est. J’aurai aimé être ce quelqu’un... Mais la protéger était bien trop difficile. J’sais même pas si j’arriverai encore à avancer si jamais elle venait à disparaitre et dans l’histoire j’étais pas tout seul. Logan ne s’en remettrait certainement pas. Alors j’ai continué à la regarder parler, crier, se débattre. «-Alors c'est ça hein ? Tu penses vraiment que j'aurais dû crever ? Je voulais simplement savoir qui était l'homme qui m'avait sauvé pour le remercier et le mettre en garde contre le poète, pour savoir s'il avait vu quelque chose et toi, toi tu penses que je suis une pauvre fille qui a besoin de m'accrocher à quelqu'un juste parce qu'il m'a sauvé ? Tu penses vraiment ça de moi ? Des balles j'en aurais d'autre, je fais le métier le plus dangereux sur terre et tu sais quoi, si c'était à refaire je me mettrais de nouveau devant Ulrik parce que oui, je veux juste mourir ! Pas parce que je me sens redevable, non juste parce que... » Putain qu’est ce que ça faisait mal. Mais j’pouvais pas agir. C’était trop tôt, trop dur d’entendre qu’elle voulait mourir. Pas elle, pas mon seul espoir dans cette chienne de vie. J’osais même pas poser mes yeux sur elle. Et la seule chose qui me connectait encore à la réalité était cette fichue clope entre mes lèvres. Puis elle continua, inlassablement... «-Tu te prends vraiment pour dieu ? » Instinctivement, comme si tout ce qui était en train de se passer n’était qu’un rêve, je souris. Si ca avait été le cas, y’a bien longtemps que je l’aurai amené faire un tour sur ma moto, nous nous serions arrêter sous un soleil couchant, au bord d’une falaise, et là je l’aurai demandé de m’épouser. Parce que oui je l’aimais. A en crever. Et c’était bien là le problème... Mais je n’étais pas Dieu.  « Hein, tu crois que tu peux venir me dire que personne ne mérite d'être seule pour ensuite m'enlever la seule infusion d'espoir que tu glisses à l'intérieur de mon crâne ? Pourquoi t'arrives pas à comprendre que si j'ai fait ça, c'est parce que je le voulais et si demain je veux me jeter sous un camion tu vas aussi croire que c'est parce que tu m'as sauvé que tout est de ta faute ? » Je pouvais pas continuer à l’écouter. Pas pour dire ça. J’me suis levé tellement vite que j’en eu des vertiges sur le coup. Mais j’men foutais. J’allais pas la laisser dire ces absurdités.

« Je peux pas me résoudre au seul fait que tu n’es plus envie de vivre Gen. Pas toi... Alors, s’il l’avait fallu je t’aurai sauvé, encore et encore. Parce que...»
« Parce que t’es la seule sur terre que j’ne peux pas perdre » Mais j’avais pas été plus loin. J’pouvais pas... Je sais. Ca n’avait foutrement aucun sens. Mais sur le coup j’ai vu ses larmes. Et plus que d’me liquéfier sur place, ça me brulait à l’intérieur. Savoir que j’étais responsable de son mal être. S’en était trop... Mais j’ai pas bouger. L’égoïste que je suis n’a même pas pu faire un pas vers elle ! Puis elle s’est levée de son lit, a enlevé son haut, défait ses bandages et cherchait à éponger le sang qui coulait comme si elle voulait s’arracher sa propre peau. J’sentais bien mon coeur qui s’emballait. Sur le coup, j’avais tellement envie de crier, lui dire d’arrêter ses conneries, que ça ne l’aiderait pas de réagir comme ça, que ce serait encore plus dur pour moi de la quitter après ça... Mais elle parla la première. «-J'ai pas besoin qu'on m'aide, ni médecin, ni infirmière, alors je te remercie pour tout ce que t'as fait, mais tu devrais juste partir. Je suis forte, je le serais jusqu'à ce que le poète ne vienne me trancher la gorge comme il me l'a murmuré ! Alors maintenant, vas-t'en Rickon...tu regrettes de m'avoir sauvé la vie, tu n'as rien à faire ici. ». Le nœud dans ma gorge quand j’essayais d’avaler, mes yeux qui me picotaient... Bordel c’était quoi ça ? Elle voulait que je parte. Pas de problème. J’avais compris le message. La clope au bec, je du me résoudre à la quitter du regard. A me retourner et faire quelques pas vers la sortie. Jusqu’à ce que la clenche de la porte me brule tellement la main, que mon corps tout entier ne se transforme en frisson et m’arrêtent net... Alors j’me suis retourné, j’ai avancé vers son lit. D’accord ou pas. J’ai prit ses foutus pansements et j’ai commencé à nettoyer la plaie. Dénudée ou pas j’men foutais, j’voulais juste pas qu’elle crève entre mes mains, et encore moins à cause de moi. J’ai pas dégoisé un seul putain de mot. J’ai même pas oser la regarder en face. J’sais juste que je m’attachais à ces bouts de bandages comme à la dernière chose qui me rattachait à elle. C’était con, j’en étais conscient. Pourtant j’pouvais pas me résoudre à la lâcher. Et j’me rendais bien compte que tout ce que j’avais pu penser, prévoir, ou bien même envisager n’était que le pâle reflet d’un mensonge tellement bien ancrer en moi que ça devenait terriblement difficile d’imaginer une seule seconde que cela puisse n’être que du feu. J’avais tellement bien joué mon rôle d’acteur que j’avais réussi à la faire dire ce que j’voulais. « Vas-t-en » Ces mots résonnaient en moi. J’avais voulu qu’elle me dise les disent, j’l’avais poussé à ça... Maintenant que Gen me les avait gentiment sortie, j’espérais qu’une chose... « Reste ». L’être humain est encore plus con que je le pensais faut croire. Puis j’l’ai regardé une dernière fois. Juste une. J’ai passé ma main dans ses cheveux blonds. Je lui ai sourie comme si jamais plus je ne la reverrai et j’ai avalé un bon coup avant de lui dégoiser quelques mots.
« Tu sais, on est parfois obligé de s’inventer une réalité pour paraître fort. Toi tu fais partie de mes rêves Gen. Alors s’il te plait ne gâche pas tout. »
De nouveau j’ai sourie. Puis j’ai retiré ma main de cet ancre qui me rappelait tellement la douceur de ce monde.
« Repose toi maintenant. »
J’aurai aimé m’endormir à ses côtés, la prendre aux creux de mes bras et couvrir son corps de doux baisers. Mais les rêves ne sont généralement pas permis de se réaliser. Sinon ce ne sont plus des rêves... Alors j’me suis retourné vers la sortie et j’ai avancé. J’venais de faire la plus grosse connerie d’ma vie. J’avais mal comme si un millier de couteaux plongeaient dans chaque centimètre de mon corps. Et le pire dans tout ça, c’est que ce n’était rien en comparaison de ce que Blondie pouvait ressentir. Seulement ça j’étais incapable de me l’imaginer. © Grey WIND.

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Genesis H. Slyfiter
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters. Mar 10 Juin - 13:52

FIN

 
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters.

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Rickon ▬ I saw your pain, I saw your monsters.

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