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Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden]

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A beautiful life
MessageSujet: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Dim 23 Fév - 16:44



Rien ne sert de noyer son chagrin dans l’alcool.
Parce que lui aussi il sait nager.
Encore une nuit où je ne cessais de me retourner dans tous les sens, dans l’espoir que tu viennes me consoler, ma tendre Aislynn. Mais je sais, tout au fond de moi, que tu ne viendras pas. Mon coeur a cessé de battre le jour où tu es partie, dans un autre monde, loin de mes bras. Pourtant, je ne pourrai jamais m’arrêter de regarder derrière moi, à la recherche de ton doux visage souriant, les cheveux en bataille. Tu me manques. Chaque jour que Dieu fait, tu me manques jusqu’au plus profond de mes tripes. Ca fait un mal de chien, si tu savais. Pourtant, voilà déjà sept longues années que tu n’es plus parmi nous. Et je vois en Fiona, notre adorable petite fille, des traits qui te ressemblent tant. Elle a le même sourire. C’est difficile à vivre, par moment, qu’elle paraisse tant être toi enfant. Pourtant, cela me réconforte car je sais qu’elle sera l’une des plus belles petites filles au monde. Ton absence lui fait parfois défaut. J’essaie d’être là pour elle, au maximum. Heureusement que sa tante, ma soeur, s’occupe de nous.

Parfois, je me sens dépassé par les événements. Comme ce soir. Je suis seul, pour une fois. Prudence a emmené Fiona chez elle. Elles se font souvent des soirées entre filles, toutes les deux. Cela les rapproche et j’en suis très heureux. Mais cette solitude me ronge d’avantage au fil des minutes. Je replonge alors dans les souvenirs de mon enfance. Tu sais, ceux qui réveillent tant de souffrance en moi que j’en agonise, seul devant ma télévision, le regard dans le vide. Je revois cet homme, cet être immonde, me frapper avec toute la violence dont il était capable. Je visualise alors ma pauvre mère, couverte de bleus, étalée sur le sol froid de notre cabanon. J’ai réussi à protéger Prudence de tout ceci, lui masquant mes propres blessures. Néanmoins, elle a été autant traumatisée que moi par la vie. J’étais un de ses enfants condamnés à n’être que des bons à rien, des loques humaines. Et à ton décès, je n’y suis pas passé loin. La drogue et l’alcool furent mes refuges, au grand désespoir de ma soeur qui me hurlait dessus, me rappelant que j’avais une fille à élever et un avenir – bien que sans toi à mes côtés – devant moi. Ca a été dur, mais je m’en suis sorti.

C’est trop pénible pour moi de rester seul, ce soir. Il faut que je sorte, que je me souvienne des choses bien que j’ai faites. Alors, arborant une heure tardive – 23 heure – je me décide à enfiler une veste et sortir. Il est tard, je sais, mais j’ai besoin de comprendre que je suis un homme bon, par moment. Que je ne suis pas voué à sombrer dans ma triste folie. Je me dirige machinalement dans la voiture et je conduis, à la recherche du lieu qui m’apportera une once de douceur dans ce monde où tout est si sombre depuis trop longtemps pour moi. Et puis, je le trouve, sur le côté : le Lyst Dark. C’est un vieux pub très typique à l’Irlande que j’aime beaucoup. Cet emménagement, cette immersion dans un autre pays, m’a fait le plus grand bien. Cela m’a permis de revoir ma vie, de changer d’air. Bref, de me poser. C’est donc sourire aux lèvres, un peu honteux toutefois, que je pénètre en son antre. J’hume l’odeur de l’alcool et de la bonne humeur. Autrefois, la première aurait pris le dessus sur tout le reste. Désormais, je préférais prêcher la boisson non-alcoolisée, la seule que je m’autorisais. Déroger à la règle ne m’était pas permis. Je ne me le pardonnerais pas. Et mes proches non plus.

Je m’assis alors au bar, sans prêter attention à mon entourage. « Un pepsi. » Demandai-je alors au serveur, toujours absent de la réalité. La foule ne me gêne pas, toutefois je n’observe guère. Mais très vite, je remarque que mon compagnon de côté n’est autre que Haden. Un homme par moment étrange qui, dans une soirée de détresse, m’a confié son mal être depuis la disparition de son meilleur ami et collègue, un dénommé Jaden, qui était le fiancé de sa soeur. Depuis, il noyait son chagrin dans les verres en teneur très forte. Je lui posai alors ma main sur l’épaule, un sourire espiègle sur le visage. Je n’aimais pas afficher ma tristesse ni me dévoiler. Il ne savait guère de choses sur moi, si ce n’est que j’élevais seul ma fille. Je ne lui en avais pas vraiment dit d’avantage. Il paraissait, par moment, troublé de ma présence. « Hey, Haden. Ca va... ? » La question, je la posais sans grande conviction mais plus pas inquiétude. Je me demandais combien de verres il avait ingurgités pour effacer la douleur qu’il ressentait. Je ne le blâmais pas : je le comprenais. J’avais été alcoolique, moi aussi.

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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Mer 26 Fév - 16:16






" Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard "

"La douleur, vous devez arriver à la surmonter, espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui l’a causée se referme. Il n’y a pas de solution, pas de remède miracle, vous devez respirer à fond, et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître. Et ne vous lâche pas. La douleur, vous devez juste continuer à vous battre, parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus.."






Le plus dur ce n’est pas forcément d’être fort, ni d’être présent mentalement, ni même d’être celui que les gens apprécie. Non le plus dur dans tout ça, c’est de résister, d’apprendre à exister d’une manière différente. Les gens n’ayant pas connu la douleur de perdre un ami, un frère, ou un être proche ne seront sans doute jamais ce que tout ça signifie. Toujours est-il qui faire face, c’est une étape des plus difficiles que l’homme puisse rencontrer dans sa misérable vie. Oh bien souvent on lit des tas de conneries là dessus comme par exemple les cinq étapes par lesquels on n’est obligé de passé lors d’un deuil si l’on ne veut pas paraître hors de la société. J’entend par là : le déni, la colère, les négociations, la dépression puis l’acceptation. Haden lui n’a jamais pu dépasser cette seconde étape : être en colère contre cette chienne de vie. Et si son coeur bat toujours aujourd’hui, c’est très certainement grâce à cette putain de haine qui le maintient encore en vie. Elle et la boisson... Ce poison qui le ronge bientôt depuis plus d’un an. Petit à petit prenant possession de lui au point qu’il n’arrive même plus à contrôler ses pulsions d’alcoolique.

D’ailleurs ce soir il avait décidé de fuir à nouveau. Il y a quelques jours il avait malencontreusement dévoiler à sa soeur ses plus noirs secrets. Elle ne l’avait pas forcément bien prit, peut être même ne l’acceptait-elle pas. Faut dire aussi pourquoi avait-il choisi d’en parler à Devon plutôt que quelqu’un d’autre ? Il savait sa soeur forte, foutu d’un sale caractère, pourtant au fond elle restait quelqu’un de fragile et qui tôt ou tard en souffrirait tout autant que lui, si ce n’est plus.
Oh il aurait pu lui promettre d’arrêter. De stopper cette addiction foireuse. Mais Haden savait parfaitement que cela n’aurait été que du vent. Alors comme un parfait idiot il retournait sur les lieux. Seul et totalement perdu. Le Lyst Dark. Ce nom le fit sourire. Le pub était plutôt bondé, mais l’ambiance y était des plus reposante. Et puis il ne risquait pas de tomber sur Liam, Adriel ou Genesis, ses cousins. Surtout cette dernière, Blondie, qui à coup sur le ramènerait chez elle en lui gueulant dessus comme un pauvre chien qui aurait commit la plus belle des conneries. Quoi que c’était peut être le cas...

La soirée commençait comme chaque fois... Quelques verres pour débuter. Lentement d’abord. Puis plus le temps passait et plus les verres s’enchainaient rapidement. La note serait à nouveau salée il faut croire. Les yeux dans le vague, les membres de plus en plus endoloris, Haden commençait à ressentir les bien faits de l’alcool. D’abord l’engourdissement, puis l’oublie et enfin l’apaisement. Peu de gens comprenaient ce jeu stupide auquel il ne cessait de jouer. Pourtant s’ils savaient combien cela faisait du bien de ne plus ressentir tout cette peine, tout cette douleur, cette culpabilité qu’il ressentait à chaque seconde. Après tout c’est lui qui aurait du y passer, pas Jaden. « Hey, Haden. Ca va... ? » Fronçant les sourcils, Haden reconnu de loin l’intonation de cette voix. Se retournant vivement, il remarqua qu’il n’avait même pas sentit la main de Declan se poser sur son épaule.

« Declan. Comme tu peux le voir... »

A ces mots il leva son verre vers le nouvel arrivant puis l’amena à sa bouche avant de déglutir le liquide à grande gorgée et de reposer le verre vide sur le comptoir. Sa vision trouble ne l’aidait guerre, mais Haden pu remarquer que le jeune homme avait le sourire. C’est dingue ça, il ne connaissait rien de ce type, alors que lui si. Et le plus drôle c’était qu’ordinaire,  Haden n’était pas du genre à se dévoiler, non il préférait de loin garder ses secrets. Pourtant, une fois en face de Declan il lui avait pour ainsi dire tout dévoilé sur la mort de Jaden. Pourquoi ? S’il le savait lui même... Peut être qu’après tout ce garçon lui rappelait son ami défunt. Ou bien avait-il tout simplement besoin de se raccrocher à cette idée pour essayer de se sentir mieux...

« Alors qu’est ce qui t’amène ici ? »

D’un lever de doigt, il recommanda une tournée sans faire attention aux yeux éberlués du barman qui ne cessait d’amasser les verres vides depuis bientôt deux heures.  



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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Jeu 27 Fév - 15:00



Rien ne sert de noyer son chagrin dans l’alcool.
Parce que lui aussi il sait nager.
Jamais je n’aurais cru qu’un jour un homme se confiera à moi, sans besogne. J’étais assis au bar, l’autre jour, et il était là. Haden Slyfiter. Au départ, je me suis approché, curieux de connaître les démons qui le rongeaient de l’intérieur. Parce qu’il y en avait certainement, à la manière dont il s’enfilait les liquides fort en teneur. Il les avalait comme de l’eau. J’avais été comme ça, Aislynn. Je m’en souviens très bien. Je suis sûre que de là où tu me regardes, tu as dû te sentir blessée par ma façon d’agir. J’en suis désolé, si tu savais. Et Haden, au final, il me ressemble. Il a perdu quelqu’un, lui aussi. Mais on ne peut pas vous blâmer pour nos comportements irrespectueux. C’est de notre faute. Nous sommes les seuls coupables de tout ce mal que nous nous faisons. Moi j’ai décroché de l’alcool tandis que lui est en plein dedans. Toutefois, le plus étrange, c’est que je ne me sens pas mieux que lui. Parce que ça fait sept ans et je n’ai toujours pas réussi à décrocher de nos souvenirs communs. Je ne suis pas doué pour effectuer mon deuil. Et lui non plus. Je le regardai alors, persuadé qu’il n’allait pas bien. Du tout. Cela se confirma. « Declan. Comme tu peux le voir... » Il me montra son verre, qu’il avalai d’une traite sous mon regard. Je n’approuvais pas. Cependant, cela ne me fit pas perdre le moins du monde mon sourire. J’avais appris à m’en servir comme d’une arme pour vaincre le mal qui me rongeait. Je m’installai alors avec mon Pepsi entre les doigts. « Alors qu’est ce qui t’amène ici ? » Il leva le doigt pour commander une fois encore une autre tournée. Le barman sembla déconcerté et me regarda, avant de soupirer et de lui servir un autre verre. Il n’approuvait pas et moi non plus. Mais je ne savais que lui dire. Je regardai alors ce pauvre Haden, en buvant un verre de liquide gazeux et sans alcool. « J’étais à la recherche d’une âme en peine à consoler. Mais je crois que je l’ai trouvée... » Je lui souris alors toujours, comme d’habitude. Je ne voulais pas changer ma manière d’agir.

Je regardai alors autours de nous. Les gens riaient, se moquaient de qui nous étions ou si nous allions bien. Personne ne paraissait se soucier du pauvre Haden qui se lamentait sur son sort en noyant son chagrin dans l’alcool. Ce spectacle me désola et m’attrista. Mais que pouvais-je y changer ? Pas grand chose. Je finis par le regarder, une fois encore. Je sondais ses yeux. Je voulais savoir ce qu’il ressentait. Et j’y vis une tristesse si grande que je pourrais me noyer dans son regard. « Tu veux en parler ? » Lui demandai-je, en me retournant sur ma chaise. Je bus alors une gorgée encore une fois. J’étais sobre et parfois heureux. Cependant, j’avais des hallucinations par moment, puisque j’avais l’impression que tu étais là, Aislynn. Et quand je regardais mieux, je voyais uniquement une femme blonde qui te ressemblait à peine. Comme quoi, j’espérais toujours que tu me reviennes. Pourtant, je t’avais mise en terre il y a sept ans, en Nouvelle-Zélande. C’était comme mon vieux. J’avais l’impression de le revoir, ceinture à la main, à m’attendre dans un coin de l’établissement. Mais il était en prison. Personne ne connaissait mes secrets, si ce n’est ma soeur. Et moi, cependant, je connaissais ceux de nombreuses personnes. Comme Haden ou Maëlys.

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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Lun 24 Mar - 17:52






" Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard "

"La douleur, vous devez arriver à la surmonter, espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui l’a causée se referme. Il n’y a pas de solution, pas de remède miracle, vous devez respirer à fond, et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître. Et ne vous lâche pas. La douleur, vous devez juste continuer à vous battre, parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus.."






Pour ainsi dire Haden n’avait pas vraiment l’habitude de se confier. Disons qu’il préférait aider les autres avant de s’aider lui même. Ca avait toujours été comme ça, petit déjà, il préférait se consacrer à sa famille plutôt qu’à son avenir. Alors pourquoi face à un homme comme Declan, dont il ne connaissait rien, il avait décidé de tout balancer ? Peut être parce qu’au fond les psy ont raisons, et la vérité c’est que c’est plus simple de se confier à des inconnus plutôt qu’à des personnes qui vous sont chères. Parce qu’alors leurs regards ne sera pas forcément le mêmes et d’une manière ou d’une autre, ils vous blesseront forcément moins.
 
La preuve en était d’elle même, lorsqu’il y a quelques jours il avait décidé de tout raconter à Devon. Le regard qu’elle lui avait alors lancé en disait assez long sur son état d’esprit. Haden avait cruellement descendu dans son estime. Bien entendu il ne pouvait le lui reprocher... Mais désormais il devrait vivre avec, et ça croyez le ou non c’était bien plus compliqué que d’arrêter la saloperie qu’il s’enfilait chaque jour. Mais pas avec Declan. Lui avait accepté. A contre coeur ou non, il l’avait écouté et l’avait laissé boire. Et ça, ça valait bien tous les trésors du monde. « J’étais à la recherche d’une âme en peine à consoler. Mais je crois que je l’ai trouvée... » Bizarrement il lui sourit. Pouvait-on dire d’Haden qu’il était une âme en peine ? Certainement. Mais n’était ce pas vrai que chaque homme garde au plus profond de lui ses blessures ? Declan conservait bien mieux que quiconque ses secrets, mais Haden en mettrait sa main à couper qu’à l’intérieur de lui il criait du plus profond de son être. Y’avait qu’à voir ses réactions. Peu de personne se laisserait aller à aider une autre, si ce n’était pour cacher une blessure encore plus grave.
 
« Tu sais, un jour où l’autre faudra t’occuper de toi hein. »
 
Il n’avait même pas daigné le regarder en face. Non parce que cela aurait valu de même pour lui. Et la vérité était encore trop garce pour le moment. Un jour Haden y arriverait, à reprendre sa vie d’avant, mais pour l’instant il s’en sentait tout bonnement incapable. Puis ce fut le silence, Haden n’avait alors d’autre choix que de plonger ses yeux rougis par l’alcool dans ceux de Declan. Et cela lui valut un maigre esquissement des lèvres. Le jeune homme décida alors de briser ce silence lourd. « Tu veux en parler ? ». Haden leva lentement les épaules.
 
« Et toi ? »
 
Parler, il l’avait suffisamment fait et cela n’avait pas vraiment changé grand chose aux faits, qui eux étaient bien présents et qui un jour où l’autre lui seraient forcément fatal. Il le savait, Declan également mais que pouvait-il y faire ? D’un mouvement confiant, Haden vint à se lever de sa chaise pour se retourner face à la foule, tout en donnant deux ou trois tapes amicales sur l’épaule de Declan.
 
« Elle est partie c’est ça ? »
 
A qui faisait-il allusion ? Peu importe. Toujours est-il que le malheur de Declan ne pouvait être du qu’à une femme. Ou bien un homme. Enfin l’un ou l’autre lui avait brisé le coeur et l’homme qu’il fut autrefois. Parce qu’il avait beau l’air de prendre sur lui, il n’était hélas que le fantôme de sa propre âme. 


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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Mer 9 Avr - 8:37



Rien ne sert de noyer son chagrin dans l’alcool.
Parce que lui aussi il sait nager.
Aislynn. Tu me manques. Parfois, je me demande comment je fais pour rester debout, sans toi à mes côtés, tandis que mes yeux croisent ceux de Fiona, notre fille adorée. Je l’aime, tu sais. Mais sans toi, je me sens vide. Je suis malheureux comme un chien depuis tellement longtemps maintenant que j’en ai oublié le véritable bonheur. Bien sûr, je souris à la vie. J’espère qu’elle me le rendra. Si je prends bien soin de faire semblant, cela me semblera peut-être naturel. Cela viendra par la force des choses. Non, tu ne crois pas ? Je sais que tu désapprouves. Tu aimerais peut-être que je refasse ma vie avec une autre. Mais je n’en suis pas capable, Aislynn. Je ne cesse de t’apercevoir dans les lieux où je vais. J’ai l’impression de ressentir ta présences, encore et encore, et de pouvoir humer ton parfum de vanille dans mes draps. Que de belles illusions, j’en suis conscient. Mais cela me donne la folle idée que tu n’es pas partie rejoindre les Anges. Je suis incapable de t’oublier et de passer à autre chose. Il le faudrait, ne serait-ce que pour notre fille et mon équilibre personnel. Hélas, le temps ne paraît pas atténuer les douleurs les plus profondes.

Je souris alors à Haden, lui expliquant la raison de ma venue. C’était faux, évidemment. Je n’étais pas là pour consoler les âmes en peine. Je recherchais, sans nul doute, à me distraire suffisamment pour ne plus penser à Aislynn. Chaque fois que je fermais les yeux, je la voyais. J’avais cette sensation qu’elle me touchait l’épaule ou me souriait tendrement. Mais lorsque je me retournais, je n’apercevais que le vide laissé par son absence. Alors, ma gorge se nouait et je reprenais le cours de la réalité. C’était affreux ; Cela me faisait horriblement mal. Au point parfois d’en gerber ou de n’être qu’une loque sans âme ni sentiment. « Tu sais, un jour où l’autre faudra t’occuper de toi hein. » Je pris une gorgée de ma boisson minérale. Il n’avait peut-être pas tort. Avant de m’occuper des autres, je ferais mieux de ne pas me mêler de leur vie. Après tout, Haden ne me devait rien. Cependant, je voulais être là au cas où il en aurait besoin. Je lui souris, alors, en lui demandant s’il désirait en parler. Mais je n’eusse que son silence désapprobateur en guise de réponse dans l’immédiat et il haussa les épaules. Finalement, il me retourna la chose. « Et toi ? » Je fus surpris. Suffisamment pour baisser mon regard dans mon verre bientôt vide. Avais-je envie d’en discuter avec lui ? Je ne crois pas. Je n’en parlais jamais, même à ma propre soeur. Et j’évitais de ranimer la souffrance auprès de Fiona. Ou peut-être, égoïstement, je me préservais de mon propre chagrin.

Haden se retourna et fit face à la foule présente dans le bar. Il me tapota l’épaule amicalement, avant de lâcher une question qu’il se posait. « Elle est partie c’est ça ? » Mon coeur tambourina dans ma poitrine. Lentement, je déglutis. La peine se faisait ressentir. Comme lui, je me retournai sur ma chaise et j’admirai l’assistance. Au loin, une jeune femme ressemblait étrangement à Aislynn. Je la contemplai, quelques secondes. « Pas tout à fait. » Répondis-je évasivement, les yeux alors perdus dans le vague. Je pris une légère inspiration et je terminai d’une traite la boisson non-alcoolisée, avant de reposer le verre vidé sur le bar, calmement. Sans affronter le regard de mon camarade de bar, je décidai de lui déceler une partie de la vérité sur moi-même. Une souffrance qu’il devait connaître, lui aussi, et qui expliquait pourquoi je le comprenais si bien. « J’ai été marié... Elle est morte. »

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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Jeu 15 Mai - 11:23






" Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard "

"La douleur, vous devez arriver à la surmonter, espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui l’a causée se referme. Il n’y a pas de solution, pas de remède miracle, vous devez respirer à fond, et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître. Et ne vous lâche pas. La douleur, vous devez juste continuer à vous battre, parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus.."






Si Haden avait du mal à parler de la mort de Jayden, en compagnie de Declan c’était différent. Il ne savait pas exactement ce qui le reliait tant à lui. Ni même pourquoi il restait là, à boire en sa compagnie, plutôt que seul chez lui. Toujours est-il que voir quelqu’un qui ne le jugeait pas spécialement lui faisait le plus grand bien. Après tout il ne pouvait pas en dire autant de sa famille. Rien que pour Devon, il savait qu’en lui révélant sa faiblesse, elle en ferait une affaire personnelle. Et pour cause c’est ce qui s’était exactement passé... Rien que ça, ça le mettait hors de lui. Mais pouvait-il en vouloir aux proches qui ne voulaient que son bien ? Pas vraiment. Mais ce n’était pas non plus une raison suffisante pour tout arrêter. Il en avait besoin de cette chose. Surtout à certain moment de la journée et notamment lorsqu’il se retrouvait seul, sans aucune activité. Le manque arrivait alors sans prévenir et Haden savait qu’il allait devoir sortir à nouveau un verre et tremper ses lèvres dans le breuvage pour calmer cette culpabilité qui le rongeait de l’intérieur.
 
La voix de Declan le fit sortir de sa torpeur : « Pas tout à fait. ». Qu’entendait-il exactement par, pas tout à fait ? Il ne lui fallut guerre longtemps avant d’avoir une réponse. « J’ai été marié... Elle est morte. » Et alors Haden se sentit con. Vraiment con. Un coup d’oeil à son verre, et il reposa ce dernier sur le comptoir se promettant que de la soirée il n’y toucherait plus. Il était entré dans l’intimité de Declan sans réellement lui demander l’autorisation. Il lui avait parler de Jayden sans aucune retenue. Declan l’avait écouté, réconforté en quelque sorte. Et lui tout ce qu’il avait trouvé de mieux à  faire, s’était de se plaindre alors que l’homme assis à ses côtés devait subir pire souffrances.
« Désolé. »
Ca avait été son seul mot. Il ne savait quoi dire de plus exactement. Ni même s’il en avait envie. Toujours est-il qu’il compatissait. Qu’il savait ce qu’il devait ressentir. Ce n’était jamais facile de perdre quelqu’un, alors quand il s’agissait de l’être aimé...  Haden ne voulait pas y pensé davantage. Et à ce moment là, il aurait tellement voulu l’aider. Savoir quoi faire pour apaiser sa souffrance, ainsi que la sienne. Mais il savait cela impossible.
« Je suppose que tu as trouvé le moyen de calmer la douleur ? »
Pourquoi Haden lui posait-il cette question ? Tout simplement parce qu’il espérait qu’il ait la réponse... Que Declan possède ce fameux remède. Bien qu’il savait cela impossible. Bizarrement le bruit qui l’entourait commençait à raisonner dans ses oreilles. Assourdissant, il sentait également ses muscles endoloris. Sans doute l’effet de l’alcool qui commençait à se faire ressentir. Il en avait marre de cette situation, marre de n’être qu’une marionnette sans aucune volonté. Il voulait avancer, se sortir de là. Mais il savait qu’il n’y arriverait pas seul... Alors il posa son regard sur celui de Declan, cherchant dans les profondeurs de ses iris ne serait ce qu’une once de sentiment que ce dernier pourrait ressentir en ce moment même, sans évidemment rien y déceler.
« Comment tu fais ? Je veux dire, pour faire face à tout ça ? Comment t’arrives chaque matin à te lever, te regarder dans le miroir, et te dire que finalement rien n’est de ta faute ? Qu’il faut continuer à avancer, même si chaque pas que tu fais te fait horriblement mal ? »

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MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Mer 28 Mai - 11:51



Rien ne sert de noyer son chagrin dans l’alcool.
Parce que lui aussi il sait nager.
La vie était faite de moments heureux et de moments douloureux. Je ne pouvais pas nier qu’elle n’avait pas été des plus tendres avec moi. J’étais né dans un univers malsain. J’avais dû grandir sans parent, au final, avec une petite soeur à ma charge. Du moins affectivement parlant. Et puis il y avait eu la guerre, la mort, les camarades blessés, puis Aislynn. Je ne parvenais pas à cesser de penser à son visage. Je ressentais toujours son sourire qui illuminait ma vie. Elle était là, tout près de moi, à chaque instant. Je voulais d’elle pour toujours. Hélas, il ne restait que son fantôme. Une illusion désespérée d’une vie que nous ne pourrions construire tous les deux. Des cendres. Voilà ce qu’il restait de notre amour. Ca et Fiona. « Désolé. » Je le regardai de coin, avant de faire signe au barman pour qu’il me remette une boisson non-alcoolisée. J’aimais bien le goût du thé, même si ce n’était pas aussi enivrant que le whisky, évidemment. D’un autre côté, c’était mieux ainsi. Cependant, je ne pouvais pas être moralisateur envers Haden. Il souffrait comme cela avait été le cas pour moi autrefois – même si ça demeurait encore présent. « Je suppose que tu as trouvé le moyen de calmer la douleur ? » Je lui souris, amusé, le regard dans le vide en repensant à elle. Il n’y avait aucun remède. Rien n’effacerait jamais la perte d’un être tant aimé. Avais-je le droit de le lui avouer ? Certainement pas. Ce qui pouvait le ramener, c’était un brin d’espoir. Un tout petit rien. Et peut-être reprendrait-il goût à la vie. « Si on veut. » Me contentai-je de répondre. Mon moteur, c’était ma fille. Mon univers. Sans elle, je crois que je ne serais plus de ce monde. Et puis, il y avait ma soeur aussi. Elle fut mon Ange gardien à son tour, alors que c’était mon rôle de la protéger depuis notre enfance. « Comment tu fais ? Je veux dire, pour faire face à tout ça ? Comment t’arrives chaque matin à te lever, te regarder dans le miroir, et te dire que finalement rien n’est de ta faute ? Qu’il faut continuer à avancer, même si chaque pas que tu fais te fait horriblement mal ? » Je me retournai pour lui faire face. La situation était presque sordide. Comment j’avais fait ? Pas mieux que lui. Allais-je vraiment mieux ? Pas tellement. A moins qu’apercevoir sa défunte épouse à chaque coin de rue soit totalement normal, ce dont je doutait profondément. Je lui tapotai l’épaule, avec un léger rictus au coin des lèvres, avant de prendre mon verre de thé à la pêche et d’en boire une gorgée. « Ca m’a pris du temps. Beaucoup de temps. » Trop de temps, en vérité. Parce que j’avais failli tout perdre dans cette histoire. Je m’étais détruit, égoïstement. Je ne voulais pas que cela lui arrive. Alors je me décidai à lui ouvrir une partie de ma misérable vie. Une partie qui ressemblait à la sienne en terme de souffrance. « Elle est morte en mettant au monde notre fille. A ce moment-là, mon monde s’est écroulé. Quand tu aimes quelqu’un à ce point et qu’on te l’arrache comme ça, tu n’as qu’une envie : échanger ta place avec la sienne. Quitte à crever à petit feu. » Au fond, c’est ce que j’avais fait. J’avais eu envie de mourir car son absence était insupportable. Marquant une pause, je repris mon récit. Il avait le droit de savoir. « Alors... J’ai fait comme toi. Je me suis détruit. Au départ ça a été l’alcool. Puis j’ai plongé dans la drogue. Un véritable Enfer a commencé pour moi, mais aussi pour mes proches. » Admis-je difficilement, en baissant le regard sur le sol. Il n’était pas facile d’avouer ses faiblesses. Encore moins quand on fait du mal à ceux qu’on aime ; même si on s’en fout un peu sur le coup. « Mais je m’en suis sorti. Pas pour moi. Pour ma fille et ma soeur. J’ai décidé de reprendre une nouvelle vie, un nouveau départ. On a déménagé pour atterrir ici. J’ai changé de job. Avant, j’étais militaire. Puis flic. Maintenant, je suis infirmier. Comme elle l’était de son vivant. » Dis-je comme si c’était presque amusant, laissant un sourire transparaître. Oui, j’essayais d’honorer sa mémoire. Je voulais qu’elle vive à travers moi, qu’elle continue de sauver des vies à travers mes doigts. On s’était rencontré durant la guerre. Ma vie était un Enfer et elle avait rejoint le Paradis. En attendant, je devais le mériter. Je devais avancer. Parce que notre fille grandissait et qu’elle serait une bonne personne, comme sa mère. Je devais me battre pour ce rêve-là. Je regardai Haden alors, laissant mes yeux le parcourir lentement. Je ne le jugeais pas. Comment le pourrais-je ? Moi qui avais été si minable. Bien plus que lui. « Tu sais... Ca va faire sept ans qu’elle est partie. Je ne l’ai jamais oubliée. Jamais. Et je me dis que si elle m’a vu lorsque j’étais dans mes états pitoyables, complètement ivre dans un bar, à maudire la vie... elle n’a pas dû être très fière de moi. Surtout parce qu’à des moments, j’ai dû ressembler à... un homme que je hais. » Je faisais référence à mon paternel. A une enfance difficile, entachée par la souffrance et la haine. Mais ça, c’était une autre histoire. Une partie de moi qui faisait de moi un homme ni bon ni mauvais. Juste un homme. J’avais terminé mon récit. Je pris une gorgée de ma boisson et je fixai quelques secondes Haden ; Allait-il réagir ? Je ne le savais pas. Je n’étais pas un Saint. Je ne prétendais pas pouvoir changer un homme. Surtout pas un homme qui avait mal et que je ne pouvais guérir.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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A beautiful life
MessageSujet: Re: Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden] Jeu 5 Juin - 12:41






" Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard "

"La douleur, vous devez arriver à la surmonter, espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui l’a causée se referme. Il n’y a pas de solution, pas de remède miracle, vous devez respirer à fond, et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître. Et ne vous lâche pas. La douleur, vous devez juste continuer à vous battre, parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus.."






Sa présence rassurante l’aidait à aller mieux. C’était peut être pas grand chose, ni même extraordinaire, mais pour Haden ça suffisait. Ca suffisait à arrêter cette envie de plonger ses lèvres dans l’alcool, ça suffisait à oublier Jayden quelque temps. Finalement ce n’était peut être que ça la solution... Vaincre cette solitude angoissante. Passer outre cette foutu barrière de culpabilité. Dans le fond il en a toujours été plus ou moins conscient, mais la franchir était des plus difficiles. Réaliser que les choses auxquels il tenait se sont pour toujours enfoncées dans les abîmes... C’était ça le plus dur à admettre. « Si on veut. » Haden l’examina un instant. Il avait l’air encore perdu mais pas totalement malheureux. Sans doute disait-il vrai. Peut être qu’il existe un infime espoir de s’en sortir. Et peut être que le temps était seul la réponse au problème... Seulement à force de donnée du temps au temps, la saloperie qu’ Haden s’ingurgitait à tout bout de champs était complètement en train de le rendre accro... Declan lui fila alors une accolade qui se voulut amicale.  « Ca m’a pris du temps. Beaucoup de temps. ». Haden n’en doutait pas. Perdre un ami était déjà des plus durs, alors perdre la seule âme pour qui l’on tient encore debout dans ce monde lui était totalement impensable. Ce qu’il allait lui avouer par la suite l’était encore plus. « Elle est morte en mettant au monde notre fille. A ce moment-là, mon monde s’est écroulé. Quand tu aimes quelqu’un à ce point et qu’on te l’arrache comme ça, tu n’as qu’une envie : échanger ta place avec la sienne. Quitte à crever à petit feu. ». Pour peu il en savait quelque chose. Cette année entière, chaque jour qui passait, il se maudissait de n’y avoir été le premier. Passer devant Jayden, sauver cette femme et mourir en héros. Et non en traitre... Declan se révéla alors un peu plus. Chose qu’il n’avait sans doute pas l’habitude de faire. « Alors... J’ai fait comme toi. Je me suis détruit. Au départ ça a été l’alcool. Puis j’ai plongé dans la drogue. Un véritable Enfer a commencé pour moi, mais aussi pour mes proches. » Sur le coup Haden se sentit plus con que con. Comment pouvait-il se plaindre de cette manière, lorsque devant vous se tenait quelqu’un aillant plus souffert encore ? Mais il continua, sans omettre les choses.  « Mais je m’en suis sorti. Pas pour moi. Pour ma fille et ma soeur. J’ai décidé de reprendre une nouvelle vie, un nouveau départ. On a déménagé pour atterrir ici. J’ai changé de job. Avant, j’étais militaire. Puis flic. Maintenant, je suis infirmier. Comme elle l’était de son vivant. » Il s’aidait de son souvenir alors. Dans le fond c’était sans doute la meilleure chose à faire. Encore fallait-il avoir quelque chose à quoi se rattacher. Pour ce qui était de son ami défunt, mis à part sa soeur Amber, plus rien ne le liait vraiment à lui. Declan le fixa alors du regard. Comme pour l’accuser d’une réalité à laquelle lui même avait été confronté.  « Tu sais... Ca va faire sept ans qu’elle est partie. Je ne l’ai jamais oubliée. Jamais. Et je me dis que si elle m’a vu lorsque j’étais dans mes états pitoyables, complètement ivre dans un bar, à maudire la vie... elle n’a pas dû être très fière de moi. Surtout parce qu’à des moments, j’ai dû ressembler à... un homme que je hais. ». Sur le coup Haden déglutit avec peine. Au final cet homme, sortit de nul part, n’avait peut être pas tort. Et alors il se revit, aidant Nathen à passer outre son addiction pour la drogue, à être présent chaque jour pour lui et ce même dans les pires moments. Cette constatation ne fît que le rendre à l’évidence qu’il n’avait en vérité personne sur qui il pouvait s’appuyer à son tour. Depuis quelques mois il n’avait fait que se murer dans un silence des plus profonds, fuyant la vérité à qui voulait bien lui faire comprendre. Genesis et Liam acceptait la situation, Devon en faisait un cas personnel, Amber lui sourirait au nez. Mais personne n’avait réellement songé à son mal être qui régnait intérieurement. Sauf lui. Declan avait été le seul à surmonter ses craintes pour lui exposer son point de vue. Et ça avait été comme un choc.

« Merci... Declan »
C’était peut être peu, pas grand chose pour tout ce qu’il venait de lui dire. Mais ça valait bien plus que tout un discours. Se retournant une dernière fois vers l’homme qui tentait de l’aider, il lui adressa un faible sourire.
« Ta famille a beaucoup de chance de t’avoir. »
Il n’allait pas lui promettre qu’il tenterait d’arrêter, ni même qu’il allait faire des efforts. Cependant il pensait avoir trouvé la chose à laquelle se rattacher. D’une certaine manière elle le rattachait à Jayden. Ils avaient toujours aimé se surpasser. N’importe où et n’importe quand. Cette adrénaline qui vous pique le coeur chaque fois que vous vous retrouvez dans une situation des plus dangereuses. Ca allait être ça son espoir infime de s’en sortir. C’était toujours mieux que de crever comme un zombi la bouche grande ouverte. Dans un élan d’aspiration, il afficha son plus beau sourire et ses yeux se firent plus malicieux.
« Dis, t’aime la vitesse ? »
Si Declan lui répondait que non, Haden se promit tout de même d’essayer. Qui sait, ça pouvait bien marcher... 

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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Nos démons nous rattrapent toujours, tôt ou tard. [PV Haden]

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