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Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.

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A beautiful life
MessageSujet: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Ven 23 Mai - 16:43

Rickon & Logan
Hey brother, if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.



Il courait aussi vite que ses jambes pouvaient le lui permettre, son souffle saccadé était devenu incontrôlable et c'était tout son corps qui lui échappait. La tension qu'il ressentait à l'intérieur de sa propre carcasse se faisait ressentir par des spasmes nerveux qui lui parcourait l'échine. Cela faisait plusieurs longues minutes qu'il avait décroché son portable, portable à la sonnerie plus qu'agaçante, la voix d'une jeune femme avait fait écho à l'intérieur de son crâne et lorsqu'elle prononça le prénom de Rickon d'une voix qui se voulait tremblante, Logan savait que quelque chose était arrivé. Il savait qu'en cas d'urgence il était la seule et unique personne que son meilleur ami, son frère, sa famille, pouvait joindre. Il avait donc laissé de côté les photographies de son mariage qui le mettaient chaque fois dans un état de léthargie et il était parti. Priam l'avait suivit déterminé à aller voir celui qu'il nommait oncle, toutefois Logan ne voulait pas imposer ça à son fils, il ne savait pas dans quel état était Rickon et Priam avait déjà vu trop d'horreur. L'ex flic avait pu lire la déception et l'incompréhension dans les yeux azurs de son fils. Toutefois Euphémia lui était venue en aide pour gérer cette crise. Et il eut juste le temps d'enfiler un jean sombre et un t-shirt blanc avant de démarrer en trombe.

Logan ne contrôlait plus ses actes et il avait passé dix longues minutes à griller des feux tricolores, des priorités et il avait même faillit écraser une bande de jeunes gens ivres. Plus rien n'importait à ses yeux que l'état de son frère de coeur. Alors, il s'était garé sur la première place libre, sans même prendre la peine de fermer sa voiture. Il s'était mis à courir un peu au hasard, le souffle court, les perles de sueurs qui glissaient lentement sur son front, le regard déterminé. Il entra tel une furie dans le bâtiment des urgences. Bousculant quelque personne sur son passage jusqu'au moment où une jeune femme, certainement une interne à en juger par son visage si jeune lui attrapa le bras pour le stopper dans sa course sans fin. En effet, l'ex flic ne réalisait plus réellement ce qu'était la réalité, mais la simple idée de trouver le corps de Rickon sans vie lui était insupportable. Il s'agissait ici de son plus vieil ami, de sa vie, et lorsqu'il pensait au fait qu'il ne le verrait jamais plus dormir sur son canapé le bras pendant, son coeur se serrait si fort qu'il croyait qu'il allait s'arrêter. Logan ne se souvenait plus vraiment quand il avait connu Rickon, mais il se souvenait de leurs fous rires, de la façon dont son ami avait prit soin de lui et de ses enfants lorsque Lyanna décéda. Il se souvient aussi de toutes les fois où il avait dû sortir son ami des merdiers dans lesquels il se foutait régulièrement. Pourtant, cette fois-ci, il ressentait quelque chose de différent, quelque chose de si douloureux qu'il avait du mal à rejoindre la réalité. Logan perdait pied lorsqu'il s'agissait de Rickon et de ses enfants. «-Monsieur ? Monsieur? » La voix de la jeune femme lui était insupportable, il avait envie de lui hurler de se taire et lorsque sa vue redevint normal, il comprit qu'il se trouvait au beau milieu des urgences. Les gens le dévisagé, le prenant pour un fou tant son teint était blanc. «-Vous cherchez quelqu'un ? » Car oui. Au urgence soit on cherchait le mort vivant soit on l'était. Logan passa sa main devant ses yeux afin de reprendre un peu plus ses esprits et hocha son visage lentement de haut en bas.

«Rickon McHelligot, on m'a appelé pour me dire qu'il était ici, mais je ne sais pas s'il va bien...j'aimerais le voir.» La jeune interne lui répondit vaguement qu'elle allait faire ce qu'elle pouvait et elle revint quelques secondes, qui lui parurent interminable, plus tard avec le dossier de son ami entre les mains. Elle avait passé sa main dans ses cheveux afin de les remettre en place.«-Monsieur McHelligot n'a rien de grave, on lui a enlevé la balle qui s'était logé dans son épaule, le reste sont des blessures superficiel. Toutefois il est impossible de le voir pour le moment...le MI6 dit qu'il s'agit d'un témoin important. Et au sujet des frais d'hôpitaux, étant donné que monsieur McHelligot...n'a pas... » Logan la stoppa dans son discourt en lui tendant sa carte de crédit. Il avait l'impression de s'être prit un camion en pleine figure tant toute cette histoire était énorme. Violemment il attrapa le dossier des mains de la jeune brune. MI6 ou pas, personne n'empêcherait Logan Dixon de voir son ami. Il la fusilla du regard en ajoutant. «-Je vais le voir et si le MI6 passe par-ici je compte sur vous pour garder ma présence pour vous. » Il n'attendit pas une réponse, l'entendant bafouiller qu'il n'avait pas le droit. Il s'en fichait. Logan prit la direction de la chambre de Rickon, s'arrêtant pour prendre deux cafés, l'un pour lui et l'autre pour le blessé.

La porte de la chambre numéro 411 était surveillé par un jeune homme plutôt mince, l'air propre sur lui-même, presque arrogant. Lorsque Logan s'élança pour entrer, le type lui attrapa l'épaule en lui envoyant pas mal de discourt diplomatique. Logan attrapa l'un des doigts de l'agent en formation et le tira si fort qu'il vit le visage du jeune devenir rouge. «-Je suis sa famille, sa seule famille, alors arrêtez-moi si vous voulez, placez-moi comme témoin aussi, mais rien ne m'empêchera de voir comment il va. » Sur ces derniers mots, Logan reprit ses deux cafés entre ses mains et poussa la porte avec son épaule. Il ne pût s'empêcher de toiser l'état où se trouvait Rickon. Et hormis une sale odeur de sang et de rouille, il semblait allez bien. Du moins physiquement. Logan déposa les cafés sur une petite étagère blanche qui devait servir à ranger les outils des infirmières. Il tira une chaise et se laissa tomber lourdement sur cette dernière. «-Je t'ai pris un café. Content de voir que tu n'as rien de grave, j'ai eu une sueur froide cette fois-ci. » Logan lui lança un sourire, l'un de ses nombreux sourires fatigués par la perte des gens qu'il aimait. La perte de sa femme. Il soupira longuement avant d'ajouter d'un ton plus sérieux cette-fois. «-J'ai croisé un type du MI6 devant la porte de ta chambre, je peux savoir ce qu'il se passe ? » Au fond Logan s'en voulait de ne pas avoir été là, quoi qu'est fait Rickon, il était prêt à l'aider si cela pouvait l'assurer de sa présence à la maison. Avec lui, ses enfants, sa famille. Les yeux fatigué de l'ex flic se posèrent sur l'épaule du rebelle, épaule qui était entourée de bandages. L'angoisse de la situation lui nouer la gorge, il porta le gobelet en plastique jusqu'à ses lèvres et ingurgita son café afin de calmer ses angoisses.
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Lun 26 Mai - 11:49

 » If the sky comes falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.
 

« Il est important dans la vie de trouver des personnes qui nous veulent du bien, avec qui sourire devient un automatisme, une évidence. Et surtout, il est crucial de ne pas avoir à se battre pour que ces personnes restent auprès de nous. Non, il faut que le fait de les imaginer loin soit inenvisageable, complétement impensable. On ne peut pas vivre sans savoir que l'on ne tombera jamais totalement, que des personnes bien particulières seront toujours là pour nous aider à nous relever. Il est nécessaire pour être heureux, de savoir qu'il y a des gens plantés dans notre vie. Comme des arbres. Et qu'ils y resteront pour toujours, sans vaciller une seule fois.»



                    Ca devait bien faire 4h que j’étais réveillé, tentant vainement de sortir de cette piaule. Ca puait l’hosto ici. Tout était trop blanc, trop pure, trop frais. Mais j’étais assigné à résidence, car trop important pour disparaitre hors de vue du MI6. Foutaise, ils avaient juste besoin d’un coupable et il se trouve que j’étais l’homme parfait. Un petit merdeux de première, avec un casier gros comme une maison. Sans réel passé, à leurs yeux j’étais qu’un minable qui ne méritait pas mieux que d’me retrouver en cage. J’avais juste voulu la sauver, encore, c’était si compliqué que ça à comprendre ? Fallait croire. Le pire dans tout ça c’est qu’il ne m’avait pas permit de la voir. Ni même de savoir comment elle allait. Voilà comment on vous récompensait quand vous aviez les couilles de sauver une des leurs. Vous n’aviez plus qu’à rester sur le banc de touche et attendre. Si seulement il n’y avait pas eu ces foutus barreaux derrière la fenêtre... Ni même ce minus pensant être assez balaise pour faire le guai devant la porte de ma chambre.

Hormis cette sale impression de claustrophobie je sentais mon épaule qui me lançait. Me ramenant à chaque instant ou je fracassais sa gueule avec mes poings.  J’me souviens que sur le coup ça m’avait fait un bien fou. Savoir que peut être j’avais sauvé plusieurs gamines, même si sa dernière victime n’y avait pas survécue. Mais l’angoisse était vite montée. Et j’revoyais sans cesse son corps inerte, froid et maculé de sang. Comment j’pourrais encore la regarder en face, sachant que j’étais même pas capable de la garder en vie ? Si encore elle était vivante... J’supportais pas d’attendre. Encore moins le faite qu’ils me refusent un seul appel. Merde quoi, Logan avait le droit de savoir que j’étais ici. Qu’il n’avait pas à s’en faire et que j’allais bien. Mais non, même ça, ça m’avait été refusé. Ils avaient dit qu’ils s’en chargeraient mais que cela ne servirait à rien, puisque j’étais interdit de visite. Et ils avaient souri en plus ces enflures. Si j’avais pas eu ces bandages, pas sur que j’me serais retenu...
Incapable de rester assis, j’faisais les cents pas, espérant faire passer le temps plus vite. Peine perdu. Néanmoins, quand j’avais prit la décision de partir d’ici, MI6 ou pas, la porte s’ouvrit. Croyant voir à nouveau un médecin venant m’administrer une dose de calmant supplémentaire, j’aperçu une tête aussi blanche que mon cul. Logan. Pourquoi ça m’aurait étonné qu’il puisse arrivé jusqu’ici malgré les innombrables interdictions qui lui avaient sans doute été donné ? J’arrivais pas à dégoiser un seul mot, préférant le toiser du regard, presque interloqué. «-Je t'ai pris un café. Content de voir que tu n'as rien de grave, j'ai eu une sueur froide cette fois-ci. ». Hochant la tête pour le remercier, je tendis le bras pour attraper mon gobelet. M’empressant de plonger mes lèvres dans le liquide brulant. Merde, y’avait-il meilleur instant ? Pas à mes connaissance, même si l’envie de fumer commençait à se faire ressentir. J’avais pas eu le temps de lui demander comment il avait réussi à rentrer ici, qu’il enchaina : «-J'ai croisé un type du MI6 devant la porte de ta chambre, je peux savoir ce qu'il se passe ? ». A ce moment précis, j’avais envie de tout lui balancer, lui avouer que j’avais été con de croire que j’pouvais changer les choses, d’oser penser qu’elle pourrait s’intéresser à un type comme moi. J’me suis assis face à lui, les yeux fixant le sol.
« J’pouvais pas la laisser crever, Logan. Mais cet enflure lui a tirer dans le dos. Comme un malpropre. Alors j’lai tué. T’aurai fait quoi toi hein ? »
J’avais réussi à plonger mes yeux dans les siens. Osant affronter son regard. J’sais bien que j’ai agit comme un con, que j’ai pas pensé à lui une seule seconde, ni même aux enfants. C’est là que j’me suis rendu compte que j’n’avais été qu’un sale égoïste sur ce coup. Y’avais qu’a voir la sueur sur le front et ses mains tremblantes. Pourtant j’lai pas rassuré et j’ai continué.
« Gen fait parti du MI6, elle devait coincée ce type, Ulrick, pas le tuer. Voilà en quoi je deviens gênant. A cause de moi ils peuvent pas remonter plus haut dans la chaine alimentaire. J’leur en foutrais des règles moi. »
Logan était déjà au courant que j’avais sauvé Genesis lors de son second enlèvement. Et j’sais tout aussi bien qu’il n’est pas spécialement pour, surtout quand j’met ma vie en danger. Mais j’peux pas lui en vouloir. Si ça avait été lui à ma place, j’aurai très certainement dégommé tout le monde sur mon passage dans le seul espoir qu’il s’en sorte vivant. Ca avait toujours été ainsi. Et j’suis sur que dans le fond, il s’en voulait de ne pas avoir été présent. 


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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Lun 26 Mai - 18:38

Rickon & Logan
Hey brother, if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.



Logan n'a jamais été le genre d'homme à juger les actes ou la façon de vivre de Rickon. Il savait qu'il n'avait pas eu la vie rose comme certains et la seule chose que Logan pouvait faire pour venir en aide à son ami c'était d'être là, à chaque instant de sa vie, bon ou mauvais. Parce que c'était son ami, mais surtout un membre de sa famille. Ce soir-là ne dérogeait pas à la règle et pourtant on aurait pu prendre ça pour de la pitié. Ce n'était pas ça. Logan était naturellement enclin à aider les autres, à prêter son oreille attentive sans pour autant juger. Hélas, en ce moment même, tandis que le café brûlant glissait le long de sa gorge sèche, il ne pouvait pas s'empêcher de penser avec un certain égoïsme aux actes de Rickon. Si Logan avait déjà su se servir de son poste de flic pour aider le rebelle qu'était son meilleur ami, aujourd'hui sa réputation ressemblait plus à un tas d'excréments plutôt qu'à une carrière de bon flic engraissé aux donuts. Pour se frotter au MI6 il faudrait se servir de ses anciens supérieurs dans l'armée pour faire pression. Le brun aux yeux azurs essayait de cacher son angoisse tant bien que mal, pourtant il savait que rien n'échapperait à Rickon, après tout, ils se connaissaient par coeur. Alors, Logan essayait de garder sa carcasse épuisée en vie le temps que son ami ne se décide de parler. Et lorsque ce fût le cas, c'était non pas le ciel, mais bel et bien la galaxie tout entière qui lui tombait sur le crâne. « J'pouvais pas la laisser crever, Logan. Mais cet enflure lui a tirer dans le dos. Comme un malpropre. Alors j'lai tué. T'aurai fait quoi toi hein ? » En premier lieu, le cerveau de Logan s'arrêta sur ce ''la'' mystérieux, si Rickon n'avait pas prononcé le prénom de la blonde en question, l'ex flic savait bien que cette femme pour qui Rickon était prêt à finir ici n'était pas n'importe qui. La matière grise qui bouillonnait à l'intérieur de sa boite crânienne se stoppa net, lorsqu'il entendit les mots ''alors, j'lai tué. T'aurais fait quoi toi hein ? '' Immédiatement l'alliance que Logan avait glissé autour de son cou semblait lui brûler la peau au troisième degrés. Les souvenirs du corps sans vie de sa femme, la tête contre le bitume, le visage traumatisé de son fils et ses poings qui s'abattaient aussi vivement que des obus sur l'homme qui avait osé lui enlever la femme qu'il avait dans les tripes. Toutes ces images s'affichaient devant lui par étayage.

Il serra les dents, s'obligeant à garder pied pour se concentrer sur ce que Rickon allez lui dire, car si les mots lui manquaient actuellement, il ne demandait qu'à comprendre l'acte idiot qu'avait fait son frère, il demandait une justification au fait qu'il aurait pu crever comme une merde en laissant derrière lui des gens qui l'aimaient. Logan ferma ses yeux un instant tout en prenant une grande inspiration, puis une fois qu'il fût capable de chasser les images qui le hantaient, il soutenait le regard de son ami. « Gen fait parti du MI6, elle devait coincée ce type, Ulrick, pas le tuer. Voilà en quoi je deviens gênant. A cause de moi ils peuvent pas remonter plus haut dans la chaîne alimentaire. J'leur en foutrais des règles moi. » Logan hocha son visage de haut en bas, signe qu'il comprenait l'ampleur de la situation, il se leva, d'abord pour se dégourdir les jambes, ensuite parce qu'il savait que s'il restait ainsi assis comme un amorphe, il finirait par dérailler. Il fouilla dans l'une de ses poches en jean et en sortit un paquet de Malboro qui datait de quelques jours, il tira un tube cancérigène, le porta entre ses lèvres et lança le paquet à Rickon. «-Je pense qu'en premier lieu t'as besoin d'une bonne clope. » Logan alla ensuite ouvrir l'une des nombreuses fenêtres aux allures de cages. Il posa son dos contre le mur, alluma sa cigarette et tira une longue latte. Si le grand gaillard et père de famille semblait calme, à l'intérieur c'était tout autre chose. Il lança son briquet en direction de son ami et lui lança un regard sévère, celui d'un frère, d'un père, d'un ami. «-T'aurais dû m'appeler Rickon, mais je comprends ce que tu veux dire...et ce que tu ressens. Je m'en veux de pas avoir été là, t'imagines ce que Priam et Euphie auraient ressentis, j'ai déjà trop perdu j'ai pas envie de perdre un autre membre de ma famille.» Il toucha longuement son anneau d'amour du bout des doigts. C'était égoïste, parce qu'il savait qu'un jour Rickon ne serait plus son radeau de sauvetage qu'un jour il partirait sans se retourner, mais ça c'était vivable, le perdre aurait été trop difficile. «-T'en fais pas pour le MI6, j'ai des contactes dans l'armé qui ont juste à claquer des doigts pour qu'on oublie ton nom et puis si cette fille veut te remercier, elle gardera le silence. » Logan cendra sa clope du bout des doigts, à-même le sol, tant pis pour le respect d'autrui, la justice et tout ce qui allait avec, il n'y croyait plus depuis des années. De nouveau il tira une longue taff de sa clope, inspirant, expirant et il ajouta, cette fois-ci d'un air plus doux. «-Comment elle va ? T'as pu savoir où ça en était pour elle ? Parce qu'une blessure par balle c'est pas rien...et... » Logan se détacha lentement du mur pour se placer à côté de Rickon, assis sur le lit aux draps aussi blancs que la neige, il détestait ça. Il ancra ses prunelles dans celle de Rickon. «-Je comprends que tu te sentes redevable envers le frère de Gen, je les connais pas, juste de loin, leur histoire et tout, mais dis Rickon, sois honnête avec moi, cette fille tu l'aimes ? Est-ce qu'elle en vaut le coup.... » Parce qu'il était tant de savoir si toute cette histoire était dangereuse pour lui. Logan ne pouvait que comprendre qu'on pouvait tuer au nom de l'amour, c'était typiquement humain d'aimer à en suffoquer comme il l'avait fait, comme il le faisait. Toutefois, il voulait être certain que cet idiot de Rickon ne risquait pas sa vie pour une simple amourette de passage. Et quand bien même il pouvait l'aimer à s'en arracher le coeur, il voulait que Rickon lui donne sa parole que la prochaine fois il ne le laisserait pas derrière à le regarder jouer les kamikazes.
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Lun 2 Juin - 22:05

 » If the sky comes falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.
 

« Il est important dans la vie de trouver des personnes qui nous veulent du bien, avec qui sourire devient un automatisme, une évidence. Et surtout, il est crucial de ne pas avoir à se battre pour que ces personnes restent auprès de nous. Non, il faut que le fait de les imaginer loin soit inenvisageable, complétement impensable. On ne peut pas vivre sans savoir que l'on ne tombera jamais totalement, que des personnes bien particulières seront toujours là pour nous aider à nous relever. Il est nécessaire pour être heureux, de savoir qu'il y a des gens plantés dans notre vie. Comme des arbres. Et qu'ils y resteront pour toujours, sans vaciller une seule fois.»



                    J’sais pas si j’aurai du abordé le sujet de cette façon. A le voir comme ça les yeux dans le vide, ça me retournais l’estomac. A cet instant, j’aurai parié n’importe quoi qu’il revoyait les images de sa défunte femme. J’me souviens d’elle. Elégante, forte, sur d’elle, charismatique... Si seulement aujourd’hui elle pouvait encore être là, juste pour l’aider un peu à aller un peu mieux. Mais bon je le lâcherai pas. J’ai peut être été idiot sur ce coup là, mais j’savais que je resterais en vie, pour lui, pour les enfants. Ils n’avaient peut être pas autant besoin de moi que j’en avais d’eux, mais ils m’étaient vitales. Vitales au point de devenir solide comme un roc, juste pour les revoir sourire ne serait-ce qu’une fois ! Ils étaient ma famille, mon ancre, mes piliers, et j’avais beau le nier dans le fond j’en pensais pas moins. Si on me les enlevait, on m’enlevait une partie de moi même. A la fin il ne me resterait plus que cette carcasse pourrie dans laquelle il ne réside plus rien de bon...

Logan hochait plusieurs fois la tête, signe qu’il comprenait en partie là où j’voulais en venir. Faut dire que j’avais pas spécialement les idées en place. J’sentais encore cette foutue morphine dans mes veines et je peux vous assurez que c’était plutôt merdique. Mes membres avaient plutôt du mal à bouger et mes idées n’étaient pas très claires. M’enfin elles ne l’ont peut être jamais vraiment été... Puis il se leva, signe qu’il avait du mal à examiner la situation. «-Je pense qu'en premier lieu t'as besoin d'une bonne clope. » Pas faux. Les doigts qui tremblotent finalement c’était peut être du au manque de nicotine. J’attrapai en plein vol le paquet de clopes ainsi que le briquet que me lançait Logan, puis m’en grillait une. Tirant lentement une latte, je gardais un moment la fumée à l’intérieur avant de recracher toute cette saleté. J’me mis à tousser, signe que ça faisait bien trop longtemps que j’étais privé de cette merde. Putain ça faisait un bien fou.  «-T'aurais dû m'appeler Rickon, mais je comprends ce que tu veux dire...et ce que tu ressens. Je m'en veux de pas avoir été là, t'imagines ce que Priam et Euphie auraient ressentis, j'ai déjà trop perdu j'ai pas envie de perdre un autre membre de ma famille.». A ce moment là, j’ai baissé la tête comme un gamin de cinq ans qu’on engoulerait et qui aurait honte de sa connerie. Dans le fond il n’avait pas tort. Mais le pire ce n’était pas ça, c’était le fait qu’à aucun moment j’n’ai pensé à composer son numéro pour lui demander de me venir en renfort. Quel ami j’étais hein ? Pauvre égoïste que je suis. Il m’était plus précieux que n’importe quoi, et moi je continuais à jouer aux cons. Pourtant je me gardais bien de lui révélé tout ça. Ca ne lui aurait fait que du mal, et j’voulais pas le voir souffrir encore. Surtout pas à cause de moi. 
« Je sais... »
C’était tout c’que j’avais pu sortir... J’aurai pu faire mieux, lui sortir un grand discours et tout le bazar qui va avec. Mais c’était pas moi tout ça... Il n’avait pas besoin de plus pour savoir que j’men voulais assez comme ça. «-T'en fais pas pour le MI6, j'ai des contactes dans l'armé qui ont juste à claquer des doigts pour qu'on oublie ton nom et puis si cette fille veut te remercier, elle gardera le silence. » C’était à mon tour d’hocher la tête. Encore une fois j’me retrouvais être le vilain petit canard. Il allait de nouveau me sauver la peau des fesses, en échange de quoi ? De quelques babioles volées ici et là. Conneries.
« Tu sais t’es pas obligé hein, j’vais me démerdé. »
Je lui adressais un minuscule sourire. Sans doute plus pour le remercier, car j’savais que derrière mon dos il allait encore fourré son cul dans mes affaires, que par soulagement. J’tirais de nouveau sur ma clope comme un putain de drogué. Si les blouses blanches ramenaient leurs culs ici, j’étais cuis. M’enfin.
J’étais prêt à lui demander comment allait les enfants, lorsqu’il me parla d’elle... Me coeur sursauta, l’imaginant de nouveau inerte sur ce sol poisseux. «-Comment elle va ? T'as pu savoir où ça en était pour elle ? Parce qu'une blessure par balle c'est pas rien...et... » Je fini une moue qui ressemblait plus à une grimace qu’autre chose
« Ils n’ont rien voulu me dire... D’après ces enflures j’suis trop impliqué dans l’histoire... »
Puis Logan enchaina : «-Je comprends que tu te sentes redevable envers le frère de Gen, je les connais pas, juste de loin, leur histoire et tout, mais dis Rickon, sois honnête avec moi, cette fille tu l'aimes ? Est-ce qu'elle en vaut le coup.... ». Cette fois ce fut tout mon corps entier qui manqua de tomber. Ca ne m’avait encore jamais traverser l’esprit ce genre de chose. Amour, sentiment, attachement. Pour moi ce n’était qu’un tas de conneries qu’on voulait bien nous livrer sur un plateau tout fait. Alors est ce que j’aimais Gen ? Si ça voulait dire avoir ce besoin constant de l’avoir prêt de moi pour que mon corps arrête de trembler de la sorte, alors oui. En revanche si j’étais prêt à me l’avouer. Diable non. Sur le coup aucune réponse ne me venait. Je continuais de regarder Logan la bouche grande ouverte, la cigarette prête à s’éteindre avec sa propre cendre.
« Ah euh... Comment dire.... J’en sais rien. »
Véritablement pathétique. Comment j’pouvais être aussi con pour oser dire qu’elle n’était rien pour moi. J’suis peut être idiot, mais sans doute pas au point de mettre ma vie au milieu d’une centaine de balles juste pour avoir le plaisir de les éviter. Logan attendait une réponse, pas simplement pour savoir si je tenais à elle ou non, il voulait seulement savoir si j’ne mettais pas ma vie en danger pour rien. Il se passa bien cinq bonnes minutes avant que l’un de nous deux n’intervienne.
« Oui »
C’était pas plus compliqué que ça. Cette fille j’aurai pas du la laisser rentrer dans ma vie car maintenant c’était comme en vouloir plus. Toujours plus. A côté de ça mon addiction à cette putain de nicotine me semblait tellement infime à contrôler. En revanche, celle que j’avais pour Gen était tout autre. Ce besoin constant d’être rassuré en la voyant, ce besoin de l’entendre rire, de la voir sourire, de la voir heureuse... Ca me semblait bien plus important que tout autre chose sur cette terre.
J’venais d’écraser ma clope dans ma main puis me suis lever pour la jeter à travers les barreaux de la fenêtres ouvertes. Puis j’me suis posté face à Logan, j’ai planté mon regard dans le sien et j’ai compris. J’ai compris que ce gars me lâcherait pas. Quoi que je décide.
« Tu vas peut être me prendre pour un barge, et j’t’en voudrais pas... C’est pas parce que c’est Liam, mais c’est parce que c’est elle... J’sais pas comment t’expliquer, j’y comprend rien... Mais il faut qu’elle vive Lo’, il le faut. »
A ce moment là, j’ai compris qu’il avait capté le message. Même si nous deux on ressemblait à tout ce merdier qu’est l’amour, c’était bien plus important que ça. C’était crucial... Et ca faisait bien plus mal qu’une balle plantée dans l’épaule.

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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Jeu 5 Juin - 10:38



Rickon & Logan
Hey brother, if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.



L'air enfantin que prenait Rickon lorsque Logan osait lui faire la leçon sur son tempérament inconscient était quelque peu surprenante, Logan connaissait son ami depuis de nombreuses années, pour ne pas dire depuis la maternelle, il l'avait toujours connu borné et impulsif déjà lors de leurs virées d'adolescents Rickon ne cessait de se battre en voulant à la terre entière, la moindre petite chose contrariante était susceptible de le faire exploser. Rickon était une véritable bombe à retardement toutefois Logan savait comment le désamorcer sans problème, peut-être que c'était l'effet qu'il faisait en général aux gens qui croisaient son chemin, lui qui marchait entouré d'une aura imperceptible et rassurante ou peut-être simplement que c'était leur lien à eux, un lien de frère. Si Logan lui en voulait ? Un peu. Pas trop, car lui, l'homme qui avait massacré un autre homme en prenant du plaisir à voir sa lumière dans ses yeux partir tout cela par rage, rage qu'on lui ait enlevé la femme qu'il aimait de toutes ses forces pour une simple question d'argent. Alors, oui, il en voulait à Rickon, il lui en voulait surtout de ne pas avoir eu la présence d'esprit de le contacter, mais il ne lui en voulait pas d'avoir eu le courage de protéger une femme qu'il aimait.

D'ailleurs, l'aimait-il ou était-ce simplement par loyauté envers le frère de la jeune Genesis ? C'était cette question qui trottait dans la tête de Logan depuis un bon moment déjà, depuis que Rickon avait débarqué chez lui en pleine nuit, le front en sueur, le regard paniqué, il avait fourré des vêtements dans son sac et n'avait pris que son passeport et les clefs de sa moto. Encore une fois, Logan n'avait rien dit, il était simplement resté en haut des marches de son escalier, observant son ami de loin sans chercher à comprendre. Et ce fut au retour de Rickon, lorsqu'il lui avait dit qu'il avait sauvé une Slyfiter qui se trouvait à l'autre bout du monde qu'il comprit que son meilleur ami commençait à changer petit à petit. À l'époque Lyanna était là, elle le rassurait, posait sa main sur sa joue et il s'enivrait de ses mots, elle lui avait dit que derrière chaque grand homme se cachait une femme. Il avait ri et il lui avait fait l'amour comme-ci elle allait disparaître. Aujourd'hui Rickon changeait, mais Lyanna n'était plus là pour le rassurer et assis sur le lit d'hôpital aux côtés de son ami, Logan se sentait démuni, épuisé. Il demanda à son ami d'être honnête, plongeant ses prunelles azurs dans les siennes avec ce regard transperçant qui donnait l'impression que Logan pouvait lire en vous. Connerie. Rickon ouvrit la bouche, visiblement surpris par la question de Logan et l'ex flic observa la cendre de sa cigarette qui tombait lentement. Il l'aimait. « Ah euh... Comment dire.... J'en sais rien. » Ses prunelles s'ancrèrent de nouveau dans celles de Rickon tandis qu'il garda sa propre cigarette entre ses doigts. Il pensait à la première fois qu'il avait rencontré sa femme, elle avait cette longue chevelure rousse, des yeux d'un vert pomme presque inhumain et ce sourire angélique, il s'était souvenu de sa demande en mariage. Un coup de folie, il avait eu tellement peur de la perdre. C'est fou ce que Rickon lui rappelait ce qu'il avait été jadis, lui-même. D'une voix enroué d'émotion, il murmura. «-Je ne savais pas si j'aimais Lyanna avant d'avoir faillit la perdre sur le champ de bataille.»

Logan se souvenait de sa première rencontre, de la façon agaçante qu'elle avait de toujours avoir réponse à tout, il se souvenait de la façon dont elle fronçait les sourcils lorsqu'il se moquait d'elle et de son idéalisation du monde, elle la journaliste de terrain qui voulait dire au monde entier que la guerre c'était mal, elle avait fini par murmurer ce ''oui'' nerveux lorsque Logan lui avait ôté une balle perdue logé dans son épaule. Quelques mois plus tard c'était Euphémia qui pointait le bout de son nez et Rickon était presque plus stressé que Logan lors de l'accouchement de Lyanna. L'ex flic ne disait rien, perdu dans ses pensées et ce fût la voix de son ami qui le sortit de son passé. «Oui» Il avait perdu le fil, tirant longuement sur ce qu'il restait de sa cigarette. Oui, il l'aimait ou oui elle en valait la peine. L'un ou l'autre de toute façon Logan savait qu'après ce oui, une partie de son ami serait déchiré entre elle et ses propres peurs. «-Oui, quoi ? » Il lui lança un sourire en coin, presque un rictus malin tout en regardant le blessé qu'il était, écrasait sa cigarette dans le creux de sa main. Toujours ce besoin constant de se servir de la douleur pour tenir debout. Alors, Logan compris qu'aujourd'hui Rickon était bien moins une bombe à retardement qu'il ne l'était lui-même devenu. Les situations s'étaient inversés, lui qui était obligé de se noyer dans la violence pour oublier sa défunte, il aurait pu choisir quelque chose de moins destructeur.

Il soutenait cependant le regard de son ami, comme il l'avait toujours fait, un simple regard et les mots devenaient des outils de communications futiles. Il lui souriait, de ce sourire fatigué qu'il traînait depuis des années, depuis qu'il traînait sa peine. « Tu vas peut être me prendre pour un barge, et j't'en voudrais pas... C'est pas parce que c'est Liam, mais c'est parce que c'est elle... J'sais pas comment t'expliquer, j'y comprend rien... Mais il faut qu'elle vive Lo', il le faut. » Logan jeta sa clope sur le sole de la chambre d'hôpital, il l'écrasa, glissant une main dans la poche de son jean et il déposa sa main libre sur l'épaule de Logan. Il avait envie de rire, de rire comme il n'avait pas rit depuis des années. Il avait aussi envie de le traiter d'abrutie aveugle, mais il ne fit qu'étouffer son rire à l'intérieur de sa gorge. «-Mec, je peux pas te prendre pour un fou, t'es juste un pauvre type amoureux d'une fille, tu ne sais même plus ce que tu dis, mais une chose est sûr on ne met pas sa vie en danger par loyauté, ça c'était à l'époque où loyauté rimait avec la peur de se faire décapité. Crois-moi, cette nana tu l'as dans la peau, j'aimerais être égoïste et te dire de lâcher l'affaire parce que j'ai pas envie de trouver ta carcasse de vieux loup troué jusqu'à la moelle. Mais qui suis-je moi pour te dire quoi faire de ta vie? » Logan Dixon, l'ami qui sera toujours présent pour lui.

Il laissa retomber sa main lentement, posant ses doigts sur l'anneau d'amour qu'il n'avait plus la force de porter sur son annulaire. Il était si las de vivre, que sa vie ne résumait qu'à ses enfants et son meilleur ami, il savait que s'il perdait l'un d'eux il ne s'en remettrait pas. Il tourna son visage et pu apercevoir le ciel sombre de la ville. Il pensait à sa fille qui devait se faire un sang d'ancre, à son fils qui devait être en colère contre lui. Sa main se logea derrière la nuque de son meilleur ami, il lui donna une petite claque comme on donnerait une claque à un enfant. «-ça n'excuse pas ton comportement idiot, la prochaine fois que tu ne cherches pas à m'appeler et que tu n'es pas mort tu pourras courir très vite parce que c'est moins que te ferais la peau. » Il riait, pour la première fois de la soirée, il riait de ce rire communicatif que sa femme avait tant aimé. Au bout de quelques secondes, il ajouta, plus sérieusement cette fois-ci, se levant et plongeant ses deux mains dans les poches de son jean sombre, il alla jusqu'à la fenêtre observant cette masse humaine qui se débattait pour survivre. Lui, y avait renoncé. «-Tu sais ce que j'ai fait pour Lyanna, la façon dont j'ai massacré cet homme à main nues, je pensais...que ça ferait disparaître la douleur, mais en fait, non, quand je l'ai tué ça n'a durée que deux secondes, deux putains de secondes de soulagement et elle, elle n'était plus là. J'ai mis du temps pour réaliser que plus jamais je me réveillerais à ses côtés, que plus jamais je l'entendrais rire aux éclats et tu sais quoi, c'est la pire chose qui puisse arriver à un homme. » Il continua, la voix enrobé de tremblement, les yeux brillants, n'osant pas affronter le visage de son meilleur ami, si sur son visage sa souffrance se lisait, son dos, lui, restait un bloque froid et fort. Pour ses enfants. «-Si je te dis ça, c'est que si tu l'aimes, lâches jamais l'affaire, parce qu'un jour on pourra t'enlever ça et c'est ce jour là que tu comprendras qu'au final tout ce qu'il te fallait pour être heureux c'était l'entendre rire, c'est ça l'amour. L'amour c'est douloureusement bon.» Logan resta de longues minutes silencieux, observant seulement les hommes et les femmes qui couraient ça et là afin de sauver des vies. «-Tu veux aller la voir ? Elle doit être au soin intensif, pas sûr que tu puisses la toucher, mais l'observer c'est toujours mieux que ne plus jamais la voir... » Il disait ça pour Rickon, comme pour lui-même car il aurait jurée pendant quelques secondes avoir aperçu la silhouette rousse de son amour disparu, elle se tenait là, en bas, debout, elle l'observait, veillant sur lui.
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Mar 17 Juin - 22:20

 » If the sky comes falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.
 

« Il est important dans la vie de trouver des personnes qui nous veulent du bien, avec qui sourire devient un automatisme, une évidence. Et surtout, il est crucial de ne pas avoir à se battre pour que ces personnes restent auprès de nous. Non, il faut que le fait de les imaginer loin soit inenvisageable, complétement impensable. On ne peut pas vivre sans savoir que l'on ne tombera jamais totalement, que des personnes bien particulières seront toujours là pour nous aider à nous relever. Il est nécessaire pour être heureux, de savoir qu'il y a des gens plantés dans notre vie. Comme des arbres. Et qu'ils y resteront pour toujours, sans vaciller une seule fois.»



                    J’ai jamais été trop attaché aux sentiments et à ce foutu truc que tout le monde aime appeler l’amour. Pour moi c’est aussi simple que je t’aime, je t’aime pas. Le reste n’avait que trop peu d’importance. J’veux dire, Logan, par exemple je donnerai ma vie pour lui. De même que pour ses enfants ou bien Liam encore. En revanche quelqu’un comme Adriel, j’men cogne totalement. Il peut aussi bien mourir à petit feu, c’est pas pour autant que demain ma vie sera différente. Pas comme si j’venais à perdre les Dixon. Ou encore Gen... Pour moi le sentiment d’aimer quelqu’un c’est ça, rien de plus.  Pas comme tout ces connards qui s’extasie devant ce genre de chose et se tannent à écrire un millier de bouquins la dessus pour le simple fait que ça fait vendre. M’enfin je suppose que j’ai pas mon mot à dire. Logan lui avait l’air d’en connaitre un rayon. Après tout j’me souviens encore comment il regardait Lyanna. Elle était cette lumière éclairant son chemin. Elle a réussi à le changer. Lui faire devenir l’homme qu’il est maintenant. Peut être que finalement ça n’avait pas que des mauvais côtés d’aimer quelqu’un. Même si je refusais de croire qu’aimer était un sentiment d’exclusivité envers une unique personne. «-Je ne savais pas si j'aimais Lyanna avant d'avoir faillit la perdre sur le champ de bataille.» De nouveau j’écoutais sa voix rauque, emplie d’émotions. Ils étaient rares ces moments où Logan parvenait à se livrer. Peut être qu’il avançait finalement. Lentement, certes, mais personne ne lui imposait de rythme. Son deuil ça faisait un bail qu’il le portait sur ses épaules, j’sais pertinemment qu’il ne s’en remettra jamais. Fallait juste espérer que quelqu’un arrive à le tirer de là et lui fasse enlever ce foutu anneau autour de son cou. Le plus vite serait le mieux.

J’venais tout juste de réaliser qu’il n’avait peut être pas tort. Cette nuit j’avais failli perdre Gen, et tout ce qu’elle représentait pour moi. Si cette épisode ne s’était pas produit, aurais-je su que j’tenais à elle ? Probablement pas... Alors j’ai glapit un faible oui et j’ai tenté de bafouiller un vague mot d’excuse. La douleur ressentie dans mon épaule ne m’aidait en rien. Accentuant même mon envie d’être prêt d’elle. De savoir si son coeur battait encore... Logan me tira de mes pensées en déposant sa main sur mon épaule valide. «-Mec, je peux pas te prendre pour un fou, t'es juste un pauvre type amoureux d'une fille, tu ne sais même plus ce que tu dis, mais une chose est sûr on ne met pas sa vie en danger par loyauté, ça c'était à l'époque où loyauté rimait avec la peur de se faire décapité. Crois-moi, cette nana tu l'as dans la peau, j'aimerais être égoïste et te dire de lâcher l'affaire parce que j'ai pas envie de trouver ta carcasse de vieux loup troué jusqu'à la moelle. Mais qui suis-je moi pour te dire quoi faire de ta vie? » A ce moment là, je l’ai dévisagé. Durant de longues secondes. Me remémorant ce petit bout de phrase « t'es juste un pauvre type amoureux d'une fille » qui en quelques mots résumait le tout. Et alors j’me suis mis à rire. Un rire qui se voulait nerveux. Parce que j’avais beau nier les faits, Logan avait raison sur toute la ligne.
« Et toi tes sacrément atteint du bulbe mon vieux. Quant à savoir ce que tu représentes pour moi, j’te l’ai déjà dit, ton canapé résume parfaitement notre relation. »
Une façon détournée pour lui dire qu’il était plus qu’un simple ami. En ce qui concerne Genesis, il allait en falloir beaucoup plus pour que j’avoue un jour avoir des sentiments envers elle. Pas parce que je trouvais ça débile. Enfin quoi que... Simplement, une nana comme Gen, elle ne pouvait décemment pas tombée amoureuse d’un type comme moi. J’veux dire, j’ai rien d’un gentleman, j’farfouille dans des affaires plus que louches, mon compte en banque frôle les zéros, et j’suis tout le contraire de ce que peux représenter le mot stabilité... Elle ne méritait pas ça. Vraiment pas.  
J’reçu alors un énième conseil de Logan, avec en prime une tape dans la nuque. «-ça n'excuse pas ton comportement idiot, la prochaine fois que tu ne cherches pas à m'appeler et que tu n'es pas mort tu pourras courir très vite parce que c'est moi que te ferais la peau. » Clair comme de l’eau de roche. Encore fallait-il que je frôle de nouveau la mort... Ce qui n’était pour le moment pas prévu.
« Entendu. J’essayerai de t’envoyer une carte pour te prévenir la prochaine fois.»
Et enfin j’le vis rire. Intérieurement ça faisait un bien fou. Ces moments rares me manquait cruellement. Logan était tout ce que je pouvais posséder de plus précieux et le voir malheureux n’aidait en rien. Mais j’savais que j’ferais n’importe quoi pour lui. Même s’il me demandait de tuer, j’savais que je n’hésiterais pas un seul instant. Que je foncerai tête baisser quitte à recevoir des représailles bien plus pénibles... Il se dirigea alors vers la fenêtre.  «-Tu sais ce que j'ai fait pour Lyanna, la façon dont j'ai massacré cet homme à main nues, je pensais...que ça ferait disparaître la douleur, mais en fait, non, quand je l'ai tué ça n'a durée que deux secondes, deux putains de secondes de soulagement et elle, elle n'était plus là. J'ai mis du temps pour réaliser que plus jamais je me réveillerais à ses côtés, que plus jamais je l'entendrais rire aux éclats et tu sais quoi, c'est la pire chose qui puisse arriver à un homme. » Cette fois on y était. Ce passage où chaque parole vous fait un mal de chien. Logan s’ouvrait enfin. Déballant son désespoir. Enfin de compte j’pouvais que comprendre ce qu’il disait... Et sur le coup je revis mes mains déchirer la chair d’Ulrik, mes doigts se glisser à l’intérieur de son corps pour en extirper un à un ses organes... J’ai cru aussi que ca ferait disparaitre la douleur. Mais ça n’avait pas franchement marché. Gen était toujours entre la vie et la mort, et le seul responsable de tout ça, c’était bel et bien moi. Comment pourrais-je de nouveau la regarder en face sans ressentir cette foutue culpabilité qui me rongeait de l’intérieur ? Puis il enchaina :  «-Si je te dis ça, c'est que si tu l'aimes, lâches jamais l'affaire, parce qu'un jour on pourra t'enlever ça et c'est ce jour là que tu comprendras qu'au final tout ce qu'il te fallait pour être heureux c'était l'entendre rire, c'est ça l'amour. L'amour c'est douloureusement bon.» J’l’écoutais, incapable d’intervenir. Il souffrait. Terriblement. Et de ce que j’en sais c’est qu’une douleur comme ça, ce n’était permis à aucun homme de la supporter autant de temps que Logan le faisait. Et pour ça je l’admirais. Je l’admirais à un point qu’il m’était impossible d’imaginer. «-Tu veux aller la voir ? Elle doit être au soin intensif, pas sûr que tu puisses la toucher, mais l'observer c'est toujours mieux que ne plus jamais la voir... » Sur le coup j’ai plus eu l’impression qu’il se parlait à lui même. Mais ça aurait été mentir que de refuser une telle proposition. J’devais savoir si elle allait s’en sortir. Auquel cas... Auquel cas, pas sur que j’réponde encore de mes actes.
« Dis moi que ça ira... J’ai besoin de te l’entendre dire. »
J’ai toujours eu cette sale impression que Logan maitrisait n’importe qu’elle situation. Bien sur j’étais réaliste, j’savais pertinemment que dès que la nuit tombait, il perdait le cap, se noyant dans ses souvenirs. Mais il a toujours su cacher son mal être. A ses enfants, à moi même. Et aujourd’hui, plus que d’habitude, j’avais besoin de son soutien.
Nous entreprîmes la longue traversée de murs blancs. Attestant être de simples visiteurs à chaque infirmiers qui me découvraient déambulant dans les couloirs avec un bandage autour du bras. Certes notre crédibilité en prenait un coup, mais le regard de Logan suffisait à les repousser dans leurs tranchées. Et enfin nous nous trouvions devant une double porte comportant un panneau descriptif « Soins intensifs ». Gen, se trouvait certainement derrière ces murs. Et je peinais à faire un pas de plus. L’angoisse et la peur ne cessant de monter. Je choppais alors le bras de Logan, le stoppant net dans sa démarche.
« Logan, si jamais... Si jamais elle n’y est pas. J’veux dire si elle n’est dans aucune chambre. On sait tout les deux ce que cela signifie. A ce moment là, trouves les mots. Parce que si tu ne les trouves pas... »
Faut croire que j’avais pas besoin d’en dire plus. Logan me fit un signe de tête comme quoi il avait compris et il me laissa la place pour passer le premier. J’entrepris alors d’avancer dans ce couloir lugubre. Inspectant une à une les chambres... Mon coeur s’emballant à chaque fois que je n’y découvrais pas Gen. Jusqu’à ce que je tombe sur ces cheveux blonds. Sur ce teint de peau reconnaissable entre mille. J’avais pas besoin de plus d’informations pour savoir qu’il s’agissait d’elle. Alors j’me suis posté devant la fenêtre et j’ai pas lâcher mon regard du moniteur qui attestait qu’elle était bel et bien en vie. Tout ça c’était de ma faute... J’avais joué les cons en pensant que j’pouvais être un héros. Au final j’étais qu’un crétin, rien de plus. C’est moi qui aurait du me retrouver sur ce lit, le masque d’oxygène planter sur la gueule. Pas elle. Sur le coup, mon poing se referma, laissant mes jointures se dessiner. Je savais Logan derrière moi, prêt à rembarrer le premier type qui oserait se pointer là et nous demander de dégager.
« Tu sais finalement, j’crois que ta raison. J’suis juste un pauvre type amoureux d’un fille ».
Il m’avait fallut une bonne vingtaine d’années pour m’en rendre compte. Et comme si ca suffisait pas, fallait qu’elle se retrouve entre la vie et la mort... Mais peut être que finalement, le destin allait nous laisser une seconde chance... 

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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do. Jeu 19 Juin - 19:21

Rickon & Logan
Hey brother, if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.



La silhouette qui était plantée au milieu de la foule humaine commençait à disparaître, lentement. La matérialisation de sa souffrance s'envolait dans les airs balayait par le vent qui cognait contre la vitre. Logan était hanté par ces illusions nocturne qui se manifestaient le plus souvent lorsqu'il ne s'y attendait pas et encore une fois, ce fut le cas, cette mélancolie qui vous frappe en plein visage, sans que vous ayez le temps de vous protéger de la douleur. Toutefois, Logan ne s'autorisait pas à perdre pied de nouveau, encore moins devant son meilleur ami qui, lui, souffrait réellement de cette crainte de perdre l'être aimé. Alors, le père de famille pivota sur lui-même, mains toujours enfoncés dans les poches de son jean, il s'avança jusqu'à Rickon, attendant qu'il lui affirme l'envie de voir la douce jeune femme qui faisait chavirer son cœur. « Dis moi que ça ira... J’ai besoin de te l’entendre dire. »  Logan n'aimait pas réellement affirmer quelque chose dont il n'était pas certain, mais il pouvait lire dans le regard de Rickon cette détresse, ce besoin d'entendre que tout irait bien malgré que cela était incertain. Au fond, lui aussi, à l'époque aurait aimé qu'on lui serre l'épaule aussi fort qu'on le pouvait pour le pousser à garder les pieds sur terre. Et ainsi, Logan serra l'épaule valide de son meilleur ami, encrant ses prunelles azurs dans celle du briguant, il essayait de lui faire comprendre que tout irait bien en un regard, mais ne pût s'empêcher d'ouvrir la bouche pour appuyer tout cela. Parce que parfois les mots étaient ce qui reflétait la dure réalité, parfois ces mêmes mots pouvaient être dévastateurs et dans certains occasions, comme celle où les deux hommes se trouvaient à cet instant, les mots pouvaient être le médicament de certaines souffrances. Une lueur d'espoir dans la nuit sombre. «-Tout ira bien Rickon. Cette fille est une battante, en tout cas assez pour tenir tête à l'ours mal léché que tu es. » Surnom que Lyanna donnait souvent à Rickon lorsqu'il se réveillait de mauvais poil, ce surnom faisait rire ses enfants, un peu moins Rickon.

Logan et le blessé par balle longèrent tous deux les longs couleurs teintés de blanc de l'hôpital de Dungannon, bien que cette ville ne valait pas New York en surface, l'hôpital n'avait rien à envier aux autres hôpitaux des grandes villes. Logan se souvenait que chaque fois qu'il avait emmené l'un de ces enfants ici, il n'avait eu aucun problème. L'avantage était aussi, que certains croc-mort en blouse blanche connaissaient Logan de nom, de réputation ou bien en personne. Personne n'osait réellement défier Logan, l'arrêter dans sa course folle pour aller jusqu'aux soins intensifs, en réalité l'ex flic ne s'était jamais rendu compte de l'aura qu'il dégageait. Il avait cette façon de marcher de façon à ce que les gens s'écartent sur son passage, une sorte de bulle entourait le militaire. Logan fût néanmoins stopper par une poigne forte qui entourait son avant bras. Rickon. D'un regard étonné, le père de famille fit face au jeune fougueux, son visage était penché sur le côté pour appuyer son interrogation intérieur. « Logan, si jamais... Si jamais elle n’y est pas. J’veux dire si elle n’est dans aucune chambre. On sait tout les deux ce que cela signifie. A ce moment là, trouves les mots. Parce que si tu ne les trouves pas... » Logan savait ce qu'il se passerait. La bombe Rickon McHelligot exploserait tout simplement. Il savait son ami fragile dans le fond, cassé comme un vase qu'on exploserait de colère, il avait simplement appris à recoller les morceaux pour tenir debout. Dans le fond, Logan était comme lui, à l’exception qu'il n'arrivait plus à recoller les morceaux de son cœur brisé. Alors, le brun ne s'encombrait pas de mots futiles, il hocha simplement son visage lentement de haut en bas sans pour autant quitter son ami du regard, une main posé sur celle qui entourait son poignet. Puis, il laissa Rickon passer devant lui. Ce dernier ouvrait chaque porte et chaque fois que le vide se cachait derrière l'une d'elles, Logan avait atrocement peur de ce qui pourrait arriver. Peur de voir son bougre d'ami devenir cette ombre que lui-même était la nuit tombée.

Puis, dans le silence propice aux soins intensifs. Logan la vit, après son ami. Il entra dans la chambre, ses yeux azurs scrutaient la créature blonde qui semblait plutôt paisible allongé ainsi. Il eut l'image de Lyanna qui s'accompagnait d'une remontée acide. Logan passa ses mains devant son visage afin d'effacer ces mirages puis il reporta son attention sur la blonde. Une poupée de porcelaine, oui, elle lui rappelait ces poupées froides et si facilement brisable. Elle était belle. Un visage symétrique, pure. Physiquement, elle contrastait horriblement avec le physique bourrin de son meilleur ami, mais pourtant Logan se laissa sombrer dans son imagination. L'apparition de cette femme au bras de son meilleur ami, les deux jeunes gens souriaient malgré leurs différences respectives. Et puis une voix, faible et salement triste le sortit de ses pensées.  « Tu sais finalement, j’crois que ta raison. J’suis juste un pauvre type amoureux d’un fille ». Logan n'avait pas envie d'en rajouter une couche, pas ici, pas maintenant et pas pendant que cette pauvre fille luttait pour sa vie. Il s'élança lentement jusqu'à Rickon, posant sa main sur son épaule. «-C'est pas de ta faute Rickon. Mais, je pense que t'as besoin d'être seul avec elle, prend ton temps. Je passerais te revoir demain, il faut que je prévienne les enfants et puis je vais faire en sorte qu'on ne vienne pas te déranger. » Sur ces derniers mots, Logan desserra sa main autour de l'épaule de son meilleur ami et après de longues seconde de silence, il alla jusqu'à la porte de la chambre. Jetant un dernier coup d’œil en direction de la nymphe blonde, il posa sa main sur la poignet de porte. «-Hey Rickon. Elle a l'air d'être sacrément forte cette petite. Prends soin d'elle. » Sur ces mots, le père de famille ferma la porte derrière lui. Il posa son dos contre cette dernière pendant de longues minutes, ses jambes étaient flasque, il essayait de contenir cette respiration irrégulière, puis il s'engouffra au milieu de la foule, au milieu de la nuit les poings et la mâchoire serrés de son imposante carrure Logan se promettait de surveiller toute cette histoire.
FIN
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MessageSujet: Re: Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.

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Rickon ▬ if the sky comes falling down, for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.

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