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On peut parler? { with June

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A beautiful life
MessageSujet: On peut parler? { with June Lun 10 Fév - 15:38

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

Cette nuit a été courte, très courte et pour une fois, ce n'était nullement à cause d'une blonde quelconque. Non je pensais surtout à June! Cette fille avec qui j'avais couché une fois, une seule et unique fois! Rien n'aurait laissé présager que le pire allait arrivé. Le pire était ce petit bout qui, d'après la rumeur, grandissait dans son ventre. Qu'est-ce que j'allais faire? Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire quand j'arriverai enfin à la capter au détour d'un couloir? Franchement j'en sais rien! J'ai beau me retourner cette fameuse rencontre  dans ma tête, c'est toujours la même chose, je m'enfuis en prenant les jambes à mon cou. Non mais franchement, j'ai dis-huit ans, j'ai pas beaucoup de fric, je n'ai pas une vie stable et je ne suis pas du genre famille alors franchement, comment je pourrais aider une jeune fille à élever un gosse. Je ne sais pas ce que je dois espérer, si cette histoire est vraie, qu'elle avorte et que je m'en veuille à vie de lui avoir fait subir cela ou qu'elle le garde et que je sois prisonnier d'une erreur? Je ne sais pas! Une chose est sûre, je me dois d'être présent, d'être à ses côtés quoiqu'elle décide!

Je me réveille donc très très tôt, je me lève et après un passage éclair sous la douche, je pars pour l'école. J'essaie d'être là le plus tôt possible comme ça, elle ne peut pas m'éviter. Elle se doit de me répondre, de me parler et surtout de me dire la vérité sur cette histoire. Comment je sais que, si c'est vrai, ce serait mon enfant? Bah c'est simple, la petite June est très belle, très séduisante mais pas du style à se donner à n'importe qui. Alors bien sûr que je serais le père! Je suis devant le grillage d'entrée, je resserre mon manteau sur moi car le froid me glace le sang. Enfin est-ce seulement mon sang qui se glace à l'idée d'avoir foutu une jeune fille en cloque? Je crois que le froid est dans mon coeur autant que dans mon sang! Et là, je l'apperçois, je la vois arrivée, regardant ses pieds. Ok, il ne faut surtout pas qu'elle m'apperçoive sinon elle va encore une fois m'éviter et même risque de ne pas venir au lycée pour ne pas me parler. Je me fais donc tout petit. Pas facile quand une pimbèche vient me voir pour me faire les doux yeux. Elle se colle tellement à moi que lorsque June lève les yeux, c'est pour me voir enlacé à une petite brunette sans importance. Je pousse donc gentillement la jeune fille et cours après June. Hey June! Attends moi s'il-te-plait! Elle ne se retourne pas, et vu son allure qui augmente, je me doute qu'elle accélère le pas pour m'éviter. Je cours donc de plus belle et vint me poser devant elle. Posant mon regard dans le sien, je lui dis, souriant au possible, ce petit sourire coquin qui l'a faite craquer d'ailleurs Tu ne crois pas qu'on devrais parler tous les deux? Je sais, je m'y prend comme un manche, mais que voulez-vous quand il ne s'agit plus de drague, de séduction, de ce petit jeu amusant, je suis perdu. Surtout quand il s'agit grossesse, futur et obligation!

© Chieuze

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Lun 10 Fév - 16:13



Parler ? De quoi ?
Le lycée. Pour moi, cela ressemblait à une jungle où existaient des centaines de fauves qui me dévisageaient avec une envie pressante tandis que moi j’étais une belle biche bien grasse, dodue et bientôt empotée par un ventre trop rond pour me déplacer convenablement. En me toisant dans la glace, je ne remarquai pas encore que mon corps grossissait, mis à part ma poitrine peut-être. Je soupirai en voyant mon reflet dans la glace, tandis que mes sous-vêtements témoignaient de ma sorte de l’enfance ; Ils étaient dignes d’une adolescente et non pas d’une femme. Comment allais-je, à seulement seize ans, avoir un bébé ? Et mes rêves alors, devrais-je tous les abandonner ? J’entendis alors les pas de mon frère dans sa chambre. Je hâtai alors de m’habiller et d’aller me préparer, histoire de l’éviter très tôt le matin. En descendant, mon père était là et nous proposait un petit déjeuner. Je sentis alors une nausée parvenir et me retourner l’estomac, tant et si bien que je prétendis avoir des livres à ramener à la bibliothèque, histoire d’aller plus tôt au lycée. Et puis cela me permettrait aussi d’éviter la foule se retournant sur moi dès le matin. Mon père protesta mais je ne lui laissai guère le temps avant de prendre mon sac à dos et de filer aussi sec, le laissant derrière moi de manière perplexe.

Je marchai alors rapidement jusqu’à arriver devant les grilles du lycée. Il faisait froid, dehors, et je portais un pull ample avec un gros manteau par-dessus. Cela permettrait de cacher des formes que je ne voyais même pas encore. Je préférais de loin éviter qu’on le remarque avant moi. Parce que pour le moment, je voulais éviter les problèmes et les questions. La psychologue de l’établissement avait déjà tenté une approche, bien évidemment. Mais je lui avais presque claqué la porte au nez en étant désinvolte et en campant sur mes positions. Cependant, question de ne pas être confrontée aux soucis les plus importants de ma vie, j’allais être servie. En regardant mes pieds, je ne m’aperçus de rien. Toutefois, dès qu’ils furent redressés, je remarquai alors Duncan avec une brunette du lycée qui se collait à lui. Aussitôt, je roulai les yeux et j’accélérai le pas afin de ne pas passer trop près et d’espérer qu’il me laisse tranquille.

« Hey June! Attends moi s'il-te-plait! » Raté ! Super. Sans plus tarder, je me mis limite à courir pour ne pas avoir à fournir des explications. Sauf que, malgré moi, il me rattrapa et se planta entre moi et la porte d’entrée du lycée. Je grimaçai en baissant la tête, puis je la redressai et j’enfonçai mon regard insolent dans le sien, comme pour le défier d’oser me parler. Il me répondit par un soupire séducteur et attirant, ce qui avait le don de m’agacer. Je lui en voulais, après tout. « Tu ne crois pas qu'on devrais parler tous les deux? » Je fronçai les sourcils et je croisai les bras, visiblement mécontente. Qu’est-ce qu’il me voulait ? Il avait entendu des rumeurs et il les prenait pour réalité ? Bon en l’occurrence c’était le cas. Néanmoins je préférais occulter le problème et j’espérais que ma grossesse s’en irait d’elle-même. Butée la fille ? Pas qu’un tout petit peu. « Parler de quoi, Duncan ? » Je fis mine de ne pas comprendre, de ne pas voir où il voulait en venir. Après tout, ainsi, je gagnais en crédibilité auprès de tous. Si je maintenais que je n’étais pas enceinte, les lycéens finiraient par raconter un autre ragot. Sauf que j’oubliais constamment qu’entre les nausées et le poids que j’allais prendre, cela se saurait inévitablement. Pour autant que je garde l’enfant. Cela réglerait bien des problèmes.

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Lun 10 Fév - 19:17

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

Lorsque je la vis arriver, je compris bien vite que j'allais devoir ramer pour avoir une réponse à ma question. Pourtant la question est simple: es-tu enceinte? Je sais que je ne suis pas le petit ami exemplaire, d'ailleurs je n'ai pas du tout le titre de petit ami, pour personne. Mais je n'ai jamais laissé tomber qui que ce soit, surtout après avoir fait une telle erreur. Ce que je veux dire c'est que si elle a besoin d'aide, si elle a besoin de quoique ce soit, je serai là. Et puis, si jamais elle décide de le garder, je veux être présent, je dois être présent. Je pose alors mon regard dans le sien et lui demande si on peut parler. Mais sur ce, elle me répond très sèchement, de manière à tout éviter. June, ce petit bout de femme, se contente de me demander de quoi je veux parler. Je soupire alors puis passe une main dans mes cheveux! Je vais pas lui balancer ça de but en blanc, en plein milieu de l'entrée alors qu'il y a des dizaines d'étudiants qui entrent et sortent. Je lui montre la porte d'entrée du doigt et je lui demande On a encore du temps avant le début des cours, je te paie un café? Bah oui, pas besoin de répondre à sa question, elle sait très bien de quoi je veux lui parler. Elle est quand même bien loin d'être idiote et moi, je suis pas le meilleur pour cacher mon stress. Là, pour la peine, je suis aussi transparent qu'un verre. Mes mains passent souvent dans mes cheveux, je me mordille la lèvre inférieure assez souvent, quasiment à chaque fois que je dois dire quelque chose, manière pour moi de réfléchir et de ne pas dire de connerie.

C'est à ce moment là qu'un gars de ma classe nous passe à côté en faisant une petite réflexion pas très sympathique pour June. Il me dit à l'oreille "Attention, elle cherche un père pour son enfant"! Bah oui, la veille c'est lui qui m'a annoncé la rumeur sur la jeune femme. Il me parlait en rigolant d'une petite idiote qui se serait fait mettre en cloque par le premier venu. Il parlait d'elle dans des termes pas très glorieux et avant de savoir le nom de la jeune femme, je rigolais bien moi aussi. Jamais je n'aurais pu croire que cela m'arriverait à moi, putain j'ai joué au con. Alors quand il m'a dit son nom, j'ai du changer de tête, j'ai du devenir totalement blême. D'ailleurs, je crois que je deviens tout aussi blanc maintenant. Bah oui, là, si elle avait des doutes sur la discussion, elle ne l'aura plus longtemps. Je me contente de lui dire C'est un con, ce type, l'écoute pas! Bon on va le boire ce café? J'essayais de passer au dessus de son regard meurtrier mais aussi de sa manière de me toiser. Alors qu'elle ne m'avait pas encore répondu, un réflexe me prit, je remis une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Puis je mis mes mains dans mes poches de jeans tellement le froid me tiraillait.

J'aimerais tellement que cette histoire ne soit qu'une rumeur non fondée mais en même temps, vu la réaction de la jeune femme, je crois que tout est vrai. Bah oui, vous croyez franchement que si c'était faux, elle me jetterait comme ça? Enfin bref, tout me tourne en tête, mon cœur a du mal à battre de manière régulière, j'ai l'impression à chaque fois qu'elle me parle qu'il s'emballe. Et d'un coup alors que mon regard s'abaisse, je l'arrête sur son ventre. Porte-t-elle mon enfant? Vais-je devoir oublier tous mes rêves? J'ai peur, j'espère vraiment qu'elle va accepter mon café, je n'ai pas envie de passer des heures à la supplier pour savoir la vérité. D'ailleurs il faut bien qu'elle se dise que je vais pas la lâcher, je veux savoir!

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Lun 10 Fév - 20:04



Parler ? De quoi ?
J’étais considérée comme une fille fragile, douce et innocente. Dans un sens, c’était le cas. Mais cette grossesse me transformait en une véritable pile électrique qui ne supportait pas la moindre contrariété. Un peu comme si j’étais victime de mes règles en permanence et de façon beaucoup plus intense ; Car la douleur n’était pas physique, elle était psychologique. Et j’entendais tout le monde s’en mêler d’une manière ou d’une autre. On me regardait soit l’air compatissant, curieux ou dégoûté. Il fallait admettre que je ne supportais pas d’être le centre d’attention, en dehors des moments où je jouais d’un instrument de musique. Bien que, une fois encore, si je n’avais pas été stupidement à ce camp, rien de tout cela ne se serait produit. Bref, ce n’était pas le meilleur moment de penser à ça ; J’avais un autre problème à régler, et de taille qui plus est. Il s’agissait de Duncan, le père de mon bébé. Non, du fœtus dans mon ventre, pour l’instant. Et je n’étais pas vraiment disposée à l’entendre ou lui expliquer quoique ce soit pour l’instant. « On a encore du temps avant le début des cours, je te paie un café? » Je me détendis un peu. Peut-être que, finalement, il n’était pas doté de mauvaises intentions ? Devais-je enfin prononcer tout haut ce que je n’avais encore avoué à personne, si ce n’est ma meilleure amie ? Je ne savais pas trop.

Pendant que je réfléchissais un peu trop à la question, je vis un garçon plus âgé arriver à la hauteur de Duncan et lui murmurer alors quelques paroles que, malgré moi, je finis par comprendre et entendre. Cela me fit l’effet d’un poignard en plein coeur. Les personnes de mon âge étaient vraiment tous stupides. Méchants et stupides. Je baissai les yeux quelques secondes, puis je les redressai lorsque Dunan me parla. « C'est un con, ce type, l'écoute pas! Bon on va le boire ce café? » Alors que j’allais rétorquer, il se permit de remettre une mèche de cheveu derrière mon oreille. Je reculai alors vivement, entre l’embarras et la colère. Je le fusillai du regard, une fois de plus, les bras toujours croisés. Ainsi exposée devant tous les élèves, ce n’était pas le moment de faire une scène ni de parler de ce qu’il voulait. Alors j’hochai la tête, bien que j’étais toujours contrariée. « Ok. Mais je prendrai un verre de sirop à la place. J’aime pas le café. » Je poussai un léger soupire et je décidai alors de le suivre jusqu’au café, en face de l’école. C’était un petit bistrot tout simple où quelques étudiants passaient leur temps à étudier ou discuter. Par chance, d’aussi bonne heure, il n’y avait guère du monde. L’odeur des croissants tièdes me mit la nausée, mais je tentai de faire avec et de paraître détendue, ce que je n’étais absolument pas. Je pris l’initiative de m’asseoir à une table éloignée du centre, dans un coin, et de m’y asseoir. J’attendis que Duncan fasse de même et, alors qu’il se plaça en face de moi, je fis mine de rien – une fois encore. « Alors, de quoi tu voulais me parler, Duncan ? Des rumeurs que tu as entendues, je suppose ? » Venons en au fait, ce serait plus simple. Et je me disais que de parler de rumeur lui ferait penser que je n’étais pas enceinte et le ferait partir. Illusoire, mais bon. C’était comme ça, j’étais têtue jusqu’au bout. Et pas prête, surtout, à affronter la réalité qui nous attendrait.

Comment allais-je faire face à tout cela ?

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Lun 10 Fév - 21:08

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

Entre ma manière maladroite de lui parler, de me comporter et ce petit con qui vient me lâcher une saloperie à l'oreille, je la vois se démonter totalement. J'aimerais lui dire directement que je suis là aussi, que je vais l'aider et la soutenir mais elle se recule d'un geste brusque. Ok, je ne peux même plus avoir un geste amical avec elle. Ça promet pour la suite de la conversation. Merde quoi, elle savait comment j'étais, tout le monde le sait! Enfin, je ne vais pas me démonter pour si peu, j'ai déjà galérer pour l'avoir dans mes bras, je ne vais pas lâcher pour une chose aussi grave qu'une grossesse hein. Mais voilà qu'alors que j'allais lui reposer la question, elle accepte mon invitation. C'est déjà une bonne chose. D'ailleurs allons jusqu'au café en face du lycée avant qu'elle ne change d'avis. Elle me fait tout de même la remarque qu'elle boira du sirop, n'aimant pas le café. Je lui sourie amicalement et je lui répond, commençant à nous diriger vers l'autre côté de la rue Tu prends ce que tu veux!

Une fois sur place, June décida d'une petite table dans un coin. Ok, c'est mieux pour discuter, c'est mieux pour avoir une vraie discussion même d'ailleurs. Car j'avoue que même si la réponse me fait peur, si j'angoisse à mort, je dois savoir! Je m'assois en face d'elle et voilà qu'elle commence, elle y va droit au but. Je reste quelques secondes à la regarder dans les yeux, cherchant une émotion, cherchant à savoir ce qu'elle ressentait mais j'avais l'impression de ne lire que de la colère. Alors que j'étais prêt à lui parler, à lui poser réellement la question, puisqu'elle voulait en arriver là directement mais le serveur arriva pour prendre notre commande. Je demandais alors Un café noir! Puis j'attendis la réponse de June avant que celui-ci ne quitte notre table pour préparer notre commande. Là, je plongeais mon regard dans le sien. Il est temps, je peux plus reculer, la vérité va tomber! Je prend alors une grande respiration puis je lui dis Bien sur que c'est de ça que je veux parler. Donc c'est vrai!?! J'avais envie de lui prendre la main pour lui montrer que j'étais toujours là malgré la nouvelle, mais... Mais si je le fais, je vais encore me faire envoyer sur les roses alors je n'en fais rien. Je remets juste d'une main mes cheveux en place. Puis j'enlève mon manteau, merde, il fait chaud d'un coup! Mes doigts commencent à battre le rythme sur la table, c'est signe que je panique là totalement. Je vais être père, je vais être père. Je m'en doutais mais tant que je n'ai pas lu la réponse dans son regard, je n'en étais pas sûr. Et oui, pas besoin d'avoir la réponse à ma question, son regard en a dit déjà bien trop long.

Je repris mes esprits et je finis par lui demander, toujours mon doigt claquant contre la table Tu es sûre? Enfin je veux dire tu as fait le test? Et non, je serais incapable de lui dire tout de suite ce que je comptais lui dire en vérité. Merde alors, avouez que ça fout les jetons une histoire pareille. J'ai à peine 18 ans, elle en a 16, et on va avoir un enfant. Oui, j'ai bien dit ON, il est hors de question qu'elle me laisse en dehors de cette histoire! Je veux être là du début à la fin quoiqu'elle prenne comme décision. Je trouve cela normal non? Moi qui ne voulait aucunes attaches, qui préférait ne jamais avoir personne à aimer, à protéger ni quoique ce soit d'autre, et bien, j'ai foiré sur toute la ligne là!

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Mar 11 Fév - 16:17



Parler ? De quoi ?
Cette situation me dépassait complètement. Totalement, même. Parce qu’il fallait l’admettre, cela n’avait rien de banal. J’étais effrayée. Pas comme la première fois qu’on met la tête sous l’eau étant enfant ou que l’on se retrouve en face de nos cauchemars. Non, c’était pire. Le genre de peur qui vous prend les tripes et vous remue l’estomac, sans cesse. Chaque seconde de chaque minute de chaque heure de chaque jour, je me sentais incertaine de ma destinée. Si je gardais cet enfant, ce petit bout qui grandissait en moi, cela n’aurait pas simplement d’impacte que sur ma vie. Cela en aurait sur tous ceux qui m’entouraient. Je bouleverserai des autres destins que le mien. Est-ce que ça en valait la peine ? Je ne le savais pas. C’est le coeur battant que je fis mine de rien devant Duncan. Mais je tremblais de tout mon être, de toute mon âme. Je vis alors le serveur arriver près de notre table pour passer commande. Cela me coupa quelque peu, mais surtout cela empêcha à Duncan de parler. « Un café noir ! » Je posai alors mes yeux sur le jeune homme, blême et éloignée de la réalité. « Et moi, un sirop pêche, s’il vous plaît. »

Il repartit, comme une ombre lointaine. Il disparut derrière son bar, mine de rien. Autours de nous, c’était presque désertique. Toutefois, une jeune femme, plus âgée, était assise en face de lui et lui octroyait de beaux sourires. Ils devaient se connaître. Être amis, même. En ce moment précis, je pensai aux miens. J’avais besoin d’eux. Pourtant, ils n’étaient pas là. J’étais seule face à mes choix. Avec Duncan. « Bien sur que c'est de ça que je veux parler. Donc c'est vrai!?! » Il n’en fallut pas plus pour faire en sorte que mes yeux se baissent sur la table. Le serveur revint et posa nos boissons sur la table, mais je me contentai de fixer un horizon incertain, envahie par un tas d’émotions aussi brutales que légères. Je remontai alors mon regard et je l’enfonçai tristement dans celui de Duncan. Il avait compris, rien qu’à voir à sa tête. Je n’avais pas besoin de parole. Il savait.

« Tu es sûre? Enfin je veux dire tu as fait le test? » Un sourire narquois s’empara de mes lèvres. Bien sûr, j’aurais pu être acerbe, limite violente, avec lui. Après tout, est-ce que j’étais le genre de fille peu sérieuse à laisser une telle rumeur se propager sans la démentir en cas de mensonges ? Hélas, ce n’était là que la plus pure des vérités. Et j’étais bien trop fatiguée pour rétorquer quoique ce soit de cassant à Duncan. Je n’en avais plus la force. Je n’avais plus envie de me battre. J’hochai alors doucement la tête, pour lui assurer un petit oui. Oui j’en étais sûre. « Quatre fois. » Admis-je, honteuse. Quand Meedlyn m’avait annoncé le résultat du premier test, je lui avais dit qu’il devait y avoir une erreur. Puis deux, trois et ensuite quatre fois la même chose ; Aucun doute, donc. J’étais bien enceinte. Et de Duncan, qui plus est. « J’ai pris rendez-vous à la clinique. Demain. » Dis-je d’une voix calme et lointaine. Là-bas, on m’expliquerait mes choix : avortement, adoption ou garder le bébé. Avec tout ce que ça implique. Mais je n’en avais parlé à personne, pas même à mon père ou mon frère. Meedlyn l’ignorait aussi, autant déboussolée que moi pour me prodiguer ce genre de conseils pour l’instant. Je pris alors fébrilement mon verre entre mes doigts et j’en bus une gorgée. La saveur me fit du bien ; c’était frais et plat. Je ne supportais déjà plus les odeurs et le goût de certains aliments. Ca promettait ! En même temps, il ne me restait guère de temps pour prendre une décision qui changerait à jamais ma vie, quoique je décide.

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Mar 11 Fév - 19:33

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

Tout tournait dans ma tête, comment j'avais pu être assez con que pour mettre cette fille enceinte. Attendez, je suis pas con, je sais que je ne me suis pas protéger. Mais ce que je veux dire c'est que la seule fois où je ne me protège pas, bah paf, c'est la descente aux enfers. Maintenant, je dois assumer, quoiqu'elle décide! Je dois avoir l'air aussi perdu qu'elle, dans mes gestes et dans mes paroles. Au point de lui demander si elle est sûre! Si elle a fait le test. Bah oui qu'elle a fait le test, bah bien sûr qu'elle a fait le test. Elle est loin d'être débile tout de même! Moi, par contre, c'est une autre histoire! Je regarde alors ma tasse de café, je me laisse emporter par la fumée qui en sort. Je me perd dans ce long filet de fumée. Mes pensées s'embrouillent! Si elle le garde, je vais faire comment? Non mais franchement, vous me voyez, moi, père? Non, je serai un père désastreux et pourtant, je ne suis pas comme tous ces connards de première, je ne compte pas la laisser tomber, je ne compte pas l'oublier et passer à autre chose. C'est une chose impensable pour moi! Même si cette grossesse n'est pas voulue, je serai là. Si maintenant elle décide le faire partir, je crois que je me demanderai toute ma vie ce que j'aurais pu donner comme père. Car je compte bien ne plus jamais retenté cette expérience stressante. Je serais pas capable de m'occuper d'un gosse, je crois, de lui donner tout ce dont il a besoin. Comment faire les choses bien quand on a jamais eu de modèle?

Je reste silencieux un bon moment, je ne sais pas quoi dire. Mais elle finit par me dire qu'elle a prit rendez-vous chez le médecin. Je respire profondément pour reprendre mes esprits, pour éviter de me barre en courant comme tous les lâches. Mais je reste là, je tente une approche, amicale, je vous l'assure! Je pose ma main sur la sienne qui vient de se poser sur la table et je lui dis Tu veux que je t'accompagnes? J'ai envie de l'accompagner, j'ai envie moi aussi de savoir quelles sont toutes les options, comment ça pourrait se passer, etc mais je ne veux pas la forcer non plus. Je veux qu'elle puisse prendre toutes les décisions de son propre chef, sauf si elle me demande mon avis bien sûr. Et si elle décide de le garder, là, je voudrai être présent!

Je bois une gorgée de mon café noir, amer puis je pose mon regard dans le sien pour lui dire Tu en as déjà parlé à quelqu'un, je veux dire à part moi? Je ne suis pas très fortiche pour dire ce que je pense, ni pour remonter le moral de qui que ce soit soit alors je me racle la gorge avant de lui dire comme ça, de but en blanc Tu n'es pas toute seule hein! Je serai là quoique tu décides! Et oui, il fallait bien que je lui annonce; C'est bien la première fois que je m'ouvre autant. Vous trouvez que ce n'est pas beaucoup? Que je pourrais faire plus c'est ça? Bah déjà je trouve que j'ai fait énormément. Généralement, je ne dis rien, la personne en face de moi n'a qu'à me comprendre un point c'est tout. Mais là, perdue comme elle est, et par ma faute, je me suis dis qu'une petite phrase ainsi était la moindre des choses non? Par contre, désolé, je serais incapable d'en dire plus, incapable d'en faire plus là maintenant. Je me sens mal, j'ai vraiment déconné. Mais le pire dans cette histoire, c'est que je ne serai pas le seul à le payer à vie. Car même si elle avorte ou qu'elle le fait adopter, j'avoue qu'elle sera marquée à vie. Elle sera meurtrie et blessée à tout jamais!

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Mer 12 Fév - 10:13



Parler ? De quoi ?
J’étais si perdue, si vulnérable, en ce moment précis, devant mon sirop à la pêche. Il faut admettre que je n’avais jamais pensé un seul instant dans ma vie à me retrouver dans une telle situation. Je n’avais jamais bu une goutte d’alcool ; Je ne possédais pas le permis de voiture ni l’âge légal de me rendre en boîte de nuit. J’étais une petite fille sage, bien élevée, qui réussissait tout ce qu’elle entreprenait. Je faisais partie des élèves modèles et polis. Alors, une grossesse à seize ans, c’était pénible. Je me demandais même si j’aurai le courage de garder l’enfant et si, dans ce cas, je pouvais affronter le regard haineux ou moqueur des autres élèves du lycée. Parce que ma grossesse allait être une nouvelle qui durerait des mois sans jamais que personne ne se lasse de me critiquer. Ca faisait mal déjà maintenant, qu’est-ce que ça allait être quand tout le monde s’apercevrait que c’était la plus pure des vérités ? A cette pensée, je poussai un léger soupire et je passai ma main dans mes cheveux. Je sentis alors celle de Duncan se poser sur la mienne, celle qui était sur la table où nous étions tous les deux. Je redressai mes yeux dans les siens, perturbée par ce contact. « Tu veux que je t'accompagnes? » Je fus surprise de son offre. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi prévenant avec moi. Néanmoins, c’était une épreuve que je devais accomplir seule. Parce que je ne voulais pas être influencée par qui que ce soit à mes côtés. « Non je... Non c’est gentil. Mais... » Je me mordis la lèvre inférieure, nerveusement, tandis que ma main entremêla ses doigts avec les siens, sans que je ne m’en rende compte. C’était comme si j’avais besoin de son soutien, sans vouloir me l’avouer. « Mais si tu veux, tu pourrais m’attendre dehors. On pourra discuter... »

Indéniablement, je ne pouvais pas l’écarter de ma décision ni des choix qui s’offraient à moi. A nous. Parce que si j’allais être mère, il risquait lui-aussi d’être parent. Père, d’ailleurs. Bordel, on était si jeune, si immature ! Comment j’allais gérer ça ? Emotionnellement, j’étais brisée. Juste brisée. « Tu en as déjà parlé à quelqu'un, je veux dire à part moi? » Je pris une gorgée de sirop, tandis que l’autre restait toujours en contact avec la sienne. C’était étrange comme moment. Duncan, le dragueur instable du lycée, et moi, petite deuxième année intelligente et sage, allions être parents. Je le regardai alors dans les yeux, puis je poussai un léger soupire à nouveau. « Juste à ma meilleure amie, Meedlyn. » Je n’avais pas eu la force d’en parler à quelqu’un d’autre. Surtout pas à mon père. Il allait être si déçu... et mon frère également ! Tout ceci était d’un ridicule... Pourtant, je me sentais encore bien loin de ce qui allait m’attendre. Cette petite chose grandissait en moi, de jours en jours.

Je l’entendis se racler la gorge et me balancer une phrase, comme ça. « Tu n'es pas toute seule hein! Je serai là quoique tu décides! » Je relevai les sourcils, surpris. On aurait dit qu’il voulait vraiment s’impliquer. « Quoique je décide ? » Je tremblais sous la pression. Les idées se bousculaient dans ma tête. Lui, vouloir être présent quoique je décide ? Non, impossible. J’avais dû mal comprendre. Nous ne pourrions jamais être un couple, n’est-ce pas ? On ne s’aimait pas, naturellement. J’avais cru que je serais une exception, le soir où je lui avais offert ma virginité. Je n’y connaissais rien au sexe, moi. Je ne savais pas que je ne serais qu’une conquête parmi les autres. Je m’en étais rendue compte après, une fois que nous étions rentrés du camp de musique. Il m’avait ignorée comme une pauvre chaussette usagée. « Tu en penses quoi, toi ? Je veux dire... Je sais que c’est soudain tout ça. Alors si tu ne veux pas avoir de responsabilité ou si tu préfères même que je ne le garde pas, j’aimerais que tu le dises. Qu’on soit clair, tous les deux. » Bien sûr, la décision finale m’appartiendrait. Parce que c’était moi qui portait un enfant et qui aurait droit aux remarques acerbes et mesquines des autres adolescents ; Lui il serait juste une pièce du puzzle dans ce noir tableau. Cela se passait toujours comme ça, après tout.

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Mer 12 Fév - 16:26

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

Même si je suis mort de trouille, je me permets de lui proposer de l'accompagner, de poser ma main sur la sienne pour la réconforter un peu! Enfin du mieux que je pouvais. Mais vous savez ce qui me fait le plus peur, c'est qu'elle croie que je voudrais me remettre avec elle, que j'aimerais quoique ce soit de sérieux. Je veux dire, lorsqu'elle entremêle nos doigts, je ne bouge pas, je la laisse faire, mais c'est beaucoup trop pour moi. Je ne veux pas lui faire croire n'importe quoi. L'amener ici, la réconforter, lui dire que je serais là, ce n'était nullement pour cette raison. Ma main ne bougeait pas mais se crispait. Généralement, cela ne me gênait guère. Il faut dire qu'à l'habitude quand je sors avec une fille ou que je l'invite à boire un verre c'est pour en arriver au lit. J'aime ces jeux de séductions, j'aime quand c'est difficile, que la fille ne s'offre pas facilement mais après, tout me parait fade et emmerdant. Et puis, je ne veux pas d'une petite amie, je ne veux pas me sentir étouffé ou obligé d'expliquer mon passé, non, je préfère fuir. Mais là son geste me crispe, me prouve qu'elle attend beaucoup trop de moi. Elle n'accepte pas que je l'accompagne chez le médecin mais me demande tout de même de l'attendre à l'extérieur pour qu'on en parle après. J'accepte d'un signe de tête et finis par lui dire Ok, je peux venir te chercher, t'y amener et te raccompagner juste après, on aura le temps de discuter dans la voiture ou devant un verre! Ou plutôt, elle aurait le temps de me dire ce qu'elle comptait faire. Putain, je serais pas capable d'être un bon père! Je ne serai jamais capable de donner ce que je n'ai jamais reçu . Je crois que pour la première fois en trois ans, mon psy me servira à quelque chose. Cette tronche de cake pourrait me servir d'éponge à émotions. Au moins pour cette histoire, le reste, je ne peux pas en parler, je n'y arrive pas!

Je sentais à chaque parole qu'elle prononçait mon coeur battre de plus en plus fort, je le sentais cogner contre ma cage thoracique, j'avais même l'impression de l'entendre au fin fond de mon être. Il n'avait jamais frappé aussi fort! Alors quand elle m'avoua que personne ne le savait sauf la petite Meedlyn, je pris encore plus peur. Si la rumeur avait déjà pris une telle emprise sur les mauvaises langues du lycée, si cela se transmet déjà aussi vite alors qu'elle n'en a parlé à quasiment personne. Qu'est-ce que ce sera lorsque tout le monde sera au courant? Je ne me sens pas capable de répondre à vingt milles questions, je ne me sens pas capable d'être la cible de tout l'attention autre que pour mes frasques avec les filles. Mais bon, je me calme encore une fois, ou plutôt, je tente de me calmer vu que ce n'est pas moi qui va en subir le plus, c'est June. Alors je reporte toute mon attention sur elle.

Mais elle semblait vraiment au bord de la dépression, surtout lorsque je lui fis comprendre que c'était elle qui devait prendre la décision de tout. Bah oui, je peux lui dire ce que j'en pense, je peux la soutenir, mais jamais je ne pourrai prendre la décision pour elle. Je ne peux pas la supplier ou l'obliger d'avorter pour que j'oublie ce terrible cauchemar. Non, je peux pas! Pourtant cela simplifierait ma vie. Mais où en serait-elle, elle?  Je ne peux pas jouer à l'égoïste face à une telle situation. J'enlève ma main de la sienne, délicatement, pour pouvoir boire mon café après avoir enlevé la cuillère qui y trônait. Déjà pourquoi y avoir mis une cuillère si je n'y met ni sucre ni lait. Enfin bon, ce n'est pas l'histoire! Mais voilà que le moment tant redouté pour moi arrive, elle me demande mon avis. J'avoue que l'on ne m'a jamais demandé ce que j'en pensais, j'ai toujours eu l'habitude de suivre ou de faire ce que je voulais sans devoir en rendre de compte à qui que ce soit. Je passe nerveusement une main sur ma nuque, je baisse les yeux vers ce café qui va bientôt devenir froid si je ne le bois pas plus vite puis, je lui dis, pas sûr de moi pour un sous Écoute, j'en sais rien! Tu y as déjà pensé toi? Une chose est sûre, si tu le gardes, j'assumerai! Je sais que ce n'est surement pas ce qu'elle voulait entendre de ma part, mais j'arriverais pas à lui dire quoique ce soit d'autre. Non mais je suis aussi perdu qu'elle. Bon ok, un peu moins vu que ce n'est pas mon corps qui va changer, se modifier, etc. Je vis alors cinq élèves de notre classe entrer dans le café et bien sûr en me voyant, ils vinrent me saluer, tout étonné que ce soit June qui était à mes côtés. Non, je n'étais pas du genre à me vanter de mes conquêtes, je ne parle pas des jeunes filles avec qui je passe une nuit, je ne ferais jamais ça! Mais justement, ils se demandent ce que fait la jeune fille la plus prude, la plus sage à mes côtés. Y en a juste un qui me lance en regard du style " pas mal ". Je soupire alors et je leur lance Vous connaissez déjà June? Il la saluèrent tous puis partirent pour une autre table! A peine, ils sont partis, comprenant vu mon regard qu'ils devaient nous foutre la paix, je finis par demander à June Si tu ne l'as dit qu'à ta meilleure amie, comment ça se fait que la rumeur est déjà en train de courir dans le bahut? Bah oui, elle devait avoir totale confiance pour en parler à l'autre jeune femme mais cela ne semblait pas être une bonne idée!

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Lun 17 Fév - 8:21



Parler ? De quoi ?
Je regardai mon verre, essayant de ressasser mes souvenirs d’avant. J’avais été stupide de croire que tout serait différent par la suite, que je pouvais occulter les problèmes que je rencontrais afin qu’ils disparaissent aussi vite qu’ils étaient venus. Petit à petit, en discutant avec Duncan, je réalisais la gravité de ma future décision et ce qu’elle pourrait impacter sur nos vies respectives. Je ne savais pas vraiment comment faire pour le moment ; J’avais peur. J’étais terrorisée. Plus les jours avançaient et plus je savais que l’échéance se rapprocherait quant à une décision définitive. Je me mordis la lèvre inférieure lorsque je parlai de la clinique où j’avais pris rendez-vous. Je lui ai alors demandé s’il voulait bien m’accompagner, ne serait-ce qu’à la sortie. Toutefois, cela m’effrayait aussi qu’il s’implique d’une manière ou d’une autre dans ma vie et celle de ce petit être que je portais en moi. « Ok, je peux venir te chercher, t'y amener et te raccompagner juste après, on aura le temps de discuter dans la voiture ou devant un verre! » Je me contentai d’hocher la tête et de rester pensive, avant d’oser lui demander s’il assumerait en cas de grossesse et de la naissance du bébé. Il disait qu’il voulait être là quoique je décide, mais je n’en étais pas convaincue. « Écoute, j'en sais rien! Tu y as déjà pensé toi? Une chose est sûre, si tu le gardes, j'assumerai! » Je grimaçai, parce que dans le fond je n’étais pas persuadée qu’il aurait un grand rôle ni même que j’en ai envie, dans le fond. Parce que je lui en voulais terriblement de me mettre dans une telle situation ; Je pouvais avorter, faire adopter l’enfant ou l’élever. Néanmoins, peu importe ce que je choisirais cela changera ma vie sur le long terme. Ce sera de toutes façons douloureux. Et c’était de sa faute. Aussi de la mienne, bien sûr. Mais surtout lui parce qu’il savait ce qu’il faisait et moi pas vraiment.

Alors que je réfléchissais en prenant note de son ressenti – qui à mon avis changerait d’ici quelques mois si je gardais l’enfant – une partie des élèves de notre classe arriva à notre hauteur, dans le café. Ils étaient cinq et je les connaissais sans trop leur avoir parlé par le passé. Effectivement, j’étais plutôt studieuse et bonne élève, pas vraiment le genre à copiner avec tout le monde. Ils saluèrent Duncan. « Vous connaissez déjà June? » J’hochai doucement la tête et ils me saluèrent à mon tour avant de s’éclipser auprès d’une autre tablée. Je poussai un léger soupire tandis que l’un ou l’autre me regardaient de temps à autre comme si j’étais un animal de foire. Je terminai alors mon sirop et j’entendis Duncan me poser une question vraiment étrange, mais pas tant que ça dans le fond. « Si tu ne l'as dit qu'à ta meilleure amie, comment ça se fait que la rumeur est déjà en train de courir dans le bahut? » Je grimaçai, gênée, et je replaçai une mèche de cheveux derrière mes oreilles. Je savais que trop bien comment cette rumeur avait démarré. Et là, c’était entièrement de ma faute. Je décidai donc de tout lui avouer. « C’est quand j’ai fait mon troisième test de grossesse. J’étais tellement perturbée que je l’ai oublié dans les toilettes. Quand je suis sortie et que je m’en suis rendue compte, j’ai voulu y retourner. Mais Adriana était déjà dedans avec le test entre les mains. Elle m’a vue, donc elle en a déduit, à raison, que c’était le mien. » J’avais les yeux qui fixaient un point invisible, sur la table, tandis que je racontais ma petite histoire. Il faut admettre que je me sentais terriblement mal d’avoir été une tête en l’air. Toutefois, j’avais des circonstances atténuantes. C’est à ce moment précis que je sentis mon téléphone portable vibrer. Je le pris entre mes mains et je remarquai alors que ma meilleure amie, Meedlyn, me demandait où j’étais passée. Je soupirai en lui répondait que j’arrivais rapidement. Je redressai alors mon regard dans celui de Duncan et je me levai de tout mon long. « Je dois y aller. J’ai cours de maths et je ne veux pas arriver en retard. Merci pour le verre. » Admis-je en souriant, d’un air crispé, avant d’ajuster mon manteau et de me mettre à marcher en direction du lycée.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Mar 18 Fév - 17:34

June & Duncan

« La vie peut être une chienne quelque fois! »

June est de moins en moins bavarde. Je crois que je finis par parler pour deux. Bizarre car généralement mon flot de paroles est moindre. Je crois que c'est le stress et toutes ces questions qui me tournent dans la tête qui font que je n'arrête guère. Je me demande ce que nous allons faire si elle décide de garder ce gosse! On est bien trop jeunes pour être parents et moi, je ne me sens pas capable de donner à un enfant tout ce qu'il mérite. Je me sens vraiment mal, pour elle, pour moi, pour ce gosse qui n'a rien demandé. Et ma mère, je m'étais promis de toujours lui faire honneur et aujourd'hui, je met une gamine en cloque. Oui une gamine, parce que personnellement, je ne trouve pas qu'à 16 ans on devrait penser à cela. Et dire que si je m'étais protéger, nous n'en serions pas là. Elle aurait attendu quelques jours mon coup de téléphone puis elle aurait compris. Elle serait passé à autre chose et nous aurions tous les deux eu une vie magnifique ! Mais non, il a fallut que je joue au con. Bah malgré que je suis un petit con sans cervelles, je vais m'investir. Et je peux le dire, qu'elle le veuille ou non!

Au bout de quelques minutes de silence, elle finit par répondre à ma dernière question. Putain, quelle conne cette meuf. J'en reviens pas, on balance pas une chose pareille comme ça! On ferme sa grande bouche! Non mais franchement, j'en reviens pas qu'elle doive subir ça pour un oubli. Là, je sens mes mains se crisper, j'ai pas intérêt à rencontrer cette Adriana dans les couloirs parce qu'elle va vite voir ce que c'est d'avoir une rumeur sur le dos, je vais lui en faire une. Je vais pas la louper, quelque chose de bien croustillant et je crois que au moins, le temps que June réfléchisse, c'est, la si gentille, Adriana qui saura ce que c'est que d'être dévisagée où qu'elle passe. Je vais pas la louper, mais je reviens poser mon regard dans celui de la jeune femme en face de moi lorsqu'elle me dit qu'elle doit partir, je la rattrape avant qu'elle ne passe le pas de la porte et je lui file un morceau de papier avec mon numéro de téléphone et je rajoute vite fait pour la laisser y aller Comme ça tu m'appelles pour me dire l'heure pour le rendez-vous de demain! Ou pour toute autre chose, même si tu as besoin de parler! Je lui lâche alors la main et je vais m'assoir avec les autres à la table qu'ils avaient choisi. Je m'en tape un peu d'être en retard, la seule chose qui me tourne en tête, c'est June et sa grossesse. Je réfléchis à ce que je vais lâcher sur l'autre meuf pour bien lui faire comprendre son erreur!

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June Dim 23 Fév - 11:22

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MessageSujet: Re: On peut parler? { with June

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