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Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres.

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Genesis H. Slyfiter
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MessageSujet: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Mer 14 Mai - 21:30

Rickon & Genesis
Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres.



E lle arrivait à distinguer les bruits, aussi vivement qu'un animal, l'odeur de la pièce était la même que la nuit où sa vie avait basculé. Nue, elle sentait le métal froid contre son dos, la seule chose qui lui rappelait qu'elle vivait encore malgré un souffle faible. Parfois, elle entendait le monstre qui marchait, elle sentait son regard insistant, elle aurait voulu mourir. Toutefois, ce ne fut pas le cas et lorsqu'elle sentit une peau chaude caresser son visage, elle ne pouvait s'empêcher de sentir l'odeur de son sauveur. Ses yeux azurs étaient clos, elle n'avait plus la force et pourtant, elle se souvenait de cette voix rauque, brutale et indéfinissablement rassurante.

Chaque fois que l'orage et la pluie pointaient le bout de leur nez, Genesis revivait cette scène, dans son rêve elle essayait de voir son visage, hélas il n'y avait rien d'autre qu'une lueur blanche et un réveille en sursaut, seule dans son lit. Cette nuit encore, tandis qu'elle s'était assoupie au bureau son dos la brûlait férocement. Dans cette douleur elle pouvait lire de tête les vers du poète. Sa signature. Le corps encore engourdis Genesis s'était vêtue d'une jupe noire, arrivant au niveau de ses genoux, d'un chemisier topaze et d'une longue veste noire sous laquelle elle avait caché ses couteaux de lancer et son arme de service. Elle avait laissé ses cheveux en bataille et une voiture l'avait déposé à l'entrée de la forêt. Ses collègues avaient essayés de la rassurer, de la sonder afin de comprendre dans quel état d'esprit elle était, mais Genesis le glaçon n'avait rien laissé transparaître. Lors de ses missions et la plupart du temps, elle gardait ce visage fermé, sans aucune expression, tel une poupée de glace dans toute sa splendeur. Elle était la meilleure et cela faisait plusieurs mois qu'elle portait le nom de Katarina Riklavov, jeune trafiquante d'arme et fiancée de Ulrike Romanof, homme puissant, trafiquant d'être humain.

Elle s'engouffra au milieu de la forêt d'une démarche féline, à l'affût du moindre bruit qui signalerait un danger. Après plusieurs minutes de marche sous une pluie battante, luttant contre la douleur que lui infligeait son fardeau. Elle vit une voiture de luxe, un homme d'environ un mètre quatre-vingt dix posa les pieds à terre. Toujours vêtu d'un costume hors de prix, les cheveux coupés courts et la barbe de trois jours, elle se trouvait à quelque mètre d'Ulrike. Elle aurait pu, elle aurait dû avoir peur, mais là peur était un sentiment dont elle avait oubliée l'éthologie depuis bien trop longtemps. Les battements de son cœur restèrent relativement doux, elle s'approcha, déposa un baiser sur les lèvres de l'homme qui en profita pour enfoncer sa langue au fond du gosier de la belle blonde. Elle détestait ça. «-Katarina ! J'étais sur un travail là, tu sais les organes, ça n'attend pas...mais puisque tu es là, tu vas m'aider. » Avait-il prononcé dans un russe cinglant. Elle le savait, c'était un teste, il voulait voir si elle pouvait tuer et si elle ne le faisait pas elle mourrait ou pire...l'équipe entière mourrait. «-Mon amour, toujours aussi romantique... » Ironisait-elle tendit que l'homme la fit monter dans sa voiture de luxe. Il laissait glisser ses mains sous sa jupe, sa langue se promenait le long de sa peau...pourtant les yeux de Génésis ne firent que fixer le chemin. Au milieu d'arbre, le trafiquant pensait peut-être pouvoir la berné si elle s'avérait être une traite. C'était mal connaître Genesis et sa mémoire photographique hors norme. Elle n'oubliait rien, hélas, son plus grand don était aussi son plus grand malheur et une ironie lorsqu'on savait qu'elle était incapable de se souvenir d'un seul et unique visage, celui de ses rêves.

Ulrike releva son visage du cou de la jeune agent, elle le toisait de façon aguichante. Ouvrant grand ses yeux de biche, elle murmura. «-Ulrik, tu n'aimes plus mon parfum..» Il ne répondit pas, observant sa droite. La blonde suivit son regard et ne vit rien, toutefois face à elle se trouvait un cercle d'ombre. Dealer. Genesis toisa longuement Ulrik qui semblait essayer de lire en elle et elle fut trahie pour la première fois par ses propres émotions, sans même réellement savoir pourquoi. Dans ses yeux, il avait dû cerner son inquiétude, il serra son bras si fort qu'elle croyait que ses os allaient fondre sous une telle force. «-Tues-les...tous... » Genesis leva sa jambe si haut que son pied se logea dans la tête du trafiquant. Son coude se logea violemment contre la vitre et elle tira sur la poignet de la porte. Laissant son corps rouler par terre elle sortit son arme. Elle essaya de se concentrer sur ses tires, lorsque les feux de la voiture éclairèrent une silhouette qu'elle ne connaissait que trop bien. «-Et merde. » Rickon était là, au milieu...pile poile dans la ligne de tire du trafiquant. Genesis s'élança, elle vida son chargeur sur les pneus de la voiture avant de toucher le trafiquant à l'épaule. La micro oreillette qui la reliait à ses collègues tomba au milieu d'une marre sombre. Le trafiquant s'en alla et pendant de longues secondes, elle l'observa enregistrant le moindre endroit où il pourrait aller. Son arme était à présent braquer contre la petite troupe de trafiquant encore présent. «-Le premier qui fait un pas de plus, je jure de l'émasculer par balle avant de lui arracher les yeux et de les donner à bouffer à mes chiens. » Genesis ne bougea pas d'un pouce, sa voix ne laissait transparaître aucune once d'émotion, elle observa la carcasse d'un homme rampant sur le sol face à elle. Il fallait qu'elle la sauve. Il fallait qu'elle réussisse.

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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Jeu 15 Mai - 10:11

 » Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres
 

« Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur. C'est ce qui sera le plus dur, pour toi, parce que tu penses tellement que tu ne vaux rien, que tu ne peux pas imaginer un futur radieux, un futur qui porte ton empreinte.... Tu es jeune, tu peux changer. On est soi-même l'artisan de son bonheur »



                J’sais pas depuis combien de temps exactement je trame dans ces histoires louches. J’sais pas non plus si aujourd’hui encore ça m’ait utile. Certes ça aide à finir les fins de mois. Mais avec ce que me paye Liam, j’me dis que je pourrai peut être enfin arrêter. Oh bien sur je ne serai jamais clean hein. C’pas pour moi tout ça. Mais quand je pense aux enfants, j’me dis que pour eux ce serait peut être bien de calmer un peu le jeu. J’sais pas genre une année ou deux peut être. M’enfin c’pas ce soir que mes résolutions verront le jour. Pour preuve je me retrouve en pleine forêt, de nuit, avec une demi douzaine de trou duc espérant que je vais leur revendre leur meilleure came. Pas que j’y arriverai pas, juste que chaque refourgue m’augmente le risque de me retrouver à nouveau au trou. Et c’est pas Logan qui pourra m’aider en ce moment. M’enfin je vais pas chipoter, ils me payent bien. Et j’avoue que la tune a toujours été un élément déclencheur pour m’inciter à ce genre de chose.

Quinze minutes plus tard v’là une bagnole qui débarque. M’avait pas informé qu’ils seraient plus que ça ces cons. Plissant les yeux, et à en juger par la voiture de luxe, c’était soit un des patrons, soit une visite imprévue. Mais à voir leur gueule c’était pas au programme tout ça. Mon corps se mit à se durcir presque instantanément, et j’attendis. Me fallut pas bien longtemps pour apercevoir une crinière blonde sortir de la voiture accompagnée d’un singe en costard cravate et de quelques hommes de mains. Sur le coup j’ai pas bien compris exactement ce qui se passait. Mais lorsque mes yeux croisèrent le regard de Blondie j’ai su. Genesis. Qu’est ce qu’elle pouvait bien foutre ici bordel. Elle avait du me voir pour que ca dérape comme ça. Ni une ni deux je fis quelques pas en arrière, me retrouvant ainsi derrière le groupe de dealer me protégeant de toutes balles éventuelles. Parce que des balles il en pleuvaient. Gen s’était retrouvée au sol et avait réussi à tirer sur le macaque. Manque de peau il était pas seul ce con et ses sbires pointaient déjà leurs armes sur elle. Quant à mes « potes » il ne leur fallut guerre de temps pour déguerpir. Sauf deux, évidemment...
Si la scène qui se déroulait devant mes yeux me paraissait être infiniment longue, ce ne fut en réalité pas le cas. J’sentais bien mon sang bouillir en moi. Mes jambes qui voulaient aller vers Gen pour la sortir de ce merdier. Mais si j’faisais tout ça, j’étais cuit. Et je peux vous assurez que ma retraite j’pouvais la prendre dès maintenant avec les deux zozos qui regardaient la scène de prêt.
Gen avait réussi à se relever et à pointer son arme sur les trafiquants. Le chef avait déjà été touché et en avait profité pour se faire malle. Elle manquait pas de cran je peux vous le garantir : « Le premier qui fait un pas de plus, je jure de l'émasculer par balle avant de lui arracher les yeux et de les donner à bouffer à mes chiens. ». Sauf qu’à ce moment là, j’ai pas réfléchi longtemps à ma retraite quand un des hommes arriva derrière elle, son révolver en direction de sa nuque.
« Fais chier. »
Trois secondes, c’est le temps qu’il ma fallut pour arriver derrière le type et l’assommer avec une arme de première main : un bâton. Faut dire ça manquait pas de bois ici. C’est là que j’ai entendu les deux trou duc m’insulter avec consternation. « Putain mec il est avait la flic ! Faut prévenir Denis ! ». J’peux vous assurez que le roulement orbital de mes yeux à ce moment là était digne d’un grand film américain. Un regard en arrière m’a permis de vite comprendre qu’ils venaient de partir, la queue entre les jambes, prévenir leur boss que j’étais une sorte d’infiltré. Quel beau merdier. N’empêche que ma seule réaction fut :
« Toute façon, ce Denis avait un nom à la con »
Pas approprié je vous l’accorde. Bon maintenant il allait se passer quoi au juste ? Les trafiquants allaient-il ramper ou riposter ? Toujours est-il que la scène devait être assez drôle. Gen avec un flingue, moi avec mon bout de bois tenu tel une batte de Baseball. Quel chevalier ! J’étais, néanmoins, à quelques centimètre de Gen, et le simple fait de la savoir sans blessure m’apaisa grandement. N’empêche qu’elle m’avait vendue ! J’allais faire comment pour rattraper le coup moi hein ?

« Depuis quand ta un chien toi ? »


Après tout si on allait mourir, j’étais bien en droit de savoir une telle chose.


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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Jeu 15 Mai - 11:27


Rickon & Genesis
Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres.



L 'opération était un désastre et cette opération était le premier échec de la grande Genesis, elle, si imperturbable lorsqu'il s'agissait de son travail se retrouvait perturber par la seule présence d'un homme qui restait un mystère pour elle. Elle avait baissé sa garde et tandis qu'elle observait le chemin qu'empruntait Ulrik, elle ne sentit pas l'arme qui se pointait contre sa nuque. « Fais chier. »

Cette voix elle aurait pu la reconnaître au milieu de mille personnes. Rickon. Elle ne saurait comment l'expliquer mais l'entendre la rassurait. Toutefois, elle ne bougea pas et entendit le bruit sourd d'un corps qui s'écroulait juste derrière elle, puis des insultes dignes de petits dealers sans réel talent. La drogue n'intéressait pas Genesis, elle jouait dans un autre niveau, alors ce que faisaient ces types ne la regardaient pas. Toutefois, elle savait qu'on allait l'interroger au sujet de Rickon, de son manque de sang froid et ça, elle voulait l'éviter à tout prix. Premièrement parce qu'ils remontraient à Liam et deuxièmement parce qu'elle ne voulait pas que Rickon soit enfermé et interrogé. Elle qui était une spécialiste des interrogatoires savaient ce qu'ils lui feraient. Elle resta un long moment plongée dans ses pensées lorsqu'une nouvelle fois la voix de Rickon résonna. « Toute façon, ce Denis avait un nom à la con »

Elle ne put s'empêcher de sourire en coin en l'écoutant, elle se redressa, observant le reste des dealer s partir la queue entre les jambes. «-T'étais pas obligé. » Lançait-elle avant d'enlever sa veste et de la balancer plus loin. « Depuis quand ta un chien toi ? » Genesis fit volte face, se retrouvant face à Rickon qu'elle essayait de détailler dans la pénombre. Il avait ce genre de visage qui en disait long sur sa vie difficile, toutefois il émanait de lui une assurance qui impressionnait l'agent et pour impressionner Genesis Slyfiter il en fallait beaucoup. C'était aussi cette nonchalance inapproprié qui lui plaisait, elle s'était souvent dit qu'il aurait fait un agent et un équipier parfait, hélas leurs chemins étaient opposés. La jeune femme leva sa jupe jusqu'au haut de sa cuisse et elle sortit une seconde arme qu'elle tendit à Rickon. «-Tu devrais mieux t'en sortir avec ça et je pense pas que ce soit le moment pour les questions.» Le regard de la blonde se posa sur l'homme à terre, il semblait souffrir et elle savait comment torturer pour avoir ce qu'elle voulait. Elle s'élança jusqu'à lui, au loin quelques hommes de mains observaient la scène, Genesis se mit à genoux et de son regard glacial elle toisa l'homme presque mort. Ses doigts s'enfoncèrent doucement dans la plaie de l'homme, une balle qui s'était logée à quelques centimètres de son coeur. Il hurla. Si fort qu'elle en avait envie de rire. «- On fait moins l'homme fort là. Quand c'est toi qui torture ces gamines pour leur prendre la vie c'est ce que tu ressens. Une érection peut-être. » Glaciale, elle donna un coup de crosse sur l'entrejambe du bras droit de l'homme. Ce dernier l'implora de l'achever. Et sur le visage de la jeune blonde on ne pouvait y lire aucune émotion. «-Où est-elle ? » Il gémissait, il pleurait et il aurait très bien pu hurler maman que la belle ne ressentirait pas la moindre pitié pour cette enflure. «-...là-bas... » Bingo, elle suivit le doigt de l'homme qui se trouvait être la même direction qu'avait prit Ulrik. Elle se redressa tira une balle dans les parties intimes de l'homme et elle le laissa ainsi se vider de son sang en souffrant.

Et lorsqu'elle se rendit compte que Rickon était encore là, elle ne pût s'empêcher de soupirer. Elle s'approcha de lui l'air sérieux. «-écoute, je suis désolé d'avoir fait foirer ton petit trafique, mais il va falloir que tu partes, parce que premièrement si le MI6 te trouve avec moi, tu vas être embarqué et je ne pourrais pas te sortir de ce merdier et deuxièmement...il y a une gamine qui est entre la vie et la mort là-bas... » Elle pointa son doigt en direction d'une vieille bâtisse qui se trouvait à quelques kilomètres d'eux. Puis sans lui laisser le temps de répondre, elle attrapa sa main et le traîna de force derrière une vieille cabane abandonnée qui devait servir de maison à quelqu'un. Elle le lâcha et murmura. «-Ils restent quelques hommes, il va falloir que tu restes ici un moment. » Ils étaient tout deux à une proximité minime, elle pouvait sentir le souffle chaud de Rickon sur sa peau et étrangement ça ne lui déplaisait pas. «-Je vais rester là, le temps qu'ils partent un peu plus loin, je pense qu'ils ont trouvés mon oreillette... » Puis elle tentât de plonger ses yeux azurs dans ces meurtris de Rickon et ajouta en murmurant. «-ça fait deux ans que j'ai mes chiens, deux husky sibérien. Tala et Anoki. Et je viens de foirer une infiltration qui m'a prit un an pendant lequel j'ai dû laisser cet enflure fourrer sa langue dans mon gosier...» Gen' ne parlait jamais d'elle, elle n'aimait pas cela, elle se méfiait du monde entier...et pourtant à cet instant, elle ne s'était jamais sentit à tel point en sécurité dans une situation aussi épineuse. Elle releva doucement sa jupe et y attrapa un chargeur plein, laissant tomber le vide au sol, et enfonça le nouveau dans son arme. Une arme qu'elle avait depuis son entrée au FBI, l'arme qui était sa meilleure amie. «-Pourquoi tu m'as posé cette question ? » Oui. Car personne n'osait s'approcher d'elle, personne ne cherchait à la connaître. Liam se contentait de vouloir la protéger envers et contre tous, Adriel était trop préoccupé par son fils, Rebecca ne voulait bien voir que les bons côtés de Genesis. Mais Rickon, lui, pourquoi voulait-il connaître Genesis, ce n'était pas la première fois. D'autant plus qu'il devrait la haïr pour l'autorité qu'elle représentait et elle devrait le haïr pour tout ce qu'il représentait.

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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Jeu 15 Mai - 21:24

 » Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres
 

« Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur. C'est ce qui sera le plus dur, pour toi, parce que tu penses tellement que tu ne vaux rien, que tu ne peux pas imaginer un futur radieux, un futur qui porte ton empreinte.... Tu es jeune, tu peux changer. On est soi-même l'artisan de son bonheur »



Ok j’aime l’adrénaline, ça m’fait me sentir vivant, ça m’fait pousser des ailes. Mais là c’était un poil de trop pour moi. Depuis quand on règle nos comptes avec des flingues plutôt qu’au corps à corps ? Comme de vrais males quoi ! M’enfin, à l’heure actuelle je suppose que je ne pouvais pas en dire grand chose. J’étais là, totalement impuissant avec mon morceau de bois entre les mains derrière une femme qui apparemment avait bien plus de cran qu’un gars comme moi. «-T'étais pas obligé. ». Non bien sur j’aurai du la laisser crever là, comme ça en plein milieu de la forêt. N’empêche que j’eu un sourire en coin. Aller quoi ça faisait bien deux fois que je lui sauvais la vie, deux fois rien.

« Désolé, mais crois moi j’ai déjà vu de quoi était capable Liam une fois énervé, j’préfère éviter qu’il me fasse un deuxième trou au cul parce que j’ai pas eu les couilles de sauver sa soeur, si tu vois ce que j’veux dire. »
J’suppose qu’être un homme romantique et galant était totalement exclu de ma personnalité en ce moment même. T’façon j’lai jamais été. J’crois bien que j’serais même incapable de proposer un diner à une femme. Lorsque Gen releva sa jupe pour attraper une arme je ne pu m’empêcher de la détailler. Comment un type avait-il pu lui infliger les pires horreurs qu’il soit ? Comment avait-on bien pu lui enlever une partie d’elle même ? Parce que faut être réaliste, si Gen n’avait pas connu tout ce tas d’emmerde elle aurait été bien différente. Elle me tendit alors l’arme en question : «-Tu devrais mieux t'en sortir avec ça et je pense pas que ce soit le moment pour les questions.». Non bien entendu avec elle ça ne l’était jamais de toute façon. J’sais même pas pourquoi je m’obstine à essayer de la comprendre. Mais, bordel, si je ne le fait pas qui le fera hein ?
« Merci »
C’est là que j’ai compris pourquoi personne n’osait s’approcher de Gen. Pourquoi elle était si distante avec le monde qui l’entoure. Elle ne ressent rien. Y’avait qu’à voir comment Genesis se comportait face au type. Elle le faisait souffrir rien que parce qu’elle voulait que ce connard parle. «- On fait moins l'homme fort là. Quand c'est toi qui torture ces gamines pour leur prendre la vie c'est ce que tu ressens. Une érection peut-être. » Instinctivement elle me fit rire. Après tout cet enflure ne méritait rien d’autre. Aurais je du avoir de la pitié pour lui ? Non. Personne n’en a eu pour moi quand j’crevais la dalle alors. Au final j’aurai peut être du avoir peur d’elle, lorsqu’elle lui écrabouilla le peu de virilité qu’il lui restait, mais non. «-Où est-elle ? ». Et l’homme se mit à pleurer. Tapette. On embauchait vraiment que des moins que rien maintenant. «-...là-bas... ». Ni une ni deux Blondie fit volte face et me dévisagea. Ben quoi ? Elle m’avait déjà zapper ? «-écoute, je suis désolé d'avoir fait foirer ton petit trafique, mais il va falloir que tu partes, parce que premièrement si le MI6 te trouve avec moi, tu vas être embarqué et je ne pourrais pas te sortir de ce merdier et deuxièmement...il y a une gamine qui est entre la vie et la mort là-bas... ». Désolé ? Elle était désolé... Gen venait de me foutre littéralement hors service et elle était désolé. Nonchalamment j’fronçais les sourcils et plongeant mes yeux dans le siens.
« T’es désolé ? Sans blague ! Je viens d’me faire coller une étiquette flic sur la gueule là. J’ai l’air d’un flic moi ? Non. Alors tes excuses tu t’les garde ma belle ».
C’est là qu’elle m’empoigna le bras sans mon autorisation et qu’elle m’amena derrière une cabane. On peut dire que j’ai rarement été si proche d’elle. Son parfum me remontait jusqu’aux narines. Non pas que ça m’déplaisait mais cette proximité m’laissait mal à l’aise. Heureusement elle parla la première. «-Je vais rester là, le temps qu'ils partent un peu plus loin, je pense qu'ils ont trouvés mon oreillette... ». Elle avait cette fichue manie de tout commander. Ses yeux vinrent s’plonger aux miens. «-ça fait deux ans que j'ai mes chiens, deux husky sibérien. Tala et Anoki. Et je viens de foirer une infiltration qui m'a prit un an pendant lequel j'ai dû laisser cet enflure fourrer sa langue dans mon gosier...». Bizarrement, le simple fait de savoir qu’un autre avait déposer ses sales pattes sur elle me crispa. Si j’avais ce chien en face, pas sur qu’il aurait pas eu droit à un de mes crochets.
« J’en prend ca comme une compensation pour m’avoir fait foirer MON affaire. »
Ben quoi ? J’avais jamais laisser transpercer quoi que soit venant de moi, c’pas maintenant que ça allait commencer. Elle rechargea alors son arme, puis vint à nouveau se poster face à moi «-Pourquoi tu m'as posé cette question ? ». C’est là que d’un coup j’me suis mit à déglutir et à avoir les mains moites. Merde, c’était qu’une simple question quoi. Pourquoi fallait-il qu’elle en fasse tout un cirque ?
« C’est trop difficile pour toi d’admette qu’on puisse s’intéresser à toi ? »
Et hop la phrase sortit toute seule d’où j’ne sais où. Non mais c’était pas moi ça. Les gens et leur vie, ça me regarde pas. J’pose jamais de question d’ordinaire. Pourquoi là ce serait différent hein ? Fallait que je change de sujet et vite.
« J’viens avec toi, MI6 ou pas ».
Peu importe ce que Mademoiselle pouvait dire, je l’accompagnerais. Qu’elle me croie pas entraîner au tir et je lui montrerais qu’une fois qu’on vit dans la rue on sait quasiment tout faire pour survivre. Atteindre cette maison ne sera donc qu’une fois de plus un jeu. Avec difficulté augmentée peut être. Et dire que j’voulais arrêter de m’être ma vie en danger. Quel con. N’empêche que j’étais prêt. L’arme à la main, je n’attendais plus que son signal de départ. Si Blondie voulait bien se donner la peine de le lancer...




Dernière édition par Z. Rickon McHelligot le Ven 16 Mai - 9:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Ven 16 Mai - 8:54

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E lle n'avait jamais réellement su ce qu'il pensait d'elle, elle n'avait jamais réellement comprit qu'il ne s'intéressait pas à elle seulement parce qu'il était un ami de son frère. Aussi loin que remonte les souvenirs de Genesis, elle n'avait jamais réussi à avoir des amis même à Harvard, elle ne participait pas aux soirées, ne faisait partie d'aucune fraternité. Aux yeux de Blondie, les relations humaines étaient basés sur un mensonge. Jamais elle n'avait fait l'effort de connaître et jamais personne n'avait cherché à comprendre et déchiffrer le mystère qu'elle était, souvent elle percevait les murmures qui se disaient dans son dos. '' La fille au tueur en série'' l'avait-on surnommé à l'époque et au fond, ça ne l'avait jamais dérangé parce que les tueurs étaient moins compliqué que les humains. Ils lui ressemblaient dans leurs souffrances. Et si Genesis n'avait jamais fait aucun effort pour un homme c'est qu'elle n'en avait jamais ressentit le besoin. L'attraction et le pouvoir qu'elle avait sur eux, faisait d'elle une meilleure compagnie pour une ''sweet night'' plutôt qu'une jeune femme potentiellement compatible pour devenir la mère d'une longue lignée. Avec Rickon, c'était différent, ça l'avait toujours été depuis son arrivée ici, depuis son enfance de petite fille brisée, il réussissait à réanimer quelques battements à l'intérieur de sa poitrine. Et cela, Blondie appréciait tout autant qu'elle détestait.

Elle avait perdue la notion du temps et de l'espace à partir du moment où elle avait sauté de cette voiture et commencer à jouer avec ses armes. L'aide de Rickon lui avait sauvé la vie, toutefois ce dernier lui avait explicitement dit qu'elle venait de le faire passer pour un flic. Et, elle en était désolé, mais ne s'attarda pas longtemps sur ses états d'âmes et encore moins sur Liam. Les deux jeunes fugitifs s'étaient cachés derrière une maison abandonnée qui ressemblait bien plus à une sorte de vieille cabane de chasseur. « J’en prend ca comme une compensation pour m’avoir fait foirer MON affaire.» Genesis leva les yeux aux ciels tout en jouant avec son arme entre ses deux mains. «-Et si t'arrêtais de croire que c'est le plus important. Tu travailles avec Liam, t'as même pas besoin de thune, à croire que t'aimes les emmerdes. Et puis tu auras tout le temps de me hurler dessus en t'arrachant les cheveux lorsque cette gamine de douze ans à qui on veut retirer ses organes à vif sera sortie d'affaire.» Cependant, elle avait beau dire ça, sa curiosité la poussa à lui demander pourquoi il lui posait des questions sur sa vie personnelle. Personne ne cherchait à gratter la surface habituellement les humains font semblant d'écouter, mais attendent, en réalité, patiemment leur tour de parole pour pouvoir se rendre intéressant, se plaindre. C'était l'humanité entière qui lui donnait envie de vomir. Rickon semblait nerveux, toutefois Genesis ne comprenait pas d'où venait cette nervosité, elle pensait qu'il s'agissait de cette situation. La peur de mourir certainement. « C’est trop difficile pour toi d’admettre qu’on puisse s’intéresser à toi ? » Les yeux azurs de la jeune femme s’écarquillèrent, elle sentait son cœur qui frappait contre sa poitrine. Tellement longtemps qu'elle n'avait pas ressentit cela. C'était douloureux. Elle ne savait pas pourquoi ça l'était à ce point, mais ça l'était. Elle ne voulait pas réanimer, elle était si bien dans son monde de mort vivant. «-Oui...» Oui c'était trop difficile de l'admettre, car à cet instant elle avait l'impression que Rickon cognait de toutes ses forces contre le mur qu'elle avait appris à construire autour d'elle. Aux yeux de Genesis, elle n'était pas une personne intéressante, encore moins admirable, elle n'était rien d'autre qu'un corps fait de sang et d'os qui marchait par procuration.

Elle devait se reprendre, ce n'était pas le moment de se sentir troubler, elle serra son arme de toute ses forces et le métal froid la ramenait doucement à la réalité. « J’viens avec toi, MI6 ou pas ». Encore une fois, Rickon avait eu une réaction que Genesis ne comprenait pas. Elle ne pût, cependant s'empêcher de sourire d'un sourire carnassier. Ça lui plaisait, elle allait enfin voir ce que vaut le garçon dont elle avait longtemps regardé le dos. « C'est bien ce que je disais, tu aimes les emmerde. Mais, je ne suis pas ta mère alors je vais te dire ce qu'il va se passer. » Genesis pointa un arbre du bout des doigts et ajouta de façon on ne peut plus professionnel. « Il y a dix hommes, mais se séparer ne servira à rien de plus on est restreint niveau balle, alors autant s'y prendre à deux petit à petit. L'objectif est de coincé Ulrik, mais avant tout chose on doit trouver cette gamine. » Elle plongea longuement son regard dans celui de Rickon, comme si elle cherchait à y puiser une force qu'elle n'avait pas seule. La main libre de Genesis se glissa sur le poème que le poète avait signé sur son dos. Ça brûlait d'autant plus qu'habituellement. Elle ne comprenait pas. Elle laissa retomber sa main le long de son corps. «-Prêt ? Je prends quelques seconde d'avance, on va les tuer deux par deux. » Elle lui lança ce regard déterminé dont elle seule en avait le secret et s'élança la première. Elle courait pendant de longues seconde, essayant de garder une respiration régulière. Arme devant elle, elle s'arrêta lorsqu'elle vit l'un des sous-fifres pointer son arme juste face à elle. N'y une, n'y deux, elle ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche et tira. Une balle en pleine tête. Toutefois, elle pouvait sentir un filet gluant couler le long de son bras. Une éraflure, la balle ne l'avait pas traverser, juste effleurer. Elle ne laissait rien paraître, elle recula d'un pas. Son arme toujours face à elle puis afin de vérifier l'état de Rickon, elle tourna son visage dans sa direction. «-Rickon ? Ça va ? » Première fois qu'elle lui posait la question, son cerveau ne pensait plus, à cet instant il n'agissait que comme son instinct de survie. Elle paraissait plus humaine. Elle colla son dos à celui de Rickon et ajouta. «Ils vont venir d'eux même...le mieux est d'attendre et de rester à l'affût du moindre bruit. » Pendant de longues seconde elle fixa un point imaginaire, silencieuse, toutefois sentir son dos contre celui de Rickon lui procura des frissons incompréhensibles. Elle murmura, d'une voix étranglé, bien plus pour elle-même que pour lui. «-Ne cherches pas à me connaître, ce que tu risques d'y trouver c'est un monstre, il vient un moment où on ne peut plus enlever son masque qu'en s'arrachant la peau. Les Slyfiter sont maudit. » Et c'est pour tout le mal qu'on leur avait infligé qu'elle se démenait à trouver ces monstres, elle ne voulait pas être sauver de ses propres démons, de ses propres peurs, de ses cauchemars et insomnies. Elle voulait qu'on la tue, qu'on l'abandonne.

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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Lun 19 Mai - 22:00

 » Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres
 

« Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur. C'est ce qui sera le plus dur, pour toi, parce que tu penses tellement que tu ne vaux rien, que tu ne peux pas imaginer un futur radieux, un futur qui porte ton empreinte.... Tu es jeune, tu peux changer. On est soi-même l'artisan de son bonheur »



                Honnêtement ce que je foutais là, j’en avais aucune d’idée. Mais putain qu’est ce que j’aimais ça. J’sais pas si c’était le fait de pouvoir mourir, de se dire que ma vie finalement ça n’avait été que ça, ou bien de me retrouver à ses côtés. N’empêche que j’me suis jamais senti aussi bien. Et puis j’avais beau le nier autant que je le voulais, cette fille elle me tenait aux tripes. Y’avait qu’à voir sa façon de se mouvoir en ce moment même. Le moindre de ces gestes était exécuté avec un instinct presque animal. Son regard, ses mouvements, ses actes étaient réalisés avec tant de minuties que ça me foutait les boules. Pourtant chaque fois que j’osais poser mes yeux sur elle, ça m’faisais comme une drôle de secousse à l’intérieur. M’enfin, je suppose que c’était aussi à cause de toutes ces balles, et de cette ambiance assez morbide que mon sang était aussi bouillant qu’un volcan en éruption.

Nous étions toujours derrière cette minuscule cabane à attendre que le destin frappe. Sauf que ce n’est pas exactement lui qui a frappé sur le coup mais plutôt une furie : «-Et si t'arrêtais de croire que c'est le plus important. Tu travailles avec Liam, t'as même pas besoin de thune, à croire que t'aimes les emmerdes. Et puis tu auras tout le temps de me hurler dessus en t'arrachant les cheveux lorsque cette gamine de douze ans à qui on veut retirer ses organes à vif sera sortie d'affaire.» D’exaspération je levais les mains au ciel sans rien répliquer de plus. Elle voulait la gosse saine et sauve, très bien, elle l’aurait. Mais fallait pas croire que j’avais pas besoin de tunes. La majeure partie de mes revenus allait pour l’hôpital psychiatrique. Pas pour le plaisir. Mais ça j’men gardait bien de lui avouer. Elle avait ses secrets, j’avais les miens, fallait pas chercher plus loin.
Mes yeux ne pouvaient s’empêcher de chercher les siens, espérant y déceler une once d’humanité en elle. Mais j’avais beau essayer, fouiller, scruter, c’était le néant entier là dedans. Jusqu’à ce que ce soit elle qui défasse cette première barrière.  «-Oui...» Ca n’avait pas été plus compliqué que ça. Un simple oui de sa part et j’avais compris l’essentiel. Genesis souffrait. D’une quelconque manière elle avait mal. Et fallait quelqu’un pour la sortir de là si elle ne voulait pas, elle même, y laisser la peau... Mais qui serait assez courageux pour affronter la bête qui s’était éveillée en elle, hein ?
Gen entreprit alors de me dévoiler le plan. « Il y a dix hommes, mais se séparer ne servira à rien de plus on est restreint niveau balle, alors autant s'y prendre à deux petit à petit. L'objectif est de coincé Ulrik, mais avant tout chose on doit trouver cette gamine. ». C’est là que je la vis plonger la main dans son dos. Sans doute pour raviver une ancienne douleur. J’avais tellement envie de l’arracher à tout ce bordel...  «-Prêt ? Je prends quelques seconde d'avance, on va les tuer deux par deux. ». Je secouait alors la tête.
« Ca me parait pas si mal comme plan, pour une femme ».
Oh j’sais bien qu’elle fait partie des meilleures de son domaine. Mais fallait pas la laisser croire ça non plus. Vérifiant mon chargeur, j’la laissais s’élancer devant. C’était bien la première fois que j’suivais les ordres du femme tiens. M’enfin. Il ne fallut guerre de temps pour entendre le premier coup de feu. C’est là que j’me suis mis à courir dans sa direction. Histoire de la couvrir et de vérifier si elle n’avait rien. Surtout si elle n’avait rien. Mais elle s’inquiéta bien avant moi «-Rickon ? Ça va ? ».
« Si tu parles de ma virilité, tant fait pas elle est toujours là ! »
Une réponse comme une autre pour lui dire que oui, j’étais indemne. Elle m’avoua alors qu’il valait mieux rester ici et qu’ils arriveraient d’eux même. Pas de soucis ça m’évitera à trop m’essouffler pour la suite. Ce qui se passa alors, je ne sais pas si c’est exactement ce à quoi je m’attendais, ni même si j’avais bien tout compris mais ça ma foutu un de ces chocs. Genesis colla son dos au mien, afin d’avoir une meilleure vision de l’ensemble et d’être couvert. Jusque là pas de problème j’avais pigé. Là où c’était un poil plus compliqué pour mon cerveau, et les tambourinements de ce qui me sert actuellement de coeur c’est lorsqu’elle me murmura ces quelques mots : «-Ne cherches pas à me connaître, ce que tu risques d'y trouver c'est un monstre, il vient un moment où on ne peut plus enlever son masque qu'en s'arrachant la peau. Les Slyfiter sont maudit. ». Au même moment un putain de gros lard surgit de j’ne sais où se jetant sur moi. Et hop première balle de mon chargeur en plein dans le poumon. J’sais pas si j’ai bien visé toujours est-il que ça avait largement suffit au balourd pour ne pas se relever. Je sentais déjà des gouttes de sueurs sur mon front. J’venais de tuer un homme... C’était pas le premier, certes, mais c’était pas le énième non plus. Et ça m’faisait toujours ce sale effet. Mais j’allais pas lâcher l’affaire avec Gen ça non.
« Parce que tu crois que Rickon Mchelligot est un parfait exemple de sérénité peut être ? »
Brusquement je lui attrapais le poignet afin de la faire pivoter devant moi. Gardant cependant un oeil derrière elle pour parer à toute éventualité. Tout comme elle devait le faire pour moi.
« Tu crois réellement que j’serai là en ce moment même si j’en avais rien à carrer de toi ? »
Sans vraiment m’en rendre compte j’avais du élever la voix. J’sais pas ce qui me poussais à lui répondre de telles choses, ni même si elles étaient réellement fondées. Mais j’avais ce besoin insatiable de lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule sur cette putain de planète. Que quelqu’un était là, à ses côtés, pour veiller sur elle.
« Je te sauverai Gen, peu importe le temps que ça prendra mais je te promet que j’te sauverai... »
Mon ton s’était quelque peu adouci. Mais faut avouer que l’instant présent ne nous laissait que très peu de temps pour parler de tout ça. Parce qu’en effet ce n’était pas un, deux voir trois hommes qui arrivaient, mais bien une dizaine. Et j’suis peut être pas doué pour compter, mais j’sais très bien que deux est inférieur à dix.
« Et sinon ta prévu un plan B pour parer à la troupe de trou duc en mode super vénère ? Non parce que là, c’est pas que j’ai les pétoches, mais ils sont nombreux quand même !! »

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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Mar 20 Mai - 13:32

Rickon & Genesis
Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres.



L a peur. Elle l'avait oublié le jour où elle avait sentit ses mains caoutchouteuses sur son corps frigorifié. Jadis, elle avait été froide, mais elle avait aussi ressentit la peur, celle qui vous prouve que vous êtes en vie. Aujourd'hui la peur s'était faufilée avec une telle fourberie, que même la belle Genesis ne la ressentait plus. Ses névroses obsessionnelles prenaient le dessus la tirant dans un monde abyssale et malsain où la vengeance primait sur tout le reste. Oh, bien sûr, elle savait être douce et aimante avec les membres de sa famille, mais même ça, ça lui demandait des efforts incommensurables. Elle était seule. Indéfinissablement seule et meurtrie. Elle vivait avec une faucheuse derrière son dos et ne prenait même plus la peine de regarder par-dessus son épaule. Malgré tout cela,lui, il avait réussit en quelques mots à faire cogner le cœur de la blonde. Elle le voyait qui frapper à coup de poing encore et encore contre le mur froid qui s'était établis au fil du temps. Et, de nouveau...elle avait peur. Peur qu'il ne vienne à disparaître sans laisser de trace, la laissant seule derrière lui. Elle ne pouvait se résoudre à le laisser faire.  Paradoxalement, elle appréciait sa présence et le simple fait de sentir son dos meurtrie contre celui du rebelle lui faisait du bien.

La jeune agent était rassurée de le voir sans blessures, elle qui ne se souciait de personne d'autre que de sa famille s’inquiétait, à présent, pour un homme dont l'humour laisser entendre une touche de machisme. Et pourtant ça lui plaisait. C'était son humour noir, son visage marqué par le temps, son allure de mauvais garçon qui lui plaisait. Et alors, qu'elle aurait pu rire, plaisanter avec son propre humour cinglant et transperçant, elle se laissa aller à une mise en garde. Elle montrait un aperçue de sa souffrance, sa solitude, ce qui la coupait à vif depuis son enfance. Devant Rickon, elle ne savait que dire ou que faire pour l'empêcher de trop s'approcher d'elle, de la forcer à l'aimer pour ce qu'il était pour ensuite de le perdre et de souffrir le martyre. Le bruit du tire de Rickon avait fait fuir plusieurs oiseaux, Genesis les observait du coin de l’œil, ils fuyaient en masse, ils avaient peur. Ils avaient encore un instinct de survie et lorsqu'ils fuyaient en hurlant, elle trouvait ça beau. Toutefois, elle ne put s'attarder plus longtemps sur la beauté indécente de leur envole, car ce fut la beauté des mots de Rickon qui la remmena à la réalité. « Parce que tu crois que Rickon Mchelligot est un parfait exemple de sérénité peut être ? » Elle n'avait jamais cru ça, d'ailleurs l'impacte des mots qu'il venait de prononcer ne faisait que la poignarder un peu plus profondément. Elle ne le connaissait pas, ne savait rien de lui. Elle ne l'avait jamais jugé, ni même chercher à la connaître. Elle était seule. Sa vie ne se résumait qu'à Liam, Adriel et Rebecca. Elle venait de réaliser la grandeur de la  fissure qui transcendait son âme en deux parties. Genesis baissa son regard un instant et murmura. «-Je n'ai jamais dit que tu étais meilleure ou moins bon que moi. Juste...laisse tomber. » Elle s'était résignée à rester seule. Se complaisant comme elle le pouvait en marchant en équilibre sur un fil usé.   Elle abandonnait. Mais ce ne fut pas le cas de Rickon qui serra si fort son poignet et la fit virevolter face à lui, l'espace d'un instant blondie crût ressentir son pouls cogner contre le sien. Sa peau était chaude et son regard déterminé. Bien que les perles azurs de la jeune femme s'encrèrent dans celles ensorcelantes du jeune trafiquant. Elle gardait un œil prudent par-dessus l'épaule de Rickon. À cet instant, elle était prête à se prendre une balle pour lui, s'il le fallait. « Tu crois réellement que j’serai là en ce moment même si j’en avais rien à carrer de toi ? » Il criait presque et si elle n'était pas si surprise par ses mots et l'effet qu'ils avaient sur elle, elle l'aurait certainement giflé pour son imprudence. Seulement, elle ne pouvait s'empêcher d'être imprudente elle-même lorsqu'il était là. Elle avait un minimum d'importance à ses yeux avait-il dit et lorsqu'elle y pensait c'était son cerveau qui perdait pied. À deux doigts de lâcher son arme pour assouvir la folle envie de se jeter dans ses bras, elle se contenta de se mordre la langue en gardant son regard ancré dans le sien. «-Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu te donnes tout ce mal... »

Pourquoi ? Tel était la question. Elle, se souvenait de la première fois qu'elle l'avait aperçue. À l'époque ce n'était qu'une enfant. Une petite blonde solitaire qui passait son temps à lire dans les arbres. Et, elle avait vu son dos recouvert d'une veste usé. À l'époque, elle l'avait admiré avec des yeux de petites filles. Il était l'ami de Liam et elle appréciait cela. Toutefois, chaque fois qu'elle le voyait ses petites joues pâles devenaient roses et Adriel la grondait. Et pourtant, à l'époque déjà, elle avait vu toute cette bonté qu'il cachait au fond de son cœur et elle avait gardé ça dans une partie inconsciente de son âme. « Je te sauverai Gen, peu importe le temps que ça prendra mais je te promet que j’te sauverai... » Les yeux de la blonde s’écarquillèrent et elle posa sa main libre sur la joue de Rickon. Les battements de son propre cœur cognaient à l'intérieur de son crâne elle ouvrit la bouche prête à déballer toutes sortes de choses, mais aucun son ne voulait bien franchir le seuil de ses lèvres. Elle fut envahis par une vague d'émotion plus complexes les unes que les autres. Elle avait envie de s'effondrer sur le sol. Cette incapacité à s'exprimer , à s'ouvrir aux autres, c'était ce qui la consumait de l'intérieur. Elle n'eut pas réellement le temps de s'attarder, car pendant que ses yeux s'emplirent d'une vague de perle salé qu'elle cacha en posant son avant bras sur ces derniers. Rickon changea de conversation pour revenir à cette réalité plus concrète dans laquelle les deux jeunes gens se trouvaient.  « Et sinon ta prévu un plan B pour parer à la troupe de trou duc en mode super vénère ? Non parce que là, c’est pas que j’ai les pétoches, mais ils sont nombreux quand même !! » Genesis se tourna en direction de la troupe qui s'élançait vers eux. En effet, ce n'était même plus une question de probabilité. Elle n'avait plus le temps de s'attarder sur ses sentiments. Du moins, elle n'en aurait plus l'occasion si elle ne réagissait pas. Et elle tourna son visage vers celui de Rickon. «-Je te garderais en vie quoi qu'il m'en coûte. » ça valait ce que ça valait à défaut d'être prête à s'ouvrir totalement, elle lui faisait la promesse de le protéger et protéger c'était ce qu'elle savait faire de mieux.

Elle pencha son visage sur le côté indiquant la direction qu'ils allaient prendre. Il aurait été suicidaire de rester coincé ici, la solution la plus logique était donc de fuir même si cela contrariait la jeune femme. Elle attrapa donc la main de Rickon, pour la seconde fois de la soirée et ce constat la fit sourire en coin. Puis elle se mit à courir encore et encore jusqu'à ne plus entendre l'écho des hurlements des petites frappes à la solde d'Ulrik. Genesis arriva à hauteur de la maison qui l'intéressait depuis le début. «-Couvres-moi s'il te plaît. » Elle pointa son arme devant elle et poussa la porte d'entrée qui tenait à peine debout. À l'intérieur il y avait un mélange de mort, de sang et de pisse. Elle posa son poignet libre sous son nez et commença à avancer à l'aveugle, il faisait sombre. Et il fallait plusieurs longues seconde à un être humain pour que sa vision ne soit parfaitement adapté à ce genre d'endroit. Elle entendit les gémissements d'une jeune femme et se précipita jusqu'à elle. Elle était éventré de part en part, à peine réussissait-elle à respirer correctement. Genesis était arrivé trop tard. Elle toisa Rickon, avec un regard qu'il n'avait encore jamais connu, celui du déchirement de l'âme et de la conscience.

Sous les supplications et les doigts ensanglanté de la gamine. Genesis pointa son arme sur le front de la pauvre fille et elle tira les yeux clos. De nouveau, elle pouvait entendre les  oiseaux s'envoler au loin. Blondie se laissa tomber lourdement, son arme était à peine tenue entre ses doigts. Son regard s'était éteint. Elle posa son crâne contre le bois moisie qui se trouvait derrière elle et à l'aide de son pied elle envoya valser un objet lourd loin d'elle. «-J'ai perdu. Expliques-moi comment je mériterais d'être sauver Rickon, si moi-même je suis incapable de garder une gamine en vie. » Sa voix était monocorde, Genesis enfonça ses ongles dans la paume de sa main afin de contrôler la rage qui s'emparait d'elle. «-Qu'est-ce que je vais dire à sa famille ?»   Oui, car elle n'avait jamais fait ça. Lorsqu'elle arrivait sur une affaire, les morts étaient déjà fait et en général elle réussissait à sauver une victime et si ce n'était pas le cas quelqu'un d'autre qu'elle se charger de l'annoncer à la famille. Elle se leva, attrapa un bout de tissus qui se trouvait sur une commode et le posa sur le corps de la défunte. La blonde alla jusqu'à Rickon et lorsqu'elle alla ouvrir la bouche pour le supplier de renoncer à l'approcher des clappements se mirent à résonner. L'imposante silhouette d'Ulrik se trouvait derrière Rickon. L'arme au poing, il riait de ce rire qui avait toujours dégoûtait la blonde. Elle se positionna face à Rickon, lâchant son arme au sol et lança dans un élan de rage. «-C'est moi que tu veux, alors viens...Ulrik. Ne t'approches pas de lui. » Il riait encore plus fort tout en s'approchant de la blonde, lui relevant le menton. Elle grimaçait. «-Tu as aimé ? Mon œuvre... » à cet instant, elle avait envie de lui arracher la langue, mais elle ne fit que sourire, d'un sourire aussi sombre que son âme. Son regard vide transperça celui du russe. «-J'ai une plus belle œuvre gravé dans ma peau. » Et son genou se logea dans l'estomac de l'homme avec une telle fureur. Lorsque ce dernier braqua son arme sur Rickon prêt à tirer, Genesis se jeta par instinct sur son compagnon. L'entraînant dans une chute et son corps frêle qui se trouvait sur celui du jeune ami de son frère. Elle pouvait sentir la présence d'Ulrik derrière elle et ne put s'empêcher de lancer un regard complice en direction du jeune homme, qui, elle l’espérait comprendrait le message elle murmura «-sauves-moi ». Tirer en plein de le mille.  
 

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MessageSujet: Re: Rickon +Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres. Ven 23 Mai - 13:05

 » Les héros ordinaires n'apparaissent jamais dans vos livres
 

« Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur. C'est ce qui sera le plus dur, pour toi, parce que tu penses tellement que tu ne vaux rien, que tu ne peux pas imaginer un futur radieux, un futur qui porte ton empreinte.... Tu es jeune, tu peux changer. On est soi-même l'artisan de son bonheur »



                «-Je n'ai jamais dit que tu étais meilleure ou moins bon que moi. Juste...laisse tomber. » Sur le coup j’ai peut être pas eu les mots assez forts pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule. Mais j’étais incapable d’en dire plus. Gen semblait blessée à un point de non retour. Son être tout entier hurlait de douleur. Mais elle, impassible, ne laissait rien transpercer de plus. Comme toujours. Expirant de lassitude, j’me promettais intérieurement de lui faire cracher le morceau. Pas parce qu’elle était la soeur de Liam, pas parce qu’elle avait besoin qu’on lui tienne la main ne serait ce qu’une fois dans sa vie. Mais bien parce que cette nana était la seule à réussir à me faire sortir de mes gongs, la seule que je détestais au point de l’aimer. Constatation faite : j’était un putain de masochiste. M’enfin j’peux pas dire que j’sois un exemple de repaire pour mes proches. J’ai jamais fait que voler, vendre de la drogue et tuer. Autant vous dire que c’est pas glorieux. Pourtant Logan a  toujours été là. Pas une seule fois il m’a laissé dans la merde. Alors oui, si aujourd’hui je suis assez stable pour continuer à vivre, c’est en partie grâce à lui. Parce que faut pas être naïf, on y arrive jamais seul...

Je tenais au creux de ma paume ce poignet d’apparence si robuste, mais intérieurement si fragile. Y’avait qu’à voir sa façon de se laisser aller aux quelques mots que j’avais oser lui dire. Qui soit dit en passant étaient sortis tous seuls...  Pour comprendre qu’elle se sentait totalement vulnérable. «-Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu te donnes tout ce mal... »  Si j’en avais la moindre idée... J’sais même pas comment tout ça a commencé, ni même pourquoi. Est ce que j’avais envie d’me dévoiler ? Clairement non. Alors pour simple réponse elle eu droit à un haussement d’épaule, le tout accompagné d’un regard des plus provocateurs et de quelques mots.
« Personne ne mérite d’être seul Genesis. Personne. »
Ca valait c’que ça valait. Là où sa fit le plus mal, c’est lorsqu’elle déposa tendrement ses doigts sur ma joue. J’pouvais sentir sa glace me transpercer de l’intérieur. J’voulais pas de ça, j’voulais pas qu’on s’accroche à moi comme à une bouée. Pourtant c’était à cause de moi si j’la forçait à se rapprocher. Alors j’étais censé faire quoi hein ? J’ai pas bougé d’un poil, me contentant de la fixer d’mes yeux. Puis ce fut trop court pour que j’me pose un million de questions existentielles, les sbires étaient là. Et pas réellement heureux de nous voir apparemment. «-Je te garderais en vie quoi qu'il m'en coûte. ». C’est là que je compris que notre relation serait toxique. J’peux pas laisser les gens foutre leur vie en l’air à cause de moi, j’vaut pas mieux qu’un poisson dans une marre, mais j’peux pas non plus l’abandonner. Alors quoi ? J’essaye de l’oublier ? J’me fait discret et j’pars dans un autre pays ? Histoire de pas réveiller de vieux démons ? Si seulement... Si seulement j’avais les couilles de la lâcher. C’qui se passa ensuite, ce fut sans doute le pire moment de toute mon existence. Et pourtant j’en avais vu des horreurs. Mais celle là... Elle battait tous les records.
Nous nous étions dirigés vers la demeure où la gamine devait se trouver. Le noir enveloppant la pièce ne nous permis pas tout de suite de voir le massacre qui se tenait face à nous. Mais lorsque nos yeux s’accommodèrent à l’obscurité nous pouvions entrevoir l’horreur. Y’avait du sang partout. L’abdomen de la p’tite était éventré sur toute la longueur. Dedans, il ne restait plus rien... Vide. Cette gamine était vide. Ce qui permettait, pourtant, à cette enfant de vivre encore, ce n’était que la présence de son coeur, ouvert à la vu de tous. J’sais pas pourquoi j’suis resté debout ainsi, les bras branlant attendant que la suite se déroule. J’sais juste que j’aurai du agir. J’aurai du sortir Gen de cette pièce. La forcer à détourner le regard. Mais je n’en fit rien. C’est elle qui prit la décision de pointer son arme sur la gamine et de tirer. J’avais envie de vomir. «-J'ai perdu. Expliques-moi comment je mériterais d'être sauver Rickon, si moi-même je suis incapable de garder une gamine en vie. » Je dirigeais mon regard sur elle. Agenouillée prêt de la p’tite elle avait les larmes aux yeux.  «-Qu'est-ce que je vais dire à sa famille ?»  J’avais tellement envie de la serrer contre moi, lui dire que ca allait aller. Que j’serais là. Mais ça n’aurait été qu’un mensonge. Alors je me suis mis à la regarder. Loin. J’ai pas sortit un putain de seul mot. Pourtant j’savais qu’en restant ainsi ça ne ferait que la détruire encore plus. Alors j’ai fait un pas. Un malheureux p’tit pas qui valait bien tous les efforts du monde. Sans avoir le temps d’en faire un autre, Gen s’était relevée et fixait l’entrée de la maison. «-C'est moi que tu veux, alors viens...Ulrik. Ne t'approches pas de lui. ». J’ai froncé les sourcils puis me suis retourné pour voir que cette enflure ce tenait là,  à quelques pas de nous. A ce moment je me suis mis à cracher tout le dégout que j’avais pour lui. J’étais pas spécialement attaché aux gens, mais j’aimais pas vraiment le fait qu’on puisse évider une gamine. «-Tu as aimé ? Mon œuvre... ». J’voyais pas réellement ce qui se passait. Mais y’avait assez de lumière pour voir les traits du visage de Gen s’étirer pour finir par lâcher un sourire des plus machiavéliques. Elle avait sans doute raison, les Slyfiter étaient maudits. Mais j’n’avais tout simplement pas envie d’y croire. «-J'ai une plus belle œuvre gravé dans ma peau. ». C’est là que j’me remémora ses traces. Rouge sur un blanc des plus purs. Et là que j’ai compris que j’pourrai pas l’abandonner. J’lavais sauvé une fois. J’pourrai le refaire encore et encore s’il le fallait. Ca il ne me fallu guerre de temps pour le comprendre davantage. Lorsqu’elle envoya son genou dans l’estomac du type, Ulrick s’empressa de toucher le point faible de Gen.  Et apparemment j’étais cette faiblesse. Au moment où le type allait appuyer sur la détente pour m’exterminer à jamais de cette planète, je sentis une force brutale me clouer sur le mur le plus proche. Fermant les yeux je cherchais où pouvait se situer la balle. Mais ce fut le doux murmure de sa voix qui me parvient en premier : «-sauves-moi ».
« Non ! »
 Mais j’avais beau m’agripper à elle pour me réveiller de ce foutu cauchemar, rien. Gen ne réagissait plus. J’sentais bien mon coeur s’accélérer dans ma poitrine. Mon sang ne faisait plus qu’un tour. Mon souffle devenait plus rauque aussi. Alors j’ai relevé la tête et j’ai fixé l’homme d’un regard qu’il n’était permis de donner à personne. J’me suis mis debout et j’ai commencé à me diriger dans sa direction. A ce moment là ce n’était plus moi, mais une sorte d’animal qui définissait chacun de mes mouvements. L’homme pointait de nouveau l’arme sur moi. Cependant le coup de pied de Gen l’avait assez retourné pour lui faire rater sa cible. La balle s’était logée dans mon épaule. En temps normal ça aurait du me stopper net. Mais pas là. J’voulais voir cette pourriture crever. J’voulais le voir souffrir. Il m’avait enlevé la seule véritable chose pour laquelle j’voulais encore vivre. Sans elle, ça n’avait pas de sens.
« Cours. Cours comme si c’était ton dernier jour. Parce que si je t’attrape je te promet que je te raterai pas. »
Ulrick tenta à nouveau de pointer son arme sur moi. Puis il tira. Rater. La balle m’érafla seulement la joue. j’sentais bien le sang couler le long de mon bras. Mais mes poings se serrent davantage jusqu’à ce que la jointure en devienne blanche. Lorsque je fut à quelques mettre de lui il commença à se mettre à courir. Mais peine perdu. Un bon me suffit amplement pour arriver à sa hauteur et commencer à l’assener de coups. Vivre dans la rue a peut être ses désavantages, mais en terme de baston j’étais le meilleur. J’savais exactement ou appuyer pour que ça fasse mal. Et il avait beau me supplier de toute son âme, rien n’aurait pu empêcher mes poings de cogner. Parce que plus il avait mal, plus ça me ramenait vers la réalité des choses. Gen allait mourir. Ou était déjà morte. Et ça, c’était la pire souffrance qui puisse exister. L’homme paraissait à demi mort. Assez dans les vapes, mais encore éveillé. J’ai chopé le couteau qui trainait sur un cadavre et j’ai commencé à le planté au niveau de ses poumons. Là, j’ai entreprit de lui ouvrir sa chair de haut en bas. Ulrick m’agrippa néanmoins le bras, me suppliant d’arrêter. Je ne pu m’empêcher de sourire. La situation était tellement cocasse.
« Quand ta planté ta lame dans la gamine et quand elle ta supplié, elle aussi, d’arrêter tu lui répondu quoi ? »
J’le voyais dans ses yeux qu’il avait peur. Qu’il savait que je ne ferai pas machine arrière. Que ça en était fini de lui. Alors il a pas cherché plus loin. Et il a sourit à son tour.
« Je lui ai craché à la gueule et je lui ai dit qu’elle pouvait aller se faire voir »
Instinctivement je lui ai débité les mêmes paroles et j’ai enlevé un à un ses organes. Comme il l’avait fait pour la gamine. Contrairement à elle, il n’avait pas eu assez de cran pour rester en vie jusqu’à la fin. Une fois fini, j’suis bien resté un moment, assis à côté de lui, le corps recouvert de sang à 80% jusqu’à ce que j’ai le culot de me rendre prêt de Gen.
M’agenouillant à ses côté, je mis instinctivement sa tête sur mes genoux. Je sentais encore son pouls battre. Difficilement. Elle était tellement froide.
« M’abandonne pas Gen. J’ai besoin de toi. »
Je caressais son visage du bout des doigts. Fallait pas qu’elle me lâche. Je devenais quoi moi sinon ? J’mettais même pas aperçu que les larmes montaient. Elles n’eurent cependant pas le temps de se montrer. Un groupe d’intervenant de la MI6 débarquèrent. Ma vision se brouilla et je perdis complètement le fil de ce qui se passait. J’sais juste qu’ils ont lutté pour m’arracher le corps inerte de Gen.
« Mec lâche là, on s’occupe d’elle maintenant. Les secours sont là »
Au final j’allais pas devenir sa bouée, elle était déjà la mienne. J’sentis alors mon corps s’affaisser. Puis ce fut le noir complet...
 

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